A voir absolument dans les salles « La fille de Brest » qui relate le combat du docteur Irène Frachon

Créé par le 04 déc 2016 | Dans : Santé-social-logement

Irène Frachon est médecin pneumologue et lanceuse d’alerte. Elle a joué un rôle de lanceur d’alerte dans l’affaire Mediator en constatant dès 2007 des cas d’atteintes cardiaques chez les patients prenant ce produit, ce qui l’a conduite à lancer une étude épidémiologique sur les effets du Mediator. Audition avec le parti de gauche octobre 2016

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Irène Frachon : « Dans l’affaire du Mediator, les criminels ne sont toujours pas inquiétés »

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par Sophie Chapelle 1er décembre 2016

Propos recueillis par Sophie Chapelle, avec Simon Gouin

Photo : CC Utherian.

Suite au décès de certains de ses patients, victimes d’hypertensions artérielles, Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest, commence à mener une enquête médico-policière sur le Mediator dès 2007. Avec l’aide de collègues, elle parvient à prouver les effets toxiques de ce médicament et contraint le laboratoire Servier à le retirer de la vente en 2009. Sept ans plus tard, la bataille est loin d’être terminée : le procès pénal se fait toujours attendre, et les victimes peinent à se faire indemniser. A l’occasion de la sortie du film La fille de Brest (170 000 entrées en une semaine), qui raconte cette affaire, Basta ! s’est entretenu avec une lanceuse d’alerte déterminée, pour ses patients, à mener la bataille jusqu’au bout.

Basta ! : « Après la révélation du scandale, c’était bien pire que ce que j’avais imaginé », dites-vous. Jusqu’à aujourd’hui, combien de malades ont-ils été touchés par le Mediator ? Combien ont été indemnisés ?

Irène Frachon : Le Mediator était commercialisé depuis 1976, une grande partie des victimes sont donc disparues aujourd’hui. L’alerte a été donnée en 2009-2010 et les gens qui se manifestent aujourd’hui forment la pointe émergée de l’iceberg. Environ 2 800 patients ont à ce jour été reconnus officiellement comme victimes du Mediator, quelques centaines ont eu de lourdes opérations cardiaques à cœur ouvert et quelques dizaines en sont morts. Sachant que les morts qui sont reconnus aujourd’hui individuellement sont souvent décédés après 2009… Mais on estime que le Mediator a provoqué la mort de 2 000 patients. Ainsi que des dizaines de milliers de victimes de maladies cardiaques. C’est monstrueux.

Comment se fait-il qu’il n’y ait toujours pas eu de procès pénal contre le laboratoire Servier, qui produisait ce médicament ?

A voir absolument dans les salles Parce que les mécanismes de défense des criminels en col blanc sont à l’œuvre. Ces derniers, quand ils sont incriminés ou mis en examen, paient des cabinets d’avocats très prestigieux, des pénalistes-virtuoses. Ils dépensent sans compter pour que ces cabinets d’avocats fassent jouer de manière dévoyée tous les droits de la défense. Sur les aspects procéduraux, ce sont des contestations multiples, des demandes d’annulation et de contre-expertise, des contestations devant la chambre de l’instruction, puis devant la cour de cassation, et ainsi de suite. Ils essaient de mettre en route un cercle infernal de contestation qui empêche la justice d’avancer. Ils font feu de tout bois sur le plan procédural puisque sur le fond, ils sont à poil, et ils le savent.

Certains de vos confrères rechignent à délivrer aux victimes du Mediator des certificats de prescription de ce médicament, ou même à les recevoir ou effectuer des demandes d’indemnisation. Pourquoi ces attitudes ?

Les médecins sont obsédés par le risque judiciaire, par la responsabilité médico-légale. Au début de l’affaire du Mediator, la responsabilité des prescripteurs a été mise en cause. J’ai beaucoup combattu pour que ce ne soit pas le cas. Mais c’était un retour de bâton judiciaire pour ces médecins, qui l’ont très mal vécu. Ils ont d’abord eu un réflexe d’auto-défense. La première technique d’autodéfense est de ne pas reconnaître avoir prescrit le Mediator. Énormément de victimes se trouvent face à des médecins qui ont perdu les ordonnances, les dossiers, ou la mémoire. Pour les victimes, c’est absolument effrayant.

