Arnaud Montebourg, ex-porte-parole de Ségolène Royal, a estimé, mardi 10 juillet, que l’ouverture, telle que la pratique le président de la République, est « la preuve de la faiblesse structurelle du pouvoir sarkozien »
Nicolas Sarkozy « organiserait-il un mercato généralisé des compétences et des talents s’il était sûr que ses propres forces suffisent à lui assurer le soutien durable de l’opinion publique ? », s’est-il également interrogé dans un entretien au quotidien Libération.

Le député de Saône-et-Loire voit, cependant, dans les ralliements de personnalités socialistes à l’équipe gouvernementale, « le symptôme d’un parti qui a excessivement cultivé le goût de l’intérêt plutôt que l’amour des convictions ».

Critique envers DSK et Jack Lang

Arnaud Montebourg s’est ainsi montré critique à l’égard de Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang, le premier étant pressenti pour la présidence du FMI, le second pour siéger dans la commission sur les institutions.

Si Dominique Strauss-Kahn est effectivement candidat, il s’agira, selon Arnaud Montebourg, d’ »un choix personnel ». « S’il préfère se soustraire à l’effort qu’il nous faudra tous faire pour recréer une offre politique digne de ce nom à gauche », cela le « prive malheureusement d’action collective et future », a-t-il commenté.
Quant à Jack Lang, sollicité par Nicolas Sarkozy pour siéger dans une commission sur les réformes institutionnelles, « il aurait dû demander un mandat au groupe socialiste », a estimé Arnaud Montebourg. « Dès lors qu’il n’a pas choisi de le faire avec nous, il reprend sa liberté. Et nous conservons la nôtre ».
Jack Lang « devrait savoir qu’on ne peut faire une réforme institutionnelle sur un coin de table, avec quelques personnalités débauchées pour la circonstance », a conclu Arnaud Montebourg.

NOUVELOBS.COM | 10.07.2007