Avec l’annonce des contributions Romagnan et  Lienemann, signées par B.Hamon et la sénatrice de Paris (qui approuve aussi celle de la jeune député Barbara Romagnan), la gauche du P.S entend bien s’affirmer sur les dossiers du pacte de stabilité européen jugé en l’état très insastisfaisant, de l’adoption de la règle d’or visant à liquider la souveraineté budgétaire de la France et de la politique budgétaire, certaines limitations de dépenses étant susceptibles d’impacter fortement la qualité des services publics.

Rappelons en effet les choix du président favorables à la ratification par voie parlementaire du traité de stabilité et la prochaine adoption dans une loi organique de la règle d’or. En s’émancipant ainsi de la règle d’unicité de contribution des secteurs représentés au gouvernement, la gauche socialiste affiche une double détermination : celle de vouloir peser dans la bataille des idées ainsi que sa volonté de défendre sa singularité avec l’objectif d’une représentativité dans les instances du parti. Ce jeu partisan sera-t-il à la hauteur des enjeux?

On se réjouira de la détermination de la sénatrice de Paris à renouer d’une certaine façon avec l’idée d’une confrontation sur le terrain des idées contre les schèmes idéologiques du néolibéralisme. On regrettera cependant la légèreté de son analyse sur la défense nationale qui, faute de prendre en considération la complexité de la situation géostratégique, pourrait conduire à certains égarements atlantistes.

Ne pas désarmer donc face à la rudesse des temps et à l’impérieuse nécessité d’une vraie réorientation de l’Europe!

X.D