Avec application le chef d’Etat tente de faire diversion sur tous les sujets brûlants. Et d’abord sur le repli sectaire UMP-RPR d’un gouvernement de campagne électorale. La quasi-unanimité des observateurs, jusque dans les rangs de la droite républicaine, dénonce cette posture arrogante et décalée. Celle que le président empruntait aussi hier soir dans des propos d’auto-justification loin des préoccupations de nos compatriotes.

Je l’ai écouté jusqu’au bout sans trouver en lui le moindre signe de capacité de sursaut. Encore eut-il fallu pour cela qu’il se forçât à regarder la réalité en face. Ignorant la contestation populaire et surtout la profondeur du rejet de sa politique, Sarkozy  accomplit un exercice d’introversion allant jusqu’à bafouiller quelques inepties évoquant ses affaires privées.

A l’exception de sa garde rapprochée, des politiques de tous bords ne mâchent pas leurs mots pour renvoyer le président à ses contradictions et aux mirages de sa politique.  Ce discours révêle tout le mal être d’un président isolé sans vision pour la France.

X.D