« L’arrivée de Lionel Jospin, qui avait tenté en vain de contrer la candidature de Ségolène Royal en l’accusant en septembre de « démagogie » et de « futilité », constitue une réelle surprise. Sa défaite à la présidentielle de 2002, où il avait été devancé au premier tour par le leader d’extrême droite Jean-Marie Le Pen, avait représenté un séisme politique qui continue de hanter les socialistes. (…) Lionel Jospin garde l’image d’un gestionnaire rigoureux dont le gouvernement (1997-2002) avait réussi à faire baisser le chômage. Son intégration à l’équipe de campagne ainsi que celles de Laurent Fabius, lui aussi ancien Premier ministre, et de Dominique Strauss-Kahn, ex-ministre des Finances, pourraient aider Mme Royal à répondre aux attaques récurrentes de ses adversaires sur son « inexpérience » et le manque de cohérence économique de ses propositions. »