« Au sommet de ses talents de prestidigitateur« , pour l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement, « 2012 doit être l’année où tout doit être fait pour se débarrasser de Nicolas Sarkozy » estime le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, « pourquoi ne s’est-il pas contenté de nous dire adieu » afirme Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche à la présidentielle, « jamais un président de la République n’aura autant maltraité les Français » souligne le porte-parole du PS, Benoît Hamon. Retrouvez toutes les réactions aux voeux de Nicolas Sarkozy aux Français pour 2012.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF : « Nicolas Sarkozy continue de masquer sa responsabilité dans la crise dont il reconnaît aujourd’hui qu’elle va se poursuivre. La vérité, c’est que le chef de l’Etat tente de mettre son échec sur le dos de la crise (…) A l’entendre, ce ne sont ni les agences ni les marchés qui dictent sa politique alors que l’année 2011 a été rythmée par les pressions de ces marchés auxquels Nicolas Sarkozy a cherché à répondre en permanence (…) 2012 doit être l’année ou tout doit être fait pour se débarrasser de Nicolas Sarkozy et de sa politique ».

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle : « Que nous voulait-il au juste ? Réciter des poncifs ne fait pas un message. Pourquoi ne s’est-il pas contenté de nous dire « adieu » ? Nos meilleurs vœux auraient été exaucés dès le premier jour de l’année. Mais il a bavardé et il nous a dit à bientôt. Tout reste à faire donc. La réponse à ces vœux sera dans les urnes. « 

Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste : « Jamais un président de la République n’aura autant maltraité les Français pour protéger une minorité d’entre eux ». « Depuis cinq ans que Nicolas Sarkozy nous adresse ses vœux comme président de la République il y a un million de chômeurs de plus inscrits à Pôle emploi », « 75 milliards d’euros de cadeaux fiscaux ont été distribués aux plus riches ».

Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) et candidat à la présidentielle : « Le président de la République s’est efforcé de dissimuler son impuissance en se présentant aux Français comme leur meilleur protecteur face à la crise. (…) Nicolas Sarkozy, au sommet de ses talents de prestidigitateur, s’est efforcé de dissimuler qu’il n’était que le junior partner de Mme Merkel quant à la définition de la politique européenne face à la crise ».

François Fillon, Premier ministre : « Le courage, la lucidité et la solidarité sont les trois valeurs autour desquelles la France doit se rassembler pour surmonter la crise. » « Le rendez-vous du 18 janvier, qui réunira les forces économiques et sociales de notre pays, doit être l’occasion d’amplifier nos efforts contre le chômage, de revoir le financement de notre protection sociale, de mettre en oeuvre la taxation sur les transitions financières. »

Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP : « Nicolas Sarkozy a su trouver les mots justes pour expliquer les enjeux de la crise extraordinaire qui frappe tous les pays du monde, pour rassurer face aux défis que nous devons relever et surtout pour tracer un chemin de confiance et d’espoir pour la France et les Français. Ce chemin est celui du courage et du travail, du rassemblement et de la solidarité, de l’ouverture au monde et de l’ambition ».

Laurent Wauquiez, droite sociale : « La Droite Sociale salue le courage et le sang froid dont a fait preuve le Président de la République tout au long de l’année qui s’achève et se réjouit de la détermination dont il a fait preuve lors de la présentation de ses vœux pour l’année 2012″.

Marielle de Sarnez, directrice de campagne de François Bayrou (MoDem) : « Le diagnostic formulé par le Président de la République ce soir n’est pas tout à fait exact. Bien sûr une partie de la crise en France relève de l’extérieur, mais il y a surtout une responsabilité des pouvoirs publics et des dirigeants politiques français de gauche comme de droite. J’aurais aimé que Nicolas Sarkozy le reconnaisse. On vit une crise très grave qui touche les Français très durement, j’ai eu le sentiment ce soir que les discours et les propositions n’étaient pas à la hauteur ».