En ce jour anniversaire des premier pas sur la lune de Neil Armstrong et Buzz Aldrin, on rêve d’une nouvelle conquête spatiale. Quête contrariée, nous dit-on, par le vide sidéral de compétition internationale pour le leadership spatial. On attendrait presque le salut des Chinois, ces concurrents redoutés de la planète entière pour leurs productions bas de gamme et bon marché, qui pourraient en la matière, je parle de la lunaire, doper les protagonistes. Nos esprits s’excitent à l’idée d’une possible station lunaire permettant une résidence prolongée et pourquoi pas ouverte aux amateurs. N’a-t-on pas vu, ces dernières années, le marché de l’espace s’ouvrir à quelques richissimes avides de sensations fortes, jusqu’à ce couple convolant en juste noces à la recherche du septième ciel dans une capsule spatiale ? Un grand marché de l’infini pour d’insatiables en mal d’aventures ? Avant de marchandiser ce concept futuriste on annonce à présent à cor et à cri cette volonté de reconquête lunaire dès les prochaines années 20 du millénaire, certains imaginant même le voyage sur Mars. Ou s’y préparant ! (1)

De Mars aux extraterrestres il n’y a qu’un pas que franchit Le monde diplomatique, dans sa livraison de  juillet, en consacrant un dossier de cinq pages sur le sujet. A commencer par la très officielle affaire qui anima cet autre univers mental, celui des japonais après qu’ un membre de l’opposition, M.Yamane Ryuji, eût interpellé le gouvernement en 2007 dans une question en séance : « Le japon est-il prêt face à l’arrivée d’extraterrestres ? ». Ce qui créa, paraît-il beaucoup de confusion dans les médias, l’opinion et la classe politique après cette réponse du ministre de la défense, M.Ishiba Shigeru : « Nous ne disposons d’aucune certitude qui nous permette de prétendre que les ovnis n’existent pas ou que des formes de vie les contrôlant sont inexistantes ».

En attendant la suite, on lira avec intérêt ce dossier  qui mêle science fiction, imaginaire, guerre des mondes, religion et politique dans cette réflexion de Pierre Lagrange sur la place des théories du complot dans l’imaginaire politique avec le cas de « l’ufologie ». Je vous laisse découvrir plutôt que de m’aventurer sur cette « Terra incognita ». Car pour avoir les deux pieds sur terre, je peux affirmer sans surprendre que depuis quarante ans une chose est certaine : on n’a pas décroché la Lune !

X D

(1) Six hommes – quatre Russes, un Français et un Allemand – pilote, cosmonaute, ingénieur ou médecin, ont passé trois mois et demi dans des conditions de confinement à peu près total. Semblables à celles qui seront éprouvées par les astronautes qui, peut-être, voleront un jour vers Mars dans vingt, vingt-cinq ou trente ans. Ils sont sortis, mardi 14 juillet, de la maquette grandeur nature d’un vaisseau dimensionné pour faire le voyage vers la Planète rouge. Ils y étaient entrés le 31 mars, il y a cent cinq jours.