dsc01515.jpg Crédits photographiques du blog citoyen, socialiste et républicain

Cette semaine, l’Asie a connu la plus longue éclipse du siècle, 6 minutes et 39 secondes pendant lesquelles la lune a intégralement masqué le soleil, observée potentiellement par deux milliards de terriens sur un corridor de 15000 kilomètres. Heureux présages ou néfastes augures ? En Asie c’est selon.

Naturellement je n’ai rien vu d’ici. Mon dernier souvenir d’éclipse date de la fin du siècle dernier sur le rocher de Nazaré au Portugal. Mon premier, livresque,  reste le meilleur quand la survenue de l’éclipse accompagna la libération de Tintin et du capitaine Haddock, prisonniers des Incas. Cette vision, très connotée idéologiquement, m’avait, à l’époque, enchanté. On craignait le pire pour nos deux intrépides en proie aux rites sacrificiels de cette civilisation qui allait pour un peu atteindre son apogée sans ce débarquement d’un certain Colomb.

Presque du même nom, mais sans filiation aucune avec le navigateur gênois, devenu amiral et vice-roi des Indes, ce Collomb, baron du P.S, refuse, avec quelques uns de ses pairs et d’autres quadras, la paix des braves. Paix suggérée pourtant par madame Royal, cette feinte éclipsée, dans une posture altière et généreuse envers son ex-rivale, en délicatesse, aujourd’hui, avec des jeunes talents de son parti. Après ce qu’on croyait l’épilogue de cette ombrageuse querelle intestine dans ce verdict unanime de parlementaires - exprimant leur harassement en donnant du  »Maintenant ça suffit ! »-, je vous laisse en prime le soin de chercher qui est l’astre lunaire à la face cachée et qui est le radieux soleil. Question ouverte et sans aucune espèce d’arrière-pensée de ma part dans ces propos elliptiques sur des métaphores astrales. Autrement dit et pour finir : qui éclipse qui ? dans l’attente, peut être, d’une prochaine victime expiatoire, d’un nouveau désastre…  ou du retour aux Lumières !

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