Les alliances de revers à l’assemblée nationale lors du vote du PLFS, sous l’influence des chefs respectifs de partis eux-mêmes tous divisés dans leur propre représentation parlementaire (à l’exception notable de LFI et de Renaissance), en disent long sur l’impasse stratégique à gauche, au centre et à droite. Celle-ci, la plus rongée de contradictions insurmontables, ne voit son salut que dans l’alliance des droites. Elle se prépare à grands coups de menton médiatiques (Cf. le best-seller de N.Sarkosy) à travestir ses derniers liens gaulliens dans l’éloge d’une radicalité en œuvre pour les prochaines échéances électorales locales et nationales.

C’est la stratégie du chaos qui saisit aussi la gauche avec la liquidation du NFP (dont chacune et chacun analysera les responsabilités respectives de ses anciens protagonistes) et renvoyant à l’impasse électorale face au bloc de droite et au bloc bourgeois. Sans objectifs affichés, la vie politique subit son inexorable dégénérescence dans cette révolution passive qui ne trouve plus la force et la clarté d’une expression citoyenne d’intérêt général.

Les confusions dans les mots d’ordre des manifestations paysannes actuelles, avec une conjonction d’acteurs que rien ne devrait rassembler, offrent, en miroir,  le même délitement dans la société civile rurale. Par delà l’épizootie bovine, on suivra avec intérêt  la capacité de la France à se faire entendre sur le dossier du MERCOSUR dans ce brouhaha en souhaitant une sortie positive de ce bras de fer bien mal parti après les propos contradictoires du président Macron.

Xavier DUMOULIN