Cela révèle une attitude corporatiste primaire du corps médical, et c’est quand même très décevant. Il y a aussi eu un réflexe destiné à protéger certains de leurs avantages auprès des milieux industriels (voir par exemple notre enquête sur les études observationnelles). Tout cela n’est pas très en accord avec la vocation médicale, qui est de servir l’intérêt des patients avant tout. Il s’agit d’un énorme gâchis, car dans les faits Servier a également trompé les prescripteurs.

Le film La fille de Brest montre tout de même le soutien, pas seulement de votre famille, mais aussi de vos collègues médecins…

Oui, heureusement, il y a des collègues, notamment au CHU de Brest, qui se sont levés et qui m’ont rejoint au début de mon combat. Ils se sont mis au travail et sont devenus des experts de la question, se sont engagés à leurs risques et périls. Mais ce n’est pas la majorité et je trouve cela très dur à avaler. Beaucoup sont malheureusement restés du mauvais côté du manche.

 
C’est en ce sens que vous parlez de « trahison des élites médicales » ?

Oui, et je le maintiens. Les grandes sociétés savantes, l’académie de médecine, les grands responsables – notamment hospitalo-universitaires – de la santé publique en France, n’ont jamais pris les positions très fermes que j’attendais, vis à vis des laboratoires Servier mais aussi en faveur des victimes. Ils laissent les choses se dérouler, voire contribuent à les obscurcir. Il y a des manipulations, un peu de déni, voire du négationnisme. C’est parfaitement indigne.

Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. A l’été 2015, j’ai lancé sur internet le manifeste des 30.Grâce à cette action, j’’ai pu être rejointe par de très grands médecins qui ont appelé le corps médical à réagir, à couper les liens avec Servier. Mais, au final, l’initiative est quasiment resté lettre morte.

Comment expliquez-vous que les agences sanitaires ont, pour reprendre vos termes, laissé « le drame se produire, en connaissance de cause » ?

La corruption, l’influence. Dans cette affaire, on atteint quand même un sacré niveau de compromission ! C’est impressionnant. Certains experts de l’agence de sécurité du médicament sont mis en examen parce que d’une main, ils donnaient des avis sur les autorisations de mise sur le marché des produits, et de l’autre ils recevaient des honoraires de Servier en contrepartie de « conseils stratégiques ». On navigue en pleine collusion ! Mais tout est suspendu au procès. C’est infernal, on n’en sort pas. Jusqu’à présent, ils sont tous présumés innocents. Même Servier, qui peut continuer à vendre ses drogues, souvent suspectes. On marche sur la tête dans cette histoire, je suis effarée.

La loi Bertrand sur la « sécurité sanitaire du médicament » adoptée en 2011 a-t-elle permis de faire évoluer ces agences sanitaires ?

La loi Bertrand est importante : il y a beaucoup plus de transparence et d’exigences d’indépendance pour les experts. Ce qui n’est pas sans poser problème parce qu’il est très difficile de trouver des experts indépendants dans un monde qui est en réalité presque totalement lié à l’industrie pharmaceutique ! Nous sommes face à une sorte d’équation impossible à résoudre : la recherche d’experts indépendants dans un milieu qui ne l’est pas. Cela pose beaucoup de problèmes à ces agences, qui peinent à se reconstruire. Là encore, la mise en suspens du procès pénal est dramatique, car il y a une page à tourner après, du moins je l’espère, un jugement exemplaire. L’agence est toujours mise en examen, et la justice pénale ne se prononce pas : comment se refonder alors que ce crime n’est pas jugé, alors que les défaillances de l’agence ne sont pas reconnues par la justice ?  dans Santé-social-logement

Il s’agit selon vous de « mettre fin à une pharmaco-délinquance hors norme ». Quels changements d’envergure vous semblent nécessaires pour éviter, à l’avenir, d’autres scandales sanitaires comme celui du Mediator ?

