« Où que tu ailles, tu te feras piquer, eh con ! » lancé par le préfet de la Sarthe Jacques Gandouin à un preneur d’otages lui valut une suspension de la part de feu le ministre de l’Intérieur Michel Poniatowski – au langage pourtant peu châtié – pour « attitude non conforme à celle que l’on attend d’un haut fonctionnaire »: preuve, selon l’encyclopédie Wilkipédia à qui nous empruntons l’information, que le substantif n’était pas encore bien accepté en 1975, malgré sa pertinence dans la situation. Plus récemment le mot pouvait être employé par un homme politique sans que cela fasse scandale — pourvu qu’il ne soit pas utilisé de manière insultante : l’ancien Premier ministre français, Dominique de Villepin pourra dire en mars 2006 « Ils vont s’apercevoir que je suis assez con pour aller jusqu’au bout. » au sujet de la crise du contrat première embauche sans que le vocabulaire utilisé ne gêne le moins du monde.

L’usage public du mot par le président de la République, hier au salon de l’agriculture, à l’endroit d’un visiteur refusant avec véhémence la poignée de main de N. Sarkozy, garde une connotation vulgaire qui ne sied pas à la fonction présidentielle. Mais qui peut aujourd’hui faire ce rappel à l’ordre au premier néo’cons de France ?

Que notre visiteur se console :  on est toujours le con de quelqu’un ! Pour preuve : l‘affaire n’est pas là pour redresser la côte du président qui dévisse à nouveau avec toutes ses conneries. Pourra-t-on en finir avec le désenchantement présent et faire mentir Brassens ? Mais il y a peu de chances qu’on détrône le Roi des … ! Quand en 1944, le capitaine Raymond Dronne des Forces françaises libres baptise sa jeep « mort aux cons », de Gaulle aurait répondu « Vaste programme, Messieurs. Vaste programme.  »

Le D P

N.B : Nouvelle polémique autour de mots lâchés par Nicolas Sarkozy, samedi, au salon de l’Agriculture.Dans cette vidéo réalisée par Leparisien.fr, on voit le Président prendre un bain de foule. Jusque-là, rien d’étonnant. Mais lorsqu’il veut serrer la main d’un badaud, un visiteur d’un certain âge et portant des lunettes, celui-ci lui lance: «ah non, touche-moi pas.» – «Casse-toi, alors», répond Nicolas Sarkozy. – «Tu me salis», enchaîne le badaud. – «Casse-toi alors, pauvre con», réplique le Président.

Ecart de langage? Simple défense après une attaque? Signe de la modernité du chef de l’Etat? Interrogé samedi soir sur l’incident, l’Elysée s’est refusé à tout commentaire (Sources « 20 Minutes »).

L’plus comique – con -  dans l’utilisation d’ce langage ordurié – con -  c’est sans doute la tronche joviale du président – con – quand il s’est fait enconner par un micro balladeur – con - lui qui croyait tromper les apparences face aux caméras – con – oubliant – con – que les caméras amateurs elles ont aussi des micros qu’on voit pas – con. Oh ! Le con ! Faut pas déconner avec ça ! Mais comme disait M. Audiart : « Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ».