L’époque est à l’image du climat : décalée !

Décalés en effet : l’opposition qui ne peut se jouer frontalement face à un président désarmant avec ces « ouvertures » piègées ; le pseudo chef du gouvernement qui ne gouverne pas selon les règles de la cinquième République – ce qui conduit dans les faits à un changement de régime – ; les déficits abyssaux annoncés que l’équipe actuelle met à bon  compte sur le passif sans en assumer la moindre responsabilité et pour lesquels elle ne propose rien d’autres que les bonnes vielles recettes libérales sur le dos des usagers, des travailleurs et des consommateurs tandis qu’elle persévère dans ses perspectives de bouclier fiscal et autres allègements de charges…

Et dans ce paysage, une gauche qui jure et promet de se refonder sans donner de la tête quelques signes de renouvellement de méthodes mais en affichant, jusqu’à l’outrance, des oppositions cristallisées sur des conflits de personnes quand il s’agirait de tout reconstruire.

De quoi cheminer longtemps encore dans les méandres d’une politique cahotique qui, faute de négocier ses virages, risque le dérapage incontrôlé.

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