Mer 11 Sep 2013 à 16:00   

      Après plusieurs semaines qui ont laissé craindre des bombardements franco-américains sur la Syrie, la proposition russe permet un retour à la diplomatie. La voie militaire punitive, en dehors de tout mandat des Nations-Unies, constituait une grave erreur et n’aurait en rien contribué à l’amélioration de la situation. Les discussions internationales, les procédures parlementaires internes et l’ampleur des oppositions à la guerre ont contribué à empêcher les bombardements.
La diplomatie n’est pas l’inaction ou l’indifférence à la souffrance du peuple syrien exposé aux exactions des divers belligérants.       
        
Au cours de plus de deux années de guerre civile, c’est le préalable explicite du changement de régime et du départ d’Assad qui a stérilisé l’action diplomatique de la France. Une « diplomatie » placée sous le slogan « Bachar tombera » et se précipitant pour reconnaitre le « Conseil National Syrien » ne pouvait prétendre à aucun résultat diplomatique mais simplement accompagner une victoire militaire des factions de l’opposition et de leurs puissants parrains régionaux.       

       Promue « plus ancienne alliée » des Etats-Unis, la France n’a pas choisi la meilleure position pour être active dans la résolution du conflit. Malgré cela, notre pays ne doit pas renoncer à faire entendre sa voix et à user de son influence pour ouvrir le chemin d’une conférence de paix à Genève. Le Président Poutine a ainsi rendu service à la France.