A en croire les commentaires sur le Bureau politique du PS,  réservé hier soir à la position socialiste sur l’adoption du prétendu traité simplifié, les déclarations des différents protagonistes font craindre le pire. L’absence de refus énergique d’une adoption par la voie parlementaire constituait déjà un indice de résignation de la part de la gauche socialiste. A l’exception du sénateur Mélenchon et des timides déclarations des deux anciens présidents de l’Assemblée nationale, Fabius et Emmanuelli – ce dernier ayant conclu l’université d’été du NPS sans aborder frontalement le sujet – les socialistes sont partagés sur la question et, dans tous les cas particulièrement timorés.

On avait pourtant clairement entendu la candidate à la présidentielle refuser catégoriquement une adoption d’un nouveau traité sans référendum conformément à la règle du parallélisme des formes. Cette position était d’ailleurs dans le droit fil de l’accord MRC-PS et des positions défendues pendant la campagne par Ségolène Royal. Celle-ci semble accepter désormais le fond d’un texte qui malgré le nouvel habillage consacre les principes qui  expliquent son rejet populaire massif en 2005. Avec elle, une large fraction de dirigeants  socialistes renouent ainsi sans complexe avec l’inspiration social-libérale quand, dans le même temps on évoque des possibles retournements d’alliance.

Cette amnésie augure mal de l’avenir. C’est pour le moins un peu léger … Autant que la belle chansonnette de Jeanne Moreau

« Tout c’que je sais c’est que depuis
Je n’sais plus qui je suis

Pa pou di dou da di dou di
Pa pou di dou da di dou »

X D