hpim3332.jpgCrédits photographiques du blog citoyen, socialiste et républicain. Marie-Noëlle Lienemann répond aux questions de Xavier Dumoulin

X D : Ta présence ici en tant qu’invitée signifie-t-elle une unité de vue avec le MRC sur l’analyse de la crise du capitalisme financier et sur les réponses à apporter au monde du travail ?

Marie Noëlle Lienemann : Je suis là pour Gauche Avenir et Gauche Avenir travaille sur deux grands axes.

Le premier : une nouvelle étape de l’unité et des forces de gauche – et les prises de position de Jean Pierre Chevènement vont exactement dans le sens de ce que l’on souhaite – ;

Deuxièmement, sur le fond de l’analyse, le petit document que l’on a réalisé ensemble qui s’appelle « Fiers d’être de gauche « parle effectivement de cette analyse d’une crise de la mondialisation libérale et donc de la nécessité de donner à la gauche une opportunité nouvelle en reprenant appui sur ses valeurs.

X D : Gauche Avenir veut être le creuset d’une refondation de la gauche. Aujourd’hui on parle du Parti de toute le Gauche dans ce congrès du MRC. Les appuis semblent s’élargir. Que peut être ce processus dynamique ?

Marie Noëlle Lienemann : La vraie question s’est d’abord d’être au clair. Il ne s’agit pas de faire adhérer l’ensemble des partis au parti socialiste mais bien construire ensemble une nouvelle dynamique.

Alors qu’elles peuvent être les étapes ?

La première, c’est peut être que cette question soit mise en débat dans toute la gauche. Nous avons avec Gauche Avenir lancé des banquets républicains pour qu’on aille au bout de la discussion. Comment peut-on avancer ?

La deuxième c’est d’avoir un certain nombre de textes de référence. Quest-ce qu’être de gauche ? C’est pourquoi on a fait cette charte de l’unité pour la gauche dans notre petit opuscule  » Fiers d’être de gauche « .

Et puis surtout, maintenant, il faut se fixer des caps et des objectifs. Ca peut être d’une part des outils communs . Moi, je plaide pour qu’on crée une université populaire et permanente de la gauche avec toutes les forces intellectuelles de gauche de ce pays pour qu’on se confronte, qu’on aille au bout des discussions pour savoir ce qui nous fédère et ce qui nous divise.

La deuxième chose que je préconise c’est qu’on réfléchisse à la constitution d’un comité pour l’unité de la gauche avec des partis mais aussi des syndicats et autre chose que le comité de liaison qui manifestement ne bouge pas suffisamment.

Et enfin, sans doute, la perspective de 2012 nécessite-t-elle de réfléchir à l’idée d’un candidat unique et commun désigné par l’ensemble des adhérents du grand mouvement ou de l’ensemble des partis et des mouvements qui se fédèreraient à terme.

X D : Un vrai projet pour la reconquête de l’hégémonie culturelle aussi dans le pays ?

Marie Noëlle Lienemann : Très important de ne pas oublier la reconquête des couches populaires mais sur ton blog j’en reparlerai une autre fois.

X D : A bientôt dans les Landes alors !

Marie Noëlle Lienemann  : Voilà ! A bientôt dans les Landes.

Propos recueillis auprès de Marie Noëlle Lienemann – invitée au titre de Gauche Avenir, lors du congrès du MRC le dimanche 22 juin 2008 – par Xavier Dumoulin du blog citoyen, socialiste et républicain,