Un grand groupe PS-PRGLe premier secrétaire du PS François Hollande a annoncé la constitution d’un «grand groupe» parlementaire de 200 à 205 membres, réunissant les députés socialistes, radicaux de gauche, divers gauche d’Outre-Mer et un élu chevènementiste. «C’est un groupe socialiste qui a su s’ouvrir aux radicaux de gauche et à beaucoup d’élus d’Outre-Mer. Il y a aussi un député de Jean-Pierre Chevènement», a-t-il déclaré, dans les couloirs de l’Assemblée.

Un groupe «technique» Verts-PCF

Le député Vert Noël Mamère a donc annoncé mardi qu’un accord pour la constitution d’un groupe technique à l’Assemblée nationale regroupant les Verts, les communistes et quelques élus d’Outre-mer (Alfred Marie-Jeanne de Martinique, Huguette Bello de La Réunion et Jeanny Marc de la Guadeloupe) a été trouvé. Ce groupe parlementaire portera le nom de «groupe de la gauche démocratique et républicaine», a précisé le député communiste Patrick Braouezec. Composé de 22 ou 23 députés, il comportera une présidence tournante, qui sera assurée en premier par le député communiste Jean-Claude Sandrier (Cher).Les élus du PRG ont semble-t-il décidé de rejoindre le groupe socialiste et ont ainsi mis fin au projet d’un groupe commun avec les Verts et quelques divers gauche.

Marylise Lebranchu questeur de l’Assemblée nationale

Par ailleurs, le groupe socialiste,
dirigé par Jean-Marc Ayrault, a élu plus tôt Marylise Lebranchu comme questeur de l’Assemblée nationale. Ancienne garde des Sceaux, elle est la deuxième femme à devenir questeur de l’Assemblée nationale. Mais la première, Denise Cacheux, socialiste également, n’avait occupé ce poste que pendant trois mois, de janvier à mars 1986.Le même groupe socialiste a désigné Jean-Marie Le Guen, Catherine Génisson et Alain Néri comme vice-présidents de l’Assemblée nationale. Ils ne siègeront qu’une année. La deuxième année, ce seront au tour de Jean-Pierre Balligand, Danielle Bousquet et Danièle Hoffman-Rispal.

Reste aux députés PS à désigner leur «cabinet fantôme» composé de 15 vice-présidents chargés de répliquer aux 15 ministres du gouvernement Fillon.