Dans ce vacarme médiatique on chercherait vainement le fond d’un discours décousu d’un président candidat – devenu hier candidat président - qui n’assume plus sa fonction présidentielle. Des propositions à l’emporte-pièce qui ne méritent même pas d’être commentées : liberté pour les promoteurs immobiliers, augmentation de deux points de TVA, baisse des cotisations patronales, d’une part,  affichage d’une volonté de taxer les transactions financières et les produits financiers, via la CSG, d’autre part pour faire bonne figure.

Ce numéro d’un homme aux abois, pressé et plutôt nerveux fait craindre le pire quant au contenu de la campagne présidentielle. Mis en valeur par des journalistes sans voix face à ses outrances, le président trop volubile pouvait jouer les tartarins quand les questions s’inscrivaient sans aucune ambiguité dans sa perspective totalement  néo-libérale. Pour preuve ultime, cette volonté de liquider la protection sociale d’ordre public du code du travail au profit des contrats dits de compétitivité.

Avec cette méthode Coué qui fait l’économie d’une approche réfléchie, l’homme du passif s’agace de toute contradiction qui pourrait lui être opposée dans cette campagne, mettant presque en question la légitimité d’une opposition en démocratie. Histoire de signifier aux plus réservés de  son propre camp « silence dans les rangs ».

Un peu ubuesque la scène… C’est du reste tout le problème du candidat qui n’a cessé de dégrader la fonction présidentielle tout au long de ce quinquennat!

X.D