Par Gilbert LAVAL

QUOTIDIEN : mercredi 20 juin 2007

Le tout était de considérer la moitié pleine du verre. Devant le bureau national du PRG, hier, le président Jean-Michel Baylet a pu se féliciter de l’élection de trois nouveaux radicaux de gauche à l’Assemblée nationale. Même s’il en a perdu autant dimanche dernier, stabilisant à neuf élus ses troupes parlementaires. Les battus, Roger-Gérard Schwartzenberg, François Huwart et Emile Zuccarelli, sont trois élus qui ont pu, un moment, soupçonner Baylet d’être tenté par les sirènes du nouvel occupant de l’Elysée. Lequel Baylet a rappelé «l’ancrage à gauche» du PRG. Preuve de ce positionnement, aucun radical de gauche ne s’est rallié. Même pas lui, pourtant sollicité hier matin encore, à l’en croire, par Nicolas Sarkozy lui-même. L’objectif consiste désormais en la création d’un groupe parlementaire du type de celui composé avec les Verts et les chevènementistes en 1997. Le mot d’ordre est aussi passé de refuser tout contact politique avec les amis de François Bayrou.