On ne parle plus que de ça. Le tam tam  médiatique de la presse people concentre son attention sur trois dames bien en vue. La  première serait en passe de ramasser le titre que sa tapageuse et turbulente titulaire d’hier vient d’abandonner dans un grinçant claquement de portes de sa retraite élyséenne. La seconde, rattrapée par une séance photos plus gamine que coquine, subit les foudres d’une maîtresse femme vindicative, sans noblesse mais très à cheval sur les traditions, qui, au prétexte de  chapeauter depuis des temps immémoriaux les Miss de France, se refuse obstinément à vouloir absoudre leurs péchés de jeunesse. Un galant perdu de vue, nageant en eaux troubles, se rappelle au bon souvenir de la troisième effrontée, d’allure olympienne mais pourtant plus habituée aux shows aquatiques qu’aux  ballets érotiques malgré sa peau tatouée, paraît-il, jusque dans dans ses recoins les plus intimes. 

Ce trio féminin photogénique est exposé avec grand tapage dans les magasines people. A la différence du  conquérant et  complaisant top-modèle, les deux dernières compétitrices subissent contre leur gré ce spectacle scabreux. Des piteux amants bien ingrats qui devaient, il y a peu encore, se pâmer d’aise durant de sacrés quarts d’heure aux pieds de leur lady, exhibent à présent, en guise de trophées, des photos où elles  posent dans le plus simple apparat. Ces goujats sont des petits dégueulasses qui ne méritent rien d’autre qu’une grande claque. Celle-là même que tente de faire oublier notre cador à présent auréolé d’un sacré palmarès.

Ces petites histoires salées ont un seul point commun : celui de mettre sens dessus dessous  des amazones intrépides et indomptables en butte au  turpitudes voyeuristes ou exhibitionnistes de fieffés et trépidants machos humiliés. Rien à voir avec la Belle et la Bête cette triste affaire de sagouins, plus grotesque que pathétique !

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