Raúl Castro: “La permanente enseñanza de Fidel es que sí se puede” (+ Video)

4 diciembre 2016
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http://www.cubadebate.cu/noticias/2016/12/04/raul-castro-la-permanente-ensenanza-de-fidel-es-que-si-se-puede/#.WEPMMYWcHDc

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“Aujourd’hui, 25 Novembre à 10h29 de la nuit est mort le commandant en chef de la Révolution cubaine Fidel Castro Ruz Conformément à la volonté expresse du camarade Fidel, sa dépouille sera incinérée les premières heures du matin du samedi 26. Le comité d’organisation des funérailles nous fournira des informations détaillées sur l’organisation de l’hommage posthume au fondateur de la révolution cubaine. 

Jusqu’à la victoire Toujours! ” » Raoul Castro

A las 10:29 de este viernes 25 de noviembre de 2016 murió el Comandante en Jefe, Fidel Castro. La noticia la confirmó Raúl en una alocución en la emisión de cierre del Noticiero Nacional de Televisión, que reproducimos para nuestros lectores:

Querido pueblo de Cuba:

Con profundo dolor comparezco para informarle a nuestro pueblo y a los amigos de América y del mundo, que hoy 25 de noviembre, a las 10:29 horas de la noche falleció el Comandante en Jefe de la Revolución Cubana Fidel Castro Ruz. En cumplimiento a la voluntad expresa del Compañero Fidel, sus restos serán cremados. En las primeras horas de mañana sábado 26, la comisión organizadora de los funerales, brindará a nuestro pueblo una información detallada sobre la organización del Homenaje póstumo que se le tributará al fundador de la Revolución Cubana. ¡Hasta la victoria siempre!

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Cuba, la moringa, le vieil homme et la mer

 L’insularité offre certainement quelques clés de compréhension de la façon d’être cubaine. Mais la longévité du « caballo » qui fêtait samedi ses quatre vingt dix ans n’est pas réductible à la plante miraculeuse consommée et traditionnellement vantée par le comandante auprès de ses hôtes en visite à Cuba. François Hollande en a peu être pris de la graine!

Libé consacrait son éditorial et ses premières pages au « survivant » avec cette faconde pourtant peu amène vis à vis de celui qui incarne toujours le socialisme cubain. On ne s’étonnera pas du réflexe anti-cubain de ce journal fondé il y a plus de quarante ans sur l’anti-impérialisme et l’exotisme des guérillas révolutionnaires. En politique comme en amour, on ne déteste jamais assez ce que l’on adorait, fusse au prix d’un reniement s’accordant de tous les mensonges.

Pour disqualifier ce mythique héraut de la Révolution cubaine qui talonne encore le Che dans sa notoriété, aucune médisance ne sera épargnée envers Fidel qualifié par Lançon dans son éditorial d’ « ogre historique » doté d’un « extraordinaire instinct » de « séducteur mobile et implacable qui transforma en or tout ce qu’il touchait »!

Et dans des pages vénéneuses François-Xavier Gomez en rajoute sur le même ton d’un article intitulé « Castro bon pied, mauvais œil ». Ce papier, trop vite bouclé et pétri de contradictions, balance, sans subtilité, mille griefs en vrac. Pour un peu on pourrait croire que Raoul et Fidel se livrent à une guerre idéologique sur la question des privatisations ou du rapprochement diplomatique avec les Etats-Unis!

L’article mentionne les « Réflexions du camarade Fidel », cette « icône révolutionnaire »qu’il accuse de faire entendre sa voix, ce qui ne serait pas « une bonne nouvelle pour l’avenir de Cuba ».

Pour faire pièce à cette impitoyable accusation, nous livrons aux internautes le lien avec le blog de Fidel dont certains articles sont traduits en français. Nous en appelons à l’intelligence critique pour un autre regard sur l’histoire de ce pays en pleine ouverture…

Xavier Dumoulin 16 août 2016

Cuba, la moringa, le vieil homme et la mer… Castro un mythe vivant!

Créé par le 16 août 2016 à 8:26 | Dans : a1-Abc d’une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin | Modifier

 

« La retraite du comandante »

Depuis l’annonce de son retrait des affaires publiques, les journaux se livrent à une rétrospective de l’épopée du  »comandante ». Eloges et critiques se conjuguent pour retenir le meilleur et,  trop souvent,  le pire du dernier mythe vivant de la Révolution. D’aucuns en conviennent presque à contre coeur : en dépit des critiques acérées sur sa politique répressive, force est de constater le charisme persistant de Fidel Castro auprès d’un peuple instruit en proie aux vexations d’un embargo économique inique. Ce qui fait largement consensus dans les commentaires journalistiques, c’est d’abord cette nature exceptionnelle d’un personnage d’une bravoure et d’une intelligence incontestées mises au service d’une révolution légitime. On déplore ensuite, de la droite à la gauche, l’enlisement et l’effacement  de Cuba dans les enjeux de la guerre froide depuis la crise des missiles jusqu’à l’alignement sur feu le bloc soviétique. Pourtant, Castro accompagna ce grand mouvement des non-alignés dont il présida, il y a peu de temps encore le dernier sommet. S’il est encore tôt pour faire le bilan d’une vie au service d’un peuple, on peut d’ores et déjà dépassionner le débat en intégrant largement la donne internationale et la réalité concrète dans la critique d’un régime que l’on peut sans doute amalgamer au parcours du « comandante ». Ce dernier a livré le fond de sa pensée à Ignacio Ramonet dans un entretien approfondi et sans complexe, n’éludant pas la question des libertés publiques. Prenons garde de ne pas commettre de contresens en la matière et gardons la juste mesure de cette réalité, en soi toujours inacceptable. Même pour ses détracteurs,  Fidel ne mérite au pire que les limbes. Pour le plus grand nombre, il est déjà  dans le Panthéon de la Révolution.

Xavier Dumoulin 20 février 2008

Hommage à Fidel Castro – La retraite du « comandante »

Créé par le 20 fév 2008 | Dans : a1-Abc d’une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin | Modifier

Du temps de Fidel et de ses disciples

Dans l’époque post-soixante huitarde, la jeunesse tiers-mondiste à la recherche d’exotisme se prenait de passion pour les figures emblématiques du Che, de Mao, de Castro et de l’oncle Hô. Le premier, mort en martyr partageait avec ses frères de lutte cette même expérience de la guerrilla, érigée en théorie de la guerre révolutionnaire à laquelle étaient conviées les larges masses populaires du tiers monde.  Emprisonné à la suite de l’attaque de la caserne de Moncada puis exilé avant son retour clandestin à Cuba, Fidel Castro,  le comandante, vainqueur de Batista et libérateur de l’île se tourna vers l’URSS, contraint et forcé du fait de l’attitude impérialiste des Etats Unis. Ce faisant, son prestige en souffrit quelque peu au sein du camp des non alignés d’Afrique et d’Orient et des forces de la contestation gauchiste en Occident qui vénéraient  davantage son défunt ami Che Guevara.

Revenu de sa turbulente et aventureuse période guevariste et de son tragique épilogue bolivien, Régis Debray amorçait une évolution doctrinale lui faisant reconsidérer le mythe révolutionnaire. Précurseur, Régis Debray engageait une réflexion essentielle.  » La critique des armes ne saurait dispenser des armes de la critique « , énonçait alors le philosophe marxiste à la recherche de nouvelles stratégies de rupture avec le capitalisme. En se rangeant au côté des partisans d’une voie pacifique vers le socialisme, il ne renonçait nullement à la critique radicale du capitalisme et de l’impérialisme. Pourtant, il dut rompre ce dialogue avec Fidel sans jamais manquer de respect envers l’héroïque combattant.

Castro adoptait alors une posture marxiste-léniniste trop conciliante envers Moscou. Les maîtres du Kremlin recevaient de la part de l’intelligentsia marxiste occidentale de l’époque des critiques rédhibitoires : notamment celles d’avoir liquidé, avec le stalinisme liberticide, toute tradition révolutionnaire en instaurant à l’Est un capitalisme d’Etat bureaucratique dominé par une nomenklatura auto-cooptée aux privilèges exorbitants et de masquer, sur le plan international, une volonté expansionniste  derrière un vocabulaire plus lénifiant que léniniste. Cette critique trotskiste  du socialisme dégénéré ira jusqu’à la dénonciation du complexe militaro-industriel ( Castoriadis ). Au même moment en France, l’Union des Etudiants communistes traversait une crise sans précédent, source de scissions des branches trotskistes et maoïstes, tandis que le débat entre humanistes ( Garaudy ) et structuralistes ( Althusser ) agitait le PCF. Ce dernier évoluera plus tard vers un socialisme aux couleurs de la France liquidant une grande part de son ancrage marxiste avec l’abandon de la référence à la dictature du prolétariat. Malgré son ambiguité, cette démarche du PCF avait le mérite d’aborder autrement son rapport aux libertés publiques au sein d’une gauche unitaire préparant sa conquête du pouvoir. Le CERES jouait alors son rôle d’aiguillon de la gauche au sein d’un nouveau PS constitué sur la base d’une stratégie de rupture avec le capitalisme, celle d’Epinay. Régis Debray se trouvait dans une certaine  proximité intellectuelle avec ce courant à l’endroit duquel François Mitterrand eut un jour ce mot ironique :  » le CERES : un faux parti communiste avec de vrais petits bourgeois ! »  Il n’empêche que Régis Debray sera appellé comme conseiller à l’Elysée d’où il  inspira Mitterrand dans son discours de Cancoun, discours impressionnant mais sans réelle traduction concrète.

Castro, pendant tout ce temps résistait aux assauts de l’Amérique qui organisa un véritable blocus économique au dépens de la population de l’île.  Il mena une politique qui comporte une part de réussite incontestable dans le domaine culturel, sanitaire et social. Ce gardien de la Révolution jouit encore d’un certain charisme  à Cuba. On ne saurait d’ailleurs lui imputer toute les responsabilités dans la crise qui secoue son pays. Force est néanmoins de déplorer un rapport au pouvoir travestissant l’idéal proclamé. Ceux qui n’ont pas oublié la réalité historique d’une Amérique latine en proie à l’impérialisme ( la chute de Salvador Allende organisée avec la complicité de la CIA en 1973 ) savent entourer leurs critiques de considérations objectives. Ils n’en sont pas moins exigeants dans leurs attentes d’un véritable renouveau démocratique. Sans méconnaître la  part de génie du dirigeant cubain on se devait de l’interroger, à la manière d’un Ignacio Ramonet, sur son rapport actuel au pouvoir. Dans sa quatre vingt et unième année, le leader Maximo, comme le nomme ses ennemis, fait une annonce bien tardive de retrait possible du pouvoir. Pour ses disciples des deux côtés de l’Atlantique, soucieux de maintenir une image positive de ce héraut de la Révolution, il était sans doute grand temps ! Ils voudraient bien croire au dicton qui dit qu’il  n’est jamais trop tard pour bien faire !

Xavier Dumoulin 19 décembre 2007

Du temps de Fidel et de ses disciples

Créé par le 19 déc 2007 à 5:38 | Dans : a1-Abc d’une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, a2-Blog-notes politique de Xavier Dumoulin, a3-Civisme, citoyenneté et militance chez Xavier Dumoulin, Amérique Latine | Modifier

 

P1040505Le rassemblement de Playa Giron du mardi 19 avril dernier, jour de clôture du 7° congrès du PCC, commémorait le 55° anniversaire de la victoire du 19 avril 1961 dans la péninsule de Zapata (baie des cochons) sur l’impérialisme américain. Crédits photographiques du blog citoyen, socialiste et républicain.
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Crédits photographiques du blog citoyen, socialiste et républicain Une délégation de la santé au défilé du 1° mai 2016 à Jaguey de la province de Matanzas
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1° mai 2016 à Jaguey Crédits photographiques du blog citoyen
 manifestation du 1° mai 2016 à Jagueymanifestation du 1° mai 2016 à Jaguey Crédits photographiques du blog citoyen, socialiste et républicain
1° mai 2016 à Jaguey
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