img2905.jpgimg2788.jpgL’été la saison des mariages forcés titrent Catherine Coroller et Sébastien Nègre dans Libé, évoquant la tragique et cruelle pratique de ces filles livrées par des arrangements de famille au mâle dominant au nom de la tradition et de la religion. Encore trop fréquentes, ces atteintes monstrueuses aux droits des femmes se pratiquent sur notre territoire en totale violation des lois de la république.

Pour contrer et prévenir ces crimes, le planning familial de l’Hérault mène une action d’envergure. Ses militants et familles amies organisent l’accueil de filles en danger qui doivent fuir le milieu familial. Ce dernier vit souvent ce refus de la jeune fille comme une atteinte à son honneur et peut se prêter à toutes les intimidations et violences pour satisfaire aux usages du mariage endogamique qui a longtemps caractérisé les pratiques nuptiales légitimant le troc de la femme. Laquelle réduite à un enjeu  du pouvoir machiste devait pendant des millénaires – et jusqu’à notre  entrée dans l’ère de la modernité – subir ce type de domination.

A l’opposé de cet archaïsme malfaisant, les noces d’Angela portent en elles l’allégresse et l’espoir : Emblématique d’une humanité nouvelle, cette union d’une fille de réfugiés argentins français  – qui fuyaient la dictature des colonnels au début des années quatre vingt – et d’un jeune artiste mexicain, sculpteur d’alebrijes ! Dans la félicité ils ont scellé leur union au Capitole, dans cette belle salle des Illustres décorée par Henri Martin.

Et aujourd’hui dans une grange des collines du Lauragais à proximité du canal du Midi nous nous réjouïssons ensemble de ce signe d’universalité en fêtant les noces d’Angela et Saül, lequel prépare avec beaucoup d’amour et art les plats du jour. Ravissement des sens et envoûtement assurés quand l’art culinaire le dispute à la magie de ces créatures en papier mâché et carton pâte dans cette ambiance latino qui vibre au tempo d’Angela. 

A cette jeune psychologue, rayonnante de joie et de volonté, à Saül, à ses parents et amis, an nom de nos combats communs et de notre longue complicité, nous faisons un gran abrazo et buvons ensemble à l’indépendance du monde …

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