Il faut que le monde médical remette chacun à sa place et soit moins poreux à l’influence des labos. A ce propos, il ne faut pas mettre dans le même panier les collaborations scientifiques, dans le cadre d’essais cliniques transparents, et les stratégies marketing qui se déversent sans contrôle et sans filtre sur le monde médical. Il y a quand même une sacrée distance entre ces deux postures là. Nous avons besoin de faire basculer la posture du monde médical vers plus d’étanchéité avec le monde de l’industrie, sans évidemment toucher à l’innovation thérapeutique, bien au contraire. Moins de gaspillage conduit à plus de recherche !

Ce problème de la perméabilité se pose dès la formation en médecine, où les étudiants sont, dites-vous, « biberonnés par l’industrie pharmaceutique ».

Oui, la formation en médecine est également à revoir. Il faudrait réglementer de manière extrêmement rigoureuse les liens entretenus par l’industrie avec les étudiants et les internes (lire notre article sur le sujet). Avec la sortie du film sur le Mediator, je suis contactée par énormément de facultés de médecine. Tours, Nice, Saint-Étienne, Marseille, Bordeaux, ou encore Strasbourg. Les étudiants en médecine sont très demandeurs de débats et très réceptifs. Ce n’est pas non plus des centaines d’étudiants qui déferlent. Mais il se passe quelque chose, un germe critique au sein de ces jeunes étudiants.

Dans l’affaire du Mediator, les visiteurs médicaux ont servi de courroie de transmission des laboratoires, afin de pousser les médecins à prescrire ce médicament en tant que coupe faim, alors que le Mediator est un anti-diabétique. Faut-il mieux encadrer cette profession, voire même la supprimer ?

La visite médicale, ce sont les représentants commerciaux des labos qui vont démarcher les médecins hospitaliers, libéraux, partout, avec de solides techniques de démarchage, très pugnaces. Il est très difficile de les arrêter parce qu’ils sont payés pour ça : ils ont même appris des stratégies de contournement face à l’hostilité croissante des médecins à les recevoir. Heureusement, les médecins ont identifié ces stratégies. Les labos mettent désormais tous leurs moyens, non plus sur la visite médicale, qui est en train de régresser, mais sur les leaders d’opinion, c’est-à-dire les grands professeurs hospitalo-universitaires qui deviennent de véritables représentants de commerce pour l’industrie pharmaceutique.

A ce sujet, j’attends beaucoup de la parution prochaine d’un décret qui va permettre de lever le voile sur le montant des conventions passées entre les industriels et ces médecins. Ce décret ne rendra pas ces liens illégaux, mais risque quand même de les rendre illégitimes en révélant un problème d’impartialité de ces médecins, ce qui n’est pas rien.

Sept ans après avoir lancé l’alerte, y a t-il des choses que vous conseilleriez à d’autres lanceurs d’alerte ou que vous feriez différemment ?

Je ne ferais rien différemment de ce que j’ai fait, car j’avais beaucoup anticipé les risques. En fait, je pense que je suis assez trouillarde : je me suis vraiment préparée à une guerre. Je ne me suis pas lancée dans le désordre, droit devant, sans savoir scruté les arrières, sans avoir réfléchi. J’ai énormément consolidé toutes mes alertes, que ce soit sur le plan scientifique ou sur le plan pénal. J’ai pris des précautions : un avocat, un éditeur courageux, j’ai contacté la presse. Il faut garder son sang froid, rester très déterminé. Il y a beaucoup de lanceurs d’alerte qui me demandent comment j’ai fait pour que l’alerte fonctionne. Ma réponse est terrible : c’est 2 000 morts.

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A lire dans Libé : la santé, sujet de société à soigner

Créé par le 08 déc 2016 | Dans : Non classé

  

Les participants au forum organisé par «Libération» ce week-end ont réfléchi à une nouvelle relation entre médecins, patients et pouvoirs publics qui intègre la place des aidants et le vécu des victimes d’un AVC.

