Le plus affligeant le dispute au plus exaspérant dans cette logorrhée présidentielle mêlant platitudes éculées et contre-sens odieux. De quoi redoubler de colère vis à vis d’un pouvoir sourd aux attentes pressantes de nos concitoyens.

Tout aura été dit sur la banalité du show télévisuel dont on ne retiendra rien sinon l’absence de vision. Avec en point d’orgue, cette proposition attérante de jurés populaires dans les affaires délictuelles, qui résume  à merveille la petitesse de la pensée présidentielle. Et, au détour, cette correction publique infligée aux cancres de la classe soumis désormais à un sévère régime d’autorisation de congés. Façon peu élégante de signifier aux « collaborateurs » que les croisières présidentielles aux frais de la princesse sont strictement réservées à la fonction suprême.

Faire l’âne pour avoir du son est un procédé pédagogique. A petite dose acceptable. Mais jeudi on était plutôt rassasié jusqu’à vous en donner la nausée. Je dis « on »; ça ne vise en fait que les étourdis qui auraient pu se laisser gaver de ces propos de café du commerce alimentant une approche idéologique pour néo-cons.

Le dogue patriote