Alain Vidalies, député PS des Landes et signataire de Gauche Avenir, est hostile au traité simplifié. 

LE FIGARO. Irez-vous à Versailles pour voter la modification de la Constitution, préalable à la ratification du traité simplifié ?

Alain VIDALIES. J’irai à Versailles pour voter non. Parce qu’en faisant cette démarche, j’ai le sentiment de rester fidèle aux engagements pris devant mes électeurs lors des dernières élections législatives.  

Contre la position officielle du PS donc et au risque de réactiver les divisions du parti sur la question européenne ?

Cette position n’a pas fait l’objet d’un vote. En outre, en allant voter non, je respecterai l’exigence d’une procédure référendaire voulue par le parti. Quant aux divisions du PS, les conditions pour les dépasser ont été mises en œuvre au congrès du Mans. C’est François Hollande qui les a réactivées, à partir du moment où il s’est prononcé sur le fond en faveur du traité simplifié. Aujourd’hui, les socialistes se retrouvent pour essayer de dégager un consensus. Y croyez-vous ?

Je suis ouvert à toutes les propositions mais je ne vois pas quelle position de synthèse pourrait émerger, à part la décision de tous nous rendre à Versailles pour voter non. C’est la seule position possible pour obliger le président de la République à passer par un référendum pour ratifier le traité, comme l’exige le PS. Autrement, ce serait la première fois dans l’histoire qu’un texte rejeté par référendum serait finalement adopté par la voie parlementaire.

interview publiée dans le figaro