Après l’Etat de grâce, serait-ce l’Etat de siège pour le gouvernement ? Sale printemps pour la droite, recalée sur tous les plans ! Côte d’impopularité pour un président qui dévisse encore et perd tout son crédit. A tel point qu’on accueille avec bonheur, Outre-Manche, la révérence réussie de la First Lady devant sa Majesté royale. Avec les stupides commentaires sur ces courbettes, nous voila tombés bien bas après ces diatribes autour de la vie privée et autres reportages photos ! Comme le score national de la droite aux dernières élections locales. Une défaite historique après seulement quelques mois d’exercice présidentiel  sarkozien mais dans la logique d’une droite en poste depuis 2002. Catastrophe économique après une élaboration budgétaire truquée c’est à dire totalement dépourvue de sincérité avec une croissance en panne, à la veille peut être d’une crise financière internationale de grande ampleur. Ayant grillé toutes ses cartouches dans l’inique paquet fiscal – machine à casser de la solidarité nationale -, il ne reste plus au  gouvernement qu’à faire amende honorable et à s’incliner devant le verdict d’une commission européenne inébranlable dans son orthodoxie monétariste. Celle-ci s’en trouve d’autant plus confortée après l’adoption du traité de Lisbonne qui renforce les mécanismes de concurrence libre et non faussée et s’inscrit dans une parfaite  logique de dérèglementation libérale. On peut bien prendre des poses en proclamant des intentions contredites au moment même où elles sont assénées. Il n’y aura pas de trêve alors que la France s’apprête à prendre la présidence de l’Union la tête basse. Côté chômage, le gouvernement se targue de bons résultats quand la démographie et la radiation des chômeurs expliquent le contraste entre la baisse des demandeurs d’emploi inscrits et la réalité du solde net de création d’emploi. La situation des seniors décrédibilise par ailleurs la réforme des retraites qui suit son cours malgré le désaccord général des syndicats face à un allongement de la durée des cotisations. Et par dessus le marché, le président prend des accents de va-t-en guerre tandis qu’il s’accomode lâchement de la situation au Tibet, le tout au nom d’une realpolitik enterrant la diplomatie active. J’oubliais l’essentiel : ce discours des néo-con’s tentant de déstabiliser le ciment culturel au fondement du pacte républicain. Le temps de la relève n’est pas encore là mais il faut sérieusement s’y préparer. En attendant celui des assauts, la riposte continue sur tous les terrains : social, politique et culturel. Pour la République, en avant Moblot !

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