Lu dans Le Nouvel Obs

Créé le 18-10-2012 à 17h07-

L’élection du député UMP des Hauts-de-Seine vient d’être invalidée, ce qui fait naître l’espoir chez le candidat de la gauche. Interview.

Mots-clés : MRC, Julien Landfried

C’était l’une des surprises des élections législatives du mois de juin. Non pas la victoire de Patrick Devedjian, baron UMP des Hauts-de-Seine, mais son score plus qu’étriqué face à un quasi inconnu : Julien Lanfried, candidat du MRC de Jean-Pierre Chevènement, soutenu du bout de lèvres par des socialistes divisés. 191 voix séparaient les deux hommes.

Ce jeudi 18 octobre, le Conseil constitutionnel vient de rebattre les cartes en invalidant l’élection de Patrick Devedjian. Julien Landfried explique au « Nouvel Observateur » pourquoi il croit plus que jamais en ses chances lors de ce match retour.

Vous attendiez-vous à cette décision ?

- Ce n’est pas une surprise. Si on a déposé un recours en juin, c’est qu’on était sûr de notre bon droit. Je me félicite de la décision du Conseil constitutionnel, qui confirme que le code électoral est quelque chose de sérieux. Il n’y avait pas un constitutionnaliste qui pensait que Patrick Devedjian pouvait avoir raison.

Il avait choisi un suppléant qui s’appelle Georges Siffredi et est le maire UMP de Châtenay-Malabry. Or, celui-ci était déjà suppléant sur les listes sénatoriales. Il est interdit de cumuler une suppléance à l’Assemblée nationale et une suppléance au Sénat. Ce qui est logique puisqu’un suppléant doit être disponible à tout moment pour remplacer le titulaire, le cas échéant.

Quel avantage électoral pouvait-il en tirer ?

- Châtenay-Malabry est la ville la plus à gauche de la circonscription mais Georges Siffredi a un poids politique personnel. S’il n’avait pas été suppléant, j’aurais gagné l’élection. Patrick a confirmé qu’il serait à nouveau candidat, mais il aborde cette nouvelle élection en position de faiblesse. Il ne peut plus avoir le suppléant le plus important politiquement de la circonscription.

Existe-t-il d’autres raisons d’y croire ?

- Oui parce que la gauche n’était pas unie derrière moi au premier tour en juin. Désormais, j’ai le soutien du MRC, du PS et du PRG. On verra si Europe-Ecologie-Les Verts présente ou non un candidat ; on est en train d’en discuter.

A l’inverse, une législative partielle est toujours délicate pour le parti au pouvoir…

- Ca dépend. Des élections de députés de droite avaient été annulées lors des dix dernières années et certains avaient été réélus. Ce qui est vrai, c’est qu’une élection législative partielle est une élection avec moins de participation. A nous de faire une campagne de terrain pour mobiliser.

On espère aussi nationaliser la campagne, que des ministres viendront nous aider. Comme d’ailleurs Patrick Devedjian, qui a annoncé qu’il ferait de la campagne un enjeu national. On a 50% de chances de gagner parce que ça correspond à l’équilibre des forces politiques sur la circonscription.

Quel est le programme des prochaines semaines ?  Lire la suite dans http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20121018.OBS6270/landfried-devedjian-est-en-position-de-faiblesse.html