La santé, sujet de société à soigner

«Cerveau, neurones, écoute, avenir, parole, santé, vie, éducation, prévention, espoir…» Les mots décorant les murs du forum «Quand le corps s’éclipse», samedi 3 décembre à Paris dans les locaux de la rédaction, résumaient bien l’esprit de la manifestation. Après la journée mondiale de l’AVC, Libération poursuivait sa réflexion sur la place de la maladie dans nos sociétés. Un sujet qui a rassemblé quelque 800 personnes, dont de nombreux médecins, cadres hospitaliers, infirmiers ou malades.

De la prévention à la responsabilisation du patient

«La santé, c’est politique !» La première table ronde a abordé un thème qui devrait s’imposer dans le dé bat présidentiel qui s’ouvre. Quelles réformes ? Comment mobiliser les citoyens et les professionnels ? La maladie, comme la «bien-portance», concerne l’individu mais est aussi une question sociétale dont les politiques peinent à s’emparer, malgré le montant colossal des dépenses publiques dans ce domaine (près de 257 milliards d’euros en 2014).

Ainsi l’accident vasculaire cérébral (AVC). Il touche 150 000 personnes par an. «C’est la première cause de handicap au sein de la population française», indique Norbert Nighoghossian, chef du service neurovasculaire des Hospices civils de Lyon. Son coût actuel (8 milliards d’euros par an) pourrait être réduit en s’attachant à un impératif : la prévention. En particulier auprès des soignants que l’on retrouve «en première ligne» : les généralistes. «Or, ça ne coûterait pas un sou de modifier les parcours de formation initiale et continue dans ce sens», souligne Alain Fischer, professeur d’immunologie. Seconde nécessité : «Structurer le soin, le rendre pertinent de bout en bout», notamment en se livrant à l’hôpital à une «réorganisation de la chaîne du cardio-vasculaire», juge le professeur Nighoghossian. Mais pas de synergie sans transdisciplinarité. D’où la nécessité de mettre fin aux «querelles de territoires entre les spécialités médicales», comme le note Martin Hirsch, directeur général des Hôpitaux de Paris. Cela interroge selon lui «la notion même de discipline : les pathologies chroniques sont de moins en moins mortelles à court terme. Il est de plus en plus rare qu’un patient soit pris en charge par un seul traitant». D’après Jean Leonetti, ancien ministre, cette réorganisation pourrait être le socle d’une «démocratie sanitaire raisonnable», où le patient serait responsabilisé, où les choix thérapeutiques seraient dictés par l’éthique, et non par les enjeux financiers ou la performance médicale.

Comment aider les aidants ?

Si ce changement «culturel» reste éminemment politique, les décideurs ne pourront s’exonérer de l’expertise des personnels hospitaliers et des acteurs du monde associatif en lutte permanente contre le manque de reconnaissance des patients et de leurs aidants, ces «invisibles», sujets du second débat. «La maladie est une invisibilisation du sujet à lui-même», confirme Céline Lefève, philosophe à l’université Paris-Diderot. L’identité biologique et sociale du patient s’estompe dès son entrée à l’hôpital. Comme l’explique la neuropsychologue Inge Cantegreil-Kallen, «le malade y est encore trop souvent vu comme un pur objet de soins et pas comme un sujet à part entière». L’adoption d’un plan AVC de 2010 à 2014 a certes permis la mise en place de 140 centres de prise en charge multidisciplinaire, mais «les structures hospitalières demeurent insuffisamment préparées», regrette Pascal Piedbois, directeur médical de Boehringer-Ingelheim.

Et «il ne faut jamais oublier que la deuxième victime de la maladie chronique, c’est la famille», rappelle Janine-Sophie Giraudet, médecin rhumatologue à l’hôpital Cochin. On dénombre, en effet, plus de 8 millions d’aidants, dont deux tiers sont des femmes. Si la loi du 11 février 2005 leur a donné un statut, ces «travailleuses de l’ombre», exposées à un stress chronique, «affichent un taux de mortalité supérieur de 30 % à celui du reste de la population», détaille Janine-Sophie Giraudet, qui milite pour la création d’un parcours de soins spécifique. Le milieu associatif, grâce au «baluchonnage», joue lui aussi un rôle de soutien. «Cette pratique venue du Canada consiste à confier le proche malade ou handicapé à des volontaires rémunérés pour soulager l’aidant durant quelque temps», fait savoir Paul Ramazeilles, secrétaire adjoint de la fédération France AVC.

