Vincent Duclert – Jaurès, 1859-1914 la politique et la légende

Créé par le 14 jan 2018 | Dans : Articles de fond, Contre la guerre, Débats autour de la refondation de la gauche, Vive le blog citoyen

 

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« Pierre Mauroy ou la passion du Parti Socialiste »Message de Jean-Pierre Chevènement au colloque de l’Institut Pierre Mauroy, « Pierre Mauroy ou la passion du Parti Socialiste », le 7 décembre 2017.

Créé par le 12 jan 2018 | Dans : Blog du Che

Pierre Mauroy ou la passion du Parti Socialiste

I. Comment j’ai rencontré Pierre Mauroy, sept ans avant le congrès d’Epinay. J’ai adhéré au Parti Socialiste qui s’appelait alors la SFIO, en décembre 1964, à la 14ème section de Paris.
Si quelqu’un me l’eût prédit, dans les années de la guerre d’Algérie, «guerre imbécile et sans issue», comme l’avait qualifiée Guy Mollet lui-même, en 1955, pendant la campagne du Front Républicain, cette prédiction m’aurait laissé abasourdi. Que dis-je ? Je lui aurais ri au nez ! Je revois, en effet, mes parents, alors instituteurs à Besançon et qui votaient socialiste, pester contre Guy Mollet, au soir du 6 février 1956, où, Président du Conseil en visite à Alger, il avait reculé devant quelques jets de tomates, pour démettre le général Catroux et appeler Robert Lacoste à la tête du gouvernement général. Je me revois surtout crapahutant dans les djebels, en 1961-62, pour conduire cette guerre, en effet imbécile, à sa seule issue logique : l’indépendance de l’Algérie, à laquelle ensuite, quand les SAS auxquelles j’appartenais furent dissoutes, je m’efforçai de contribuer de mon mieux, pour qu’elle se fît, selon le mot du Général de Gaulle, avec la France plutôt que contre elle. N’empêche, la période avait été éprouvante pour ceux qui l’avaient traversée et il était difficile de ne pas en vouloir à Guy Mollet d’avoir aggravé les choses en envoyant le contingent en Algérie, en 1956. Par méconnaissance des réalités, celles de l’Algérie, et celles surtout de son temps, il avait sûrement prolongé la guerre de quelques années. Quand je revins d’Algérie, en 1963, la SFIO paraissait un bateau à la dérive. Le Général de Gaulle avait imposé, en septembre 1962, l’élection du Président de la République au suffrage universel. Les élections législatives lui avaient donné une majorité à l’Assemblée nationale. La SFIO, discréditée par les guerres coloniales, apparaissait comme un vestige du passé. Cependant un vent de contestation sociale soufflait sur le pays, avec la grève des mineurs de 1963 notamment. L’ «après de Gaulle» était déjà dans les esprits. Et il nous apparut à quelques camarades et à moi-même qu’en faisant l’union de la gauche avec le Parti Communiste, la «Vieille Maison», comme l’appelait Léon Blum, pouvait retrouver son lustre d’antan. Mais à cette condition là seulement.
 
C’est en allant voir Guy Mollet à la Cité Malesherbes, qu’Alain Gomez et moi-même, rencontrâmes Pierre Mauroy dont le bureau qui jouxtait celui du secrétaire général. Celui-ci revenait d’un voyage en Yougoslavie et nous fit une description élogieuse du titisme et de l’autogestion yougoslave. Guy Mollet était revenu épaté par la visite de complexes agro-industriels qui lui avaient ouvert des perspectives sur une société entièrement salariée, et dont la vocation était naturellement le socialisme. C’était l’époque de Monsieur K (Khrouchtchev) à Moscou. Guy Mollet nous parla du «dialogue idéologique» qu’il convenait de mener avec les communistes pour les ramener à une conception démocratique du socialisme. Nous trouvions dans ces propos la confirmation de nos intuitions sur la nécessité de l’union.

