Olivier Philippe Viela nous régale de son commentaire qui alimente la rumeur du retour de Ségolène. Dans son billet de 20 Minutes publié hier soir, il cite la réponse de la ministre de l’écologie sur le plateau de France 3 dimanche « Pour l’instant, c’est François Hollande qui est candidat » . « Interrogée sur une possible candidature en 2017 à la place du président sortant, elle a rappelé l’échéance : décembre, quand l’actuel chef de l’Etat annoncera s’il tente de briguer un second mandat. Le jour-même, le Journal du Dimanche a barré sa Une d’un « L’hypothèse Royal » surplombant une photo de la ministre de l’Ecologie et de François Hollande ».

Aux dires du journaliste dans une conversation téléphonique entre Jean-Christophe Cambadélis et le député des Bouches-du-Rhône Patrick Mennucci, le premier secrétaire du P.S aurait indiqué que pour que la social-démocratie survive aux législatives, il faudrait qu’elle obtienne 18 % à la présidentielle. On comprend maintenant la possible participation de Royal à la primaire pour sauver les meubles de la maison socialiste. D’autant que la ministre qui préside la COP 21 semble bien en vue de nos compatriotes. Ils sont nombreux à apprécier le franc parler de cette politique à présent vengée des affronts publics et privés.

De là à imaginer que son Président d’ex-mari puisse favoriser sa candidature, il y a un pas à franchir avec une grande prudence. Certes l’hypothèse d’une candidature Valls qui chemine à grand renfort de complicité médiatique irait bien dans le sens d’une explication psychologique d’un François Hollande en mal de revanche vis à vis de son premier ministre trop intrigant.

Quoi qu’il en soit on notera l’attitude joviale de Jean-Louis Boorlo qui assistait à une interview dans laquelle l’ancienne candidate fait mine de rejeter cette hypothèse. A la question du journaliste qui prend à témoin l’ancien chef de file des centristes, ce dernier répond pince sans rire qu’elle n’a pas vraiment dit non.

Dans un paysage très perturbé, dans l’attente de primaires agressives à droite et sur fond de sondages mortifères pour la gauche, il y a peu être une part de vérité dans cette rumeur médiatique. Mais à quoi bon si en arrière plan la présumée candidate devait se contenter de poursuivre dans une voie sans issue pour la gauche et pour le peuple de France.

Xavier DUMOULIN