En qualifiant de « propos inadaptés » l’insulte à la démocratie proférée par le ministrion en séance des questions dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, l’homme du perchoir fait profil bas. Cela ne peut suffire à calmer le courroux d’une opposition offensée et des citoyens qui l’avaient portée au pouvoir dans les urnes en 1997! 

Ce mésusage de vocabulaire amalgamant l’accès d’une gauche au pouvoir à une activité criminelle en dit long sur la représentation mentale d’une droite qui n’a rien appris depuis l’assassinat de Jaurès. Dans cette séance freudienne, derrière les habits du ministre, c’est un homme de main de l’ UMP en campagne électorale qui a vilipendé la gauche, les trente cinq heures et les emplois jeunes qualifiés « d’affaire écrite sur un bout de papier ». Un abus de fonction en quelque sorte!

Une vraie désolation, cette profanation du suffrage universel, quand l’heure appellerait des réponses d’urgence à la crise du capitalisme financier international, après le fiasco du G20 et la nouvelle saignée administrée à notre économie sans autre perspective que l’austérité pour les couches populaires et moyennes.

Cet épisode inqualifiable est une démonstration de l’urgence d’une relève de la République. Dans les urnes et en pleine confiance dans la capacité des citoyens à ne pas s’en laisser conter! 

X.D