 

Le «savoir profane» des malades

Car du temps, il en faut durant la convalescence pour se reconstruire et reprendre possession d’un «corps en désordre», sujet du troisième débat de la journée. Une situation qu’a bien connue Matthieu Firmin, journaliste-vidéaste. Paraplégique à 40 ans après un accident vasculaire, il a filmé la reconquête de ce corps défaillant (1). «En rééducation, on vous apprend à redevenir autonome, témoigne-t-il. Ensuite, c’est le système D.» Au fil des journées à l’hôpital, les malades se transmettent leurs «astuces» : «On invente d’autres chemins de mobilité, pour mettre ses chaussettes, se gratter le nez, aller aux toilettes tout seul» , détaille-t-il.

Ce «savoir profane» bouleverse le rapport médecin-malade, traditionnellement «binaire et hiérarchique», rappelle Christine Détrez, sociologue à l’ENS Lyon. Or «il faut apprendre à résister aux médecins» , considère Matthieu Firmin. «Tout le monde n’en a pas les ressources. C’est ce capital social, intellectuel qui détermine in fine la capacité d’adaptabilité» , nuance Christine Détrez. Cela se vérifie dans le cas de l’AVC, pointe Matthieu Firmin : «Il y a un protocole qui accompagne le patient jusqu’à son réveil post-opératoire. Cela dit, ensuite, ce n’est pas la médecine qui fait à proprement parler guérir.» L’aphasie, l’une des séquelles courantes, peut ainsi être tardivement révélée – et prise en charge : «S’il n’y a pas d’hémiplégie, elle ne se voit pas, explique la neurologue Gisèle Gelbert. Dans ce cas, le diagnostic se fait sur des bizarreries : un patient peut par exemple parler, écrire et lire, mais il n’arrivera pas à associer ces fonctions correctement.»

Vers une vie dématérialisée ?

Pour boucler cette journée, il fallait un philosophe et un visionnaire. Que sera la médecine du futur ? Va-t-on vaincre la maladie ? Puis la mort ? Le fantasme d’un génome contrôlé et d’un humain augmenté resurgit. Pas si fantasmé à en croire Laurent Alexandre, chirurgien et directeur de DNA Vision, pour qui «les nanotechnologies, biotechnologies, informatiques et sciences cognitives (NBIC), portées par les dirigeants transhumanistes de la Silicon Valley, vont bouleverser la médecine».

La promesse d’un gigantesque transfert de pouvoir des médecins aux géants du numérique est un casse-tête éthique. «Déplacer ainsi la frontière entre le normal et le pathologique débouche sur le « panmédicalisme », dénonce le philosophe André Comte-Sponville, ex-membre du Comité consultatif national d’éthique. Est-ce encore de la médecine ou déjà du dopage ?» Un questionnement d’autant plus légitime que l’établissement d’une législation internationale en matière de bioéthique apparaît de nos jours peu probable.

Alors, tous augmentés ? Faut-il aller jusqu’à la dématérialisation de la vie, comme le prônent les transhumanistes ? «La transgression, c’est un truc contingent et local, argumente Laurent Alexandre. Il est donc très dur de prévoir ce que seront les normes éthiques et morales en 2060.» Pas enchantée par ces perspectives désincarnées, une femme dans le public s’interroge : «Ça serait quoi, une vie dématérialisée ? On ne mangerait plus, on ne ferait plus l’amour, on ne jouerait plus de musique… Eh bien, non merci !»