C’est dans ces années là que nous créâmes le CERES (Centre d’Etudes, de Recherches et d’Education Socialistes). Lire la suite »

Bella Ciao

Créé par le 05 août 2017 | Dans : a-articles privés accès autorisés, a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

Bella Ciao

« Et voilà qu’à mon tour, je sacrifie à la mode de l’egocentrisme. Je ne vaux pas mieux que mes congénères, pire, je suis peut-être pire qu’eux puisque j’entreprends d’écrire sur moi, sur Max, enfin sur nous, sur notre désarroi. Je ne me pose pas la question de savoir si l’épreuve que nous traversons mérite d’intéresser quiconque. Écrire m’apparaît comme le seul moyen de résister, résister à ma manière, non pas à l’invasion des Allemands, mais à la maladie de l’homme que j’aime, un homme qui n’est plus celui que j’ai aimé. Moi non plus, je ne suis plus celle qu’il a aimée. J’ai pris conscience, il y a bien longtemps, qu’il existait plusieurs versions de soi-même. » 

Le rapport à la maladie de Parkinson, la vie de couple perturbée dans une relation d’amour qui n’endigue pas l’épuisement, générant parfois la colère, sont évoqués dans une totale sincérité et laissent place à l’interrogation sur la nature humaine.

Dès les premières pages de son récit de vie avec Max, Marielle soulève la question de la dualité de l’être – « il existe plusieurs versions de soi-même » qui peuvent être « concomitantes » – dans « une multiplicité de temps individuels, superposés mais discordants ». Tout est rassemblé en quelques phrases. Mais au fond cette problématique n’est elle pas beaucoup plus large?

La maladie exacerbe à l’évidence ce difficile rapport à l’Autre. Elle ne saurait résumer les contradictions de l’existence. Marielle évoque sa vie compliquée avec ses trois enfants issus de trois pères, constat d’une vraie difficulté dans la vie de couple. Avec cette situation rocambolesque des retrouvailles des époux Gallo dans la garçonnière de Max pour s’adonner aux jeux de l’amour, loin des risques de promiscuité avec leurs enfants respectifs qui pourraient faire irruption dans la chambre d’amour quand Julien, le fils de Max déjà trentenaire au moment de l’écriture du roman, avait fait élection de domicile chez son père, Max refusant la recomposition parentale sous un même toit.

Ses moments de tendres complicités, Marielle en parle avec pudeur et drôlerie évoquant  quand même ses tenues affriolantes et ses talons aiguilles avec sa garde robe, précieusement rangés dans leur nid d’amour. Lire la suite »

Lu dans 20 Minutes : « les chevaux fascinent au travers des siècles », par Louise Gully

Créé par le 23 déc 2017 | Dans : Non classé

http://www.20minutes.fr/magazine/grand-prix-amerique/on-vous-dit-tout/les-chevaux-fascinent-au-travers-des-siecles-9250/

Les chevaux nous impressionnent depuis des millénaires pour des raisons historiques, physiques et physiologiques…

«Les chevaux me bouleversent et m’ont toujours bouleversé», expliquait il y a quelques années Jean Rochefort, avant d’ajouter, l’air de rien: «Nettoyer une vulve de jument, c’est passer un bon dimanche». Si cela semble plutôt cocasse, les paroles de l’ancien acteur, amoureux des chevaux, témoignent de l’attachement porté de nos jours aux équidés. De l’attachement oui, mais aussi de l’admiration comme on peut le voir dans le regard émerveillé des spectateurs lors des courses hippiques.

Le cheval sert l’homme dans ses conquêtes

Pour comprendre la fascination de l’Homme pour le cheval, il faut faire un bon dans le temps et s’attarder sur ce qui fait de l’animal «la plus noble conquête de l’homme», comme l’affirmait déjà le comte de Buffon au XVIIIème siècle. Et c’est bien l’Homme, lui-même, qui a créé cette fascination en associant cheval et politique: «Les seigneurs sont représentés à cheval. Le roi cavalier est au sommet de la hiérarchie et domine le cheval comme il domine le peuple», explique Daniel Roche, historien spécialiste de l’Histoire équestre et professeur au Collège de France.

 

L’animal fut un symbole, mais aussi un outil stratégique pendant des millénaires, que ce soit durant les guerres comme dans la vie de tous les jours. «Il était une grande source d’énergie, au centre de l’économie, nécessaire avant l’invention du moteur», commente l’Officier des Arts et des Lettres. Ainsi, c’est d’abord en tant qu’outil de production et symbole de richesse que le cheval fut reconnu.

Admiré de tous et partageant les taches quotidienne de l’Homme jusqu’au XIXème siècle (et l’invention du chemin de fer), le cheval est «aujourd’hui magnifié chez certaines personnes en souvenir d’une société rurale ou d’une certaine classe sociale», remarque Jean-Pierre Digard, directeur de recherches au CNRS et auteur de « Cheval, mon amour – Sports équestres et sensibilités «animalitaires» en France ». Pour l’anthropologue, il ne faut pas sous-estimer l’animal en tant que facteur de lien social puisque, «par exemple, les gendarmes disent qu’ils abordent plus facilement les civils lorsqu’ils sont à cheval.»

