PARIS (AFP) – Le numéro 2 du PS François Rebsamen a dénoncé jeudi « les règlements de compte aussi partiels que partiaux » et « les procès intentés » à Ségolène Royal, ex-candidate socialiste à la présidentielle.

Dans un communiqué, François Rebsamen, son ex-directeur de campagne, reprend les arguments avancés par Laurent Fabius qui parlait dans le Monde daté de jeudi de « déficit de présidentialité, crédibilité, collégialité », en se livrant à une analyse critique de la campagne présidentielle.

Il reprochait aussi à la candidate d’avoir « choisi de tenir à l’écart les principaux responsables socialistes » pendant sa campagne.

« Il faut que cessent les procès intentés à notre candidate : les procès en crédibilité qui sont une injure faite à 17 millions d’électeurs, les procès en présidentialité qui ne sont que l’expression de l’amertume personnelle créée par le choix fait par les 250.000 militants socialistes, et enfin les procès en collégialité difficiles à admettre venant de ceux qui se sont affranchis de nos règles collectives », affirme le maire de Dijon.

Laurent Fabius était en concurrence avec Ségolène Royal pour l’investiture socialiste et avait fait campagne pour le non au référendum européen de 2005 alors que le PS s’était prononcé pour le oui par référendum interne.

Soulignant que « la rénovation » du PS devait se faire « collectivement, avec l’ensemble des adhérents du PS », François Rebsamen ajoute qu’elle n’est possible que si « cessent les attaques individuelles et les règlements de compte aussi partiels que partiaux ».

Plusieurs députées socialistes proches de Ségolène Royal ont déjà protesté mercredi soir contre les critiques faites à Ségolène Royal, estimant que les déclarations « hâtives et brutales ne peuvent en aucun cas tenir lieu d’analyse sincère du bilan de l’élection ».