Invitée par le Sénateur-Maire de la ville François Rebsamen, au même titre que l’ensemble des membres du courant  » l’espoir à gauche « ,  Ségolène a créé la surprise et l’irritation au rassemblement de Dijon. Jusqu’à incommoder ses proches et consumer la rupture avec Vincent Peillon, son ancien lieutenant, aujourd’hui aux commandes de son courant.

L’intrusion de Ségolène au rassemblement de Dijon a fait éternuer les socialistes qui voulaient privilégier le dialogue avec les démocrates du Modem et les écolos sans compliquer les débats par des considérations de leadership. L’attitude de l’ancienne candidate méritait-elle pourtant ces protestations en provenance des ségolistes historiques, de Lang à Valls, et de ses irréductibles détracteurs fabiusiens? Pourquoi tant de foin pour une si minable affaire?

L’incident aura au moins deux mérites. D’abord, celui de faire monter la moutarde  chez ces faux-nez du ségolisme tentés par un oecuménisme de circonstance avec les franges molles de la droite et de la gauche au détriment d’un projet refondateur de socialisme républicain, jadis cher à Vincent Peillon. Ensuite celui de dénicher tous ces faux-culs, jouant tour à tour la carte de la proximité avec Ségolène pour se hisser dans les sommets de la vie politique puis celle du désamour quand le destin paraît échapper à leur leader d’hier. Le retour à la fessée au Parti socialiste, prônée par Aurélie Filippetti, jusqu’alors indéfectible ségoliste, viserait alors juste en frappant fort tous ces ingrats plutôt que leur ex-maîtresse femme de candidate.

Ségolène ne chavire pas. Elle peut bien se consoler de cet apparent désamour et continuer à taper fort. On parle d’elle quand elle donne sens à cet adage : qui aime bien chatie bien !

Avis aux amateurs!

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