Dans un pays qui bafoue les droits politiques et sociaux les plus élémentaires, il n’est pas aisé de trouver le ton juste à partir du moment où on accepte le principe d’une rencontre protocolaire avec ses dirigeants. C’est pourtant ce que tente dès aujourd’hui Ségolène Royal. Dans la mondialisation capitaliste, la Chine possède d’immenses atouts. Elle rogne déjà d’importantes parts de marché mais représente aussi une grande opportunité pour nos produits hauts de gamme. Ses relations commerciales avec d’autres pays pauvres sont aussi à considérer. La presse fait état de nombreux points de discussion, ponctués de visites phare (Cité interdite, grande muraille, etc.). Il faut suivre avec intérêt ce déplacement qui doit s’inscrire dans une perspective d’évolution de cette nouvelle puissance dans une mondialisation mieux maîtrisée.

Xavier DUMOULIN 06.01 à 06h58