Nous sommes à la FNAC MontParnasse, salle des forums au milieu d’une assemblée venue entendre la présidente de France Libertés. Le débat avec la salle fait suite à un exposé des enjeux liés à la gestion de l’eau en France et dans le monde. Une intervenante fait part de son exaspération face à l’attitude des multinationales et s’interroge sur nos capacités de résistance citoyenne. « C’est David contre Goliath », s’exclame-t-elle pour résumer son désarroi. La réponse assurée et posée de Danielle Mitterrand  résonne pleinement dans ma conscience. Mais c’est David qui a gagné !

Peut être est-ce aussi pour entendre ce message inébranlable de sérénité et de confiance dans les capacités citoyennes que par centaines des hommes et des femmes viennent rencontrer la présidente de la fondation France Libertés lors de forums et de rencontres dédicaces du « Livre de ma mémoire »? La semaine dernière, flanquée de son chargé de mission, André, un brésilien expérimenté sur les questions environnementales, Danielle Mitterrand abordait sous forme de témoignages pédagogiques en provenance de plusieurs régions du monde, des questions politiques fort complexes portant principalement sur le rôle de la puissance publique pour la défense de l’accés aux ressources stratégiques et vitales, invitant les municipalités et les citoyens à oeuvrer pour une reprise de la gestion de l’eau desservie à un juste prix. La présidente a même accompagné le travail de l’association EAU auprès des élus. Lors de ce forum, Danielle Mitterrand répondit aussi aux nombreuses questions d’un public citoyen attentif à son témoignage écrit d’une plume alerte et optimiste dans son livre.

Cette rencontre d’une personnalité singulière avec la grande Histoire aux travers des récits de son enfance, de la Résistance et d’un engagement à gauche inébranlable, nous ressource. Ni messianique, ni incantatoire, la citoyenne Mitterrand relève encore et toujours les défis d’une Humanité en proie à une véritable crise de civilisation. La clarté de son message offre une vraie raison d’agir. Avec notre petite fronde de berger… Quand bien même nous ne serions que la petite pierre que chante Paco Ibanez !

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