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Elections européennes : Le blog citoyen publie sans les commenter la position du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen et les intervention critiques de Michel Sorin et de Marinette Bache

Créé par le 22 mar 2009 | Dans : Fédérations MRC d'Aquitaine

Résolution adoptée par le Conseil National du Mouvement Républicain et Citoyen, dimanche 22 mars 2009.

Elections européennes : la position du Conseil national du Mouvement Républicain et Citoyen

La gauche, toute la gauche, a aujourd’hui la responsabilité historique d’apporter une réponse à la crise sans précédent qui frappe et frappera demain encore plus fort, crise historique du capitalisme, résultant elle-même d’une déréglementation généralisée engagée sous l’impulsion des Etats-Unis et dont l’Europe libérale a été depuis vingt-cinq ans le relais.

Le Mouvement Républicain et Citoyen a recherché loyalement un accord avec l’ensemble des forces de gauche pour redresser la construction européenne sur une base de projets, répondant aux besoins et aux aspirations des peuples à partir des nations, cadres premiers de la démocratie, d’une puissance publique réhabilitée, adossée à une citoyenneté relevée, dans la perspective d’un monde multipolaire régi par le Droit.

Le Parti socialiste s’est montré d’abord préoccupé de surmonter ses propres divisions intérieures. Quant aux organisations politiques regroupées au sein du « Front de gauche », elles n’ont pas voulu d’un accord acceptable par le Mouvement Républicain et Citoyen.

Le Conseil National réuni le 22 mars au Kremlin Bicêtre a constaté que les négociations engagées avec ces organisations achoppent sur une divergence de fond quant à la manière de redresser la construction européenne.


 

Leur rejet de la souveraineté nationale et particulièrement d’un amendement MRC indiquant qu’« on ne fera pas l’Europe sans et à plus forte raison contre les nations qui sont le lieu privilégié de l’expression démocratique et de la solidarité » est révélateur. Les organisations du « Front de Gauche » partagent en fait, à travers des expressions comme « souveraineté européenne », « assemblée constituante européenne », les mêmes postulats illusoires que ceux qui ont conduit les sociaux-libéraux à accepter, au nom de la supranationalité, la prise en otage de la construction européenne par le capitalisme financier mondialisé.

Faire croire à notre peuple qu’on peut redresser la ligne sociale-libérale sur la base de postulats illusoires procéderait d’une démagogie trompeuse à laquelle nous nous refusons. La République ne peut se dissoudre dans le mouvementisme.

Une alliance électorale sans principe ni débouché stratégique ne correspondrait pas à notre conception de l’action politique. Le MRC constate que la gauche aujourd’hui n’offre malheureusement pas de débouché politique à la crise et à la protestation sociale : le PS n’a pas rompu avec sa ligne sociale-libérale, comme l’a montré la ratification du traité de Lisbonne par la majorité de ses parlementaires. Le « Front de gauche » n’offre pas de perspective sérieuse de redressement. Le NPA ne veut pas venir au pouvoir.