(1) Le documentaire «Lève-toi et marche !» sur www.spicee.fr

Maïté Darnault , Xavier Colas @Xavier_Colas

A Cuba, Ségolène Royal défend le bilan de Fidel Castro

Créé par le 04 déc 2016 | Dans : Amérique Latine, Ségolène Royal, Ségolisme

« http://www.wat.tv/embedframe/106283chuPP3r13276654″

« C’est un monument de l’histoire, d’abord, Fidel Castro » et « c’est le symbole d’une amitié très profonde entre Cuba et la France », a déclaré la ministre de l’Ecologie à des journalistes français peu après son arrivée à Cuba. « Grâce à Fidel Castro, les Cubains ont récupéré leur territoire, leur vie, leur destin. Ils se sont inspirés de la Révolution française sans pour autant connaître la terreur qu’il y a eue pendant la Révolution française. »

La ministre française de l’Ecologie, Ségolène Royal, a salué samedi à Santiago de Cuba la mémoire de Fidel Castro, « un monument de l’histoire », rejetant les accusations de violations des droits de l’Homme à son encontre.

« C’est un monument de l’histoire, d’abord, Fidel Castro » et « c’est le symbole d’une amitié très profonde entre Cuba et la France », a-t-elle déclaré à des journalistes français peu après son arrivée à Cuba où elle devait assister samedi soir à une cérémonie d’hommage au « Comandante », puis à ses funérailles en cercle plus restreint dimanche.

Mme Royal, numéro trois du gouvernement français, est la seule membre d’un gouvernement européen, avec le Premier ministre grec Alexis Tsipras, à avoir fait le déplacement à Cuba à l’occasion de la semaine de deuil national consacrée à l’ex-président cubain, décédé le 25 novembre à 90 ans.

« Grâce à Fidel Castro, les Cubains ont récupéré leur territoire, leur vie, leur destin. Ils se sont inspirés de la Révolution française sans pour autant connaître la terreur qu’il y a eue pendant la Révolution française », a-t-elle estimé.

Interrogée sur les violations des droits de l’homme reprochées par l’ONU et l’opposition au régime cubain, Ségolène Royal a souligné au contraire l’existence sur l’île d’ »une liberté religieuse » et d’ »une liberté de conscience ».

« Ecoutez, il y a beaucoup de désinformation, ce que j’observe c’est que jamais les relations diplomatiques n’ont été coupées avec Cuba, y compris de la part de certains responsables politiques qui me critiquent, qui critiquent la France, jamais », a-t-elle dit.

« Il y a toujours du positif et du négatif dans les histoires, mais certains ne vont pas se rhabiller à bon compte au nom des droits de l’homme alors qu’on sait qu’ici, quand on demande des listes de prisonniers politiques, on n’en a pas. Et bien fournissez-moi des listes de prisonniers politiques, à ce moment-là on pourra faire quelque chose », a-t-elle ajouté.

« Donc il faut savoir regarder les choses positivement même si ça dérange », a-t-elle ajouté, estimant que « la France n’a pas à donner de leçon » à Cuba.

« Je sais que ça dérange parce que justement voilà un pays insulaire qui protège son patrimoine, qui interdit les prédateurs, qui a réussi aussi à faire en sorte qu’il y ait une propreté, une sécurité vraiment remarquables, que l’on n’atteint pas dans beaucoup de pays qui donnent aujourd’hui des leçons de droits de l’Homme », a-t-elle conclu.

© 2016 AFP

Communiqué de Jean-Pierre Chevènement

Créé par le 02 déc 2016 | Dans : Blog du Che

François Hollande a su trouver une issue digne à une situation qui ne l’était pas

Des centaines de milliers de Cubains et la gauche latino-américaine célèbrent Castro

Créé par le 30 nov 2016 | Dans : Non classé

https://www.youtube.com/watch?v=8XEhKIOvPRA&feature=player_embedded

http://www.lindependant.fr/2016/11/30/videos-le-cortege-funebre-de-fidel-castro-entame-son-voyage-a-travers-cuba,2279388.php

 

https://www.youtube.com/user/rtenfrancais

 

http://portail.free.fr/actualites/monde/6705398_20161130_les-cubains-font-la-queue-pour-rendre-hommage-a-fidel-castro.html

 

http://www.liberation.fr/video/2016/11/30/des-centaines-de-milliers-de-cubains-et-la-gauche-latino-americaine-celebrent-castro_1531948

 

 

 

 

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