Décidément le tapage médiatique autour de l’absence du rappeur aux Francofolies revêle un dérapage journalistique donnant à fond dans la victimisation et la compassion teintées d’une politisation outrancière. J’ignorais tout de ce rappeur évincé de la scène en raison de son clip « sale pute » qui ne serait qu’un péché de jeunesse. En surfant sur la toile j’ai écouté et regardé ce clip. Les odieuses paroles m’ont conforté dans le rejet et la dénonciation du propos tout à la fois sexiste et violent. Sans appel à mon goût !

Pourquoi tant de bruits autour de cette « éviction » ? Se draper dans la défense de la liberté d’expression ne paraît-il pas quelque peu démesuré quand il s’agit d’assurer le respect de quelques valeurs fondamentales ?

De deux choses l’une : ou bien le rappeur signe et persiste, banalisant une violence insultante à l’égard des femmes et véhiculant une idéologie machiste avérée, ou bien il profite de cette situation pour afficher ses regrets et radier à tout jamais de son répertoire ce « péché de jeunesse » qui n’a rien de mignon. Ce serait bien le moins !

L’extravagance des journalistes et de certains politiques qui voient dans cette affaire montée de toute pièce une façon de déstabiliser la présidente de la région Poitou-Charentes constitue un véritable outrage à la raison. Dans ce concert de protestations savamment orchestrées on finirait par en oublier l’essentiel : le spectacle des bien nommées Francofolies.

X D