Si l’animal impressionne les foules c’est parce qu’il fait partie de nos vies et qu’il y joue un rôle. C’est pour cela qu’«il a un statut à part», selon Daniel Roche. Le cheval dispose d’un statut intermédiaire car «on a tendance à hiérarchiser les animaux. En haut, il y a les animaux de compagnie et en bas ceux qu’on mange. Le cheval est entre les deux puisqu’il fut d’abord un animal agricole avant d’entrer, dans les années 1960, dans la sphère des loisirs», ajoute Jean-Pierre Digard.

«Un animal puissant et fougueux, devant lequel on fantasme»

Les équidés ont aussi un statut singulier parmi les animaux grâce à leur plastique de rêve. «Le cheval est un animal grand, puissant et fougueux devant lequel on fantasme. On l’admire pour sa beauté et son élégance», remarque le spécialiste de la domestication des animaux. Agnès Galletier, auteure d’une dizaine de livres dédiés aux destriers, ne peut qu’approuver: «Le cheval est rapide, autonome et imprévisible. Il est fascinant car à la fois proche de l’homme et sauvage.»

Des atouts et un caractère qui ancrent l’animal dans la culture populaire. Au point d’en faire une source d’inspiration pour les écrivains et réalisateurs: «Déjà, dans ma jeunesse, il y avait de nombreuses œuvres dédiées aux chevaux comme Mon amie Flicka», illustre Daniel Roche. Sans compter Grand Galop, Prince noir (adapté du roman Black Beauty), L’homme qui murmure à l’oreille des chevaux ou, plus récemment, Cheval de guerre, la série américaine Luck (sur le monde des courses) ou encore Jappeloup avec Guillaume Canet. Des œuvres qui mettent aussi en avant «le lien particulier entre l’homme et l’animal», affirme l’historien, pour qui «l’image de puissance arrive en contrepartie d’une relation plus spécifique.»

«Il ne faut pas désacraliser le cheval»

C’est précisément cela qui impressionne et attire l’attention de plus en plus de spécialistes: les effets bénéfiques du cheval et de l’équitation sur la santé. Pour Jean-Pierre Digard, «monter un gros animal et arriver à lui faire faire des choses comme tourner, sauter, s’arrêter booste l’estime de soi». En plus d’être un sport, l’équitation aurait l’avantage d’apprendre la patience, la persévérance et de responsabiliser: «Le cheval nous aide à grandir et nous humanise. Sa sensibilité impressionne toujours», commente Agnès Galletier.

 

Dans une société de plus en plus urbaine, l’animal a toujours sa place puisqu’«être en contact avec un cheval est une façon de se rapprocher de la nature», explique Jean-Pierre Digard. «Il ne faut pas désacraliser le cheval, incarnation de la possible relation avec des animaux à la fois proches et différents de nous», ajoute l’auteure de « Pourquoi les chevaux nous font tant de bien ». Et pour cause, la plus noble conquête de l’Homme fait de plus en plus d’adeptes. Aujourd’hui, l’équitation est même le troisième sport national, après le football et le tennis.

« La République n’a pas de concessions à faire à l’ethnicisme » : Entretien de Jean-Pierre Chevènement au Figaro, samedi 9 décembre 2017, propos recueillis par Alexandre Devecchio.

Créé par le 09 déc 2017 | Dans : Articles de fond, Blog du Che, Projet politique

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« Une vie violente », un film pédagogique sur la violence terroriste à voir sur le grand écran

Créé par le 18 août 2017 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin |

une vie violente« Un film incandescent au cœur de la chaudière nationaliste corse » titrait Jacky Goldberg dans sa critique du 23 mai dernier pour les Inrockuptibles à l’occasion de la semaine de la critique 2017. Notre cher critique talentueux compare ce second long métrage de Thierry de Peretti à « une tragédie grecque, avec son héros romantique et fataliste qui fonce droit dans la gueule du loup (pour venger ses copains assassinés), avec ses pythies attablées annonçant la catastrophe (superbe scène), avec enfin son attention extrême portée aux mots, à leur poids, à leur poésie. »
 
En ce moment de tragédies terroristes qui touchent l’Espagne, avec son cortège de victimes à Barcelone et à Cambrils, on est d’autant plus enclin à dénoncer cette violence aveugle qui  frappe sous tous les faux prétextes et, au-delà des victimes et de leurs proches, meurtrissent les cœurs de toutes ces communautés de citoyens solidaires attachées aux valeurs démocratiques et au respect des droits humains les plus élémentaires. Cette Espagne qui a déjà payé un si lourd tribut dans son histoire avant la chute du franquisme et, dans les dernières décennies, notamment la première du siècle, est rattrapée à nouveau par cette peste noire du terrorisme aveugle. A présent au nom de Daesh, hier de Al-Quaida ou de  l’ETA.
 
« Une vie violente » rentre de plein fouet dans cette machination infernale du crime quand la confusion entre militantisme indépendantiste du FLNC et mafia trouve à s’exprimer dans les exécutions sommaires et les règlements de compte avec la lâche complicité d’élus conduisant ce double jeu envers les institutions démocratiques au sein desquelles le poids des indépendantistes fragilise la république.
 
Inspirée de la mort de Nicolas Montigny le réalisateur met en scène Stéphane (Jean Michelangeli ), jeune bastiai qui se livre au traffic des armes dans un engagement au sein d’un mouvement indépendantiste radical se prétendant révolutionnaire de gauche. Avec son groupe d’amis il se trouve embarqué dans une sale logique de vendetta meurtrière que les protagonistes de l’action violente paieront de leur propre vie. « Le film souligne notamment le jeu de dupes dont furent victimes bon nombre d’activistes, exécutant, parfois jusqu’à l’assassinat commandité, les consignes des têtes pensantes, qui jouaient double jeu avec certains représentants de l’Etat central » souligne Mathieu Macheret dans sa critique du Monde du 23 mai.
 
Ce film d’une qualité cinématographique vraiment intéressante et, depuis la semaine passée, diffusé en salle,  mérite d’être vu. Il renvoie aussi au traitement du dossier Corse dans les dernières années du siècle précédent sous la mandature de Lionel Jospin. Ce dernier cédait, sous la pression d’une fraction  des élus insulaires qui avaient l’oreille attentive de son chef de cabinet, à la facilité de l’octroi d’un statut ultra-marin, sous condition de référendum remis à une date ultérieure, dans l’île de beauté. Fort heureusement celui-ci exprima le rejet d’une dérive autonomiste en 2004 grâce à l’action vigoureuse des républicains rangés derrière Emile Zuccarelli, cet ancien ministre démissionnaire de Lionel Jospin du temps de la gauche plurielle. Cette période qui devait conduire Jean-Pierre Chevènement, Ministre de l’Intérieur, à démissionner à son tour dans un conflit houleux entre la place Beauvau et Matignon. Nous sommes juste après le meurtre du préfet Erignac et l’affaire dite des paillotes qui servit de prétexte à la destitution du préfet Bonnet, son successeur. 
 
Le locataire de Matignon oublie alors sa parole et finit par arbitrer au bénéfice des lobbies autonomistes, lâchant sur l’essentiel. Quand le ministre de l’Intérieur souhaitait renforcer le développement de l’île tout en faisant évoluer son statut dans le cadre constitutionnel de la France, le chef du gouvernement de cohabitation octroyait tout de go des compétences législatives à l’assemblée de Corse, négociant ainsi sans préalable d’arrêt des violences en cette période de redoublement criminel qui fait l’arrière plan du film de cette « vie de violence ».
 
 
On retrouvera tous ces éléments sur la politique insulaire dans les écrits de deux protagonistes aux postures opposées. Ceux d’Olivier Schrameck, le chef du cabinet du Premier ministre, inspirateur des accords de renoncements, ratifiés par Jospin, qui pousseront le ministre de l’Intérieur à la démission. Ce dernier livre dans ses ouvrages sa vérité sur ce dossier. Nous recommandons ainsi tout particulièrement deux lectures aux positions totalement opposées sur la gestion du dossier Corse: « Matignon Rive gauche 1997-2001″ (au Seuil octobre 2001) par O.Schrameck et « Défis républicains par Jean-Pierre Chevènement ( chez fayard, 2004);
 
Ces lectures offrent un complément substantiel pour une analyse factuelle par delà l’émotion générée par ce film recommandé d’une qualité esthétique et pédagogique certaine .
  
 
Xavier DUMOULIN
 "La République n'a pas de concessions à faire à l'ethnicisme"
Le Figaro: Les nationalistes corses sont arrivés largement en tête lors du premier tour des élections territoriales sur l’Ile de Beauté. Comment expliquez-vous ce résultat?
Jean-Pierre Chevènement:
Je ne suis nullement surpris par le résultat des élections en Corse. La montée du nationalisme corse est le résultat de démissions successives de tous les gouvernements de droite et de gauche depuis une quarantaine d’années. C’est Valéry Giscard d’Estaing qui a créé l’université de Corte qui est devenue la matrice et le fief du nationalisme corse. La gauche a accordé à la Corse son premier statut et si ce n’avait été l’intervention du conseil constitutionnel, elle aurait reconnu la notion de «peuple corse». J’ai moi-même quitté le gouvernement pour ne pas entériner un transfert de pouvoir législatif à l’Assemblée de Corse. C’était en l’an 2000 et pourtant j’avais accepté que, contre tous les engagements antérieurs, le gouvernement abandonne la renonciation préalable à la violence qu’il exigeait des nationalistes. C’est ainsi que s’est ouvert le processus dit de «Matignon». Je fais également observer que l’Etat français s’est assis sur le référendum de 2003. Les Corses avaient pourtant rejeté la fusion des deux départements. Ils voulaient garder un découpage territorial qui les rapprochait de la France continentale et n’acceptaient pas d’être transformés en territoire d’Outre-mer bis avec une collectivité unique. Le législateur, sous le précédent Président de la République, a fait fi des résultats de ce référendum. En 2003, toutes les forces politiques de droite et de gauche, ainsi que les nationalistes, voulaient la collectivité unique. Ne s’y opposaient que les radicaux de gauche, le PCF et moi-même. Les électeurs corses nous ont alors donné raison mais, en 2014, le Parlement leur a imposé la collectivité unique. Beau déni de démocratie!
 
Marine Le Pen, avec un programme qui se revendiquait souverainiste, est arrivée en tête au premier tour des présidentielles en Corse. Le vote nationaliste est-il un vote anti-France ou au contraire un signal d’alarme civilisationnel envoyé au continent?
Il s’agit d’abord d’un rejet des clans qu’ils soient de gauche ou de droite. La gauche dominait le Nord avec la dynastie Giacobbi et Paul Giacobbi sur le destin duquel je ne vais pas épiloguer (ndlr: il a été condamné à trois ans de prison ferme pour détournement de fonds publics). Au Sud et à droite, c’est le clan Rocca Serra qui régnait depuis 1962. Ces clans ont fait l’objet d’un réflexe «dégagiste» qui s’est traduit aux présidentielles par un vote Marine Le Pen. Il faut observer que moins d’un quart des électeurs corses inscrits ont voté pour les listes nationalistes. Le taux d’abstention, qui s’élève à près de 50%, est massif. Nous allons voir ce que nous verrons, mais moi qui connait les oiseaux, je conseille au gouvernement une grande vigilance. Je ne pense pas qu’on puisse satisfaire la revendication de la co-officialité de la langue corse. Cela voudrait dire une politique d’exclusion à l’égard de tous les continentaux. Je l’ai observé quand j’étais ministre de l’Education nationale lorsque tous les agrégés et certifiés d’origine continentale ont été renvoyés dans leur «douar» d’origine. Je pense qu’on a accordé aux nationalistes tout ce qu’ils demandaient en matière d’aménagement du territoire. Les Corses se plaignent de la spéculation, mais ce sont les élus locaux, soumis aux pressions que nous savons, qui octroient les permis de construire. En Corse, on n’est pas libre de s’exprimer. Déroger à la doxa ou aux oukases nationalistes, c’est prendre le risque de passer un mauvais quart d’heure. Il faut maintenant tenir compte du résultat de l’élection. Je suis un démocrate, mais je n’augure rien de bon de ce qui suivra. C’est pourquoi j’attends du gouvernement de la République française qu’il reste ferme sur ses principes: la République n’a pas de concessions à faire à l’ «ethnicisme». D’autant que ce type de revendication peut se révéler contagieux.
La situation est-elle comparable à celle de la Catalogne? Lire la suite »

Vu dans Le Monde : Comment fait-on pour dresser un cheval ? Par Sylvie Chayette et Joséfa Lopez

Créé par le 02 déc 2017 | Dans : Vive le blog citoyen

 

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A cheval sur les principes… d’un art de vivre et de penser en toutes libertés! Lettres dédiées à Hippone qui s’est endormie ce dimanche 26 mars pour un monde où les hommes et les chevaux sont toujours des amis…

Le Mérens, « prince noir d’Ariège » mais cheval populaire

 http://www.lemonde.fr/equitation/video/2017/12/01/comment-fait-on-pour-dresser-un-cheval_5223146_1616658.html

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