28 Avril 2007

Jean-Pierre Chevènement était l’invité d’Aymeric Caron sur i>Télé dimanche 29 avril de 8h15 à 8h25. http://www.itele.fr/

Le président d’honneur du Mouvement Républicain et Citoyen s’est félicité de ce beau débat républicain entre Ségolène Royal et François Bayrou qui augure d’une nouvelle ère dans la façon de débattre au fond.

Des divergences existent sur le plan économique et notamment sur la dépense publique mais il faut constater une souplesse des approches et des convergences : réduction de l’effet de serre, nécessité du pluralisme des media, prise en compte de l’allongement de la durée de vie dans les approches sociales, etc.

Jean Pierre Chevènement espère une même qualité de débat  entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy mais il doute de l’attitude de ce dernier qui brouille souvent les cartes en accusant ses opposants de s’en prendre à sa personne. Nicolas Sarkozy  a ainsi reproché à Ségolène Royal d’employer le mot de brutalité à son égard ( quand il s’agissait du qualificatif utilisé par Simone Veil, jugant Sarkozy parfois brutal ), il a dénoncé l’usage du terme ignoble à son encontre alors qu’il s’agissait de caractériser son projet de ministère de l’immigration et de l’identité nationale.

Interrogé sur la recomposition de la gauche, Jean Pierre Chevènement s’est montré favorable à  la constitution d’un grand parti de gauche républicain après la fin d’une ère : celle du gaullisme, liqudé par un Nicolas Sarkozy qui fait acte d’allégeance à Bush, celle du cycle d’Epinay, avec la situation du PC. Jean Pierre Chevènement a rappellé qu’il évoque depuis 1976 la nécessité d’élargir les base de la gauche (cf son livre « Les socialistes, les communistes et les autres », Aubier Montaigne, 1977).

Mais pour Jean Pierre Chevènement, le débat avec François Bayrou, n’a rien à voir avec celui de la recomposition des partis, d’une toute autre nature.

Interrogé sur sa place aux côtés de Ségolène Royal dans cette campagne, le Président d’honneur a rappellé ses convergences fortes avec la candidate : la nation comme communauté de citoyens, la sécurité qui suppose un équilibre entre prévention et répression, l’indépendance nationale, la République au coeur du dispositif idéologique de la campagne…

Jean Pierre Chevènement a vanté les qualités de Ségolène Royal et s’est montré confiant dans la reconnaissance portée par les français quant à ses capacités d’exercer le mandat suprême de Chef de l’Etat.

Xavier DUMOULIN