Xavier DUMOULIN
C’est incensé de prétendre régler les problèmes des personnes sans domicile fixe sans prendre en compte l’ensemble des causes à l’origine des situations. Notre société génère de l’exclusion. Quels sont les processus en oeuvre? Ils sont nombreux et souvent cumulatifs (privation d’emploi, isolement, bas revenus, emploi précaire, santé, etc). On estime que trente pour cent des personnes sans domicile fixe ont un travail. Les politiques du logement et des revenus sont sans doute au premier chef concernées : action en direction des bas salaires et des minima sociaux, revenu de solidarité active pour favoriser la reprise de travail des « bénéficiaires » du RMI, obligation des collectivités en matière de construction de logements sociaux, etc. Mais surtout ne convient-il pas d’inverser l’ordre des priorités dans la gestion économique et sociale? La machine à exclure fonctionne à plein régime et il est tabou de prétendre changer la donne. C’est d’abord en coordonnant l’ensemble des politiques (santé, protection sociale, emploi …) que se préparent les réponses à la hauteur de l’enjeu. La question sociale est au centre des débats. Et les résultats de cette politique doivent être suivis, communiqués, réfléchis et discutés. Ce serait un vrai changement de méthode!.  Samedi 23 Décembre 2006 – 10:38