Tel pourrait être le cri de la multitude face aux turpitudes des prétendants à la succession de F.Hollande. Depuis le vote de défiance des militants (45% d'abstentions et un vote sanction vis à vis de Hollande qui supportait, avec Jospin et Ayrault, la motion Delanoë ) et après le départ de Mélenchon et Dolez qui constatent aujourd'hui l'impossibilité de changer le PS ( la minorité de Dijon frôlait les 40%), les cercles dirigeants du PS sont confrontés à un vrai casse-tête.

Alors qu'une majorité de sondés ferait valoir sa préférence pour Madame Royal à la tête des socialistes, dans un sondage à paraître demain, la machine semble pourtant grippée. Après le refus conjugué du député des Landes, Henri Emmanuelli, et des fabiusiens d'envisager une perspective de recomposition autour de la motion Royal, les chances respectives des Peillon, Dray et Rebsamen semblent bien faibles. Et ce d'autant qu'on ne sent pas non plus de volonté de synthèse avec le camp Royal du côté de la maire de Lille et de ses lieutenants.

Faut-il voir dans ces blocages le retour du refoulé d'un Arnaud Montebourg ? Lequel  se voyait trahi au précédent congrès du Mans par ses amis du NPS, Vincent Peillon appuyant à l'époque le député des Landes favorable à la synthèse avec François Hollande. Ou bien doit-on considérer comme un argument décisif et de fond le refus de l'alliance au centre, alliance qui permit à Martine Aubry de garder sa ville ?

On peut toujours s'interroger sur les vrais mobiles qui permettront vraisemblablement un front commun Delanoë - Aubry avec ou sans Hamon. Lequel a sans doute de bonnes raisons de ne pas saisir la main tendue de Ségolène Royal, montrant sur ce point qu'il n'est pas loin de considérer les choses en des termes voisins de ses amis Mélenchon et Dolez. Ceux-ci n'auraient-ils pas génialement anticipé une situation rocambolesque ? Celle d'une pieuse synthèse aussi creuse que vide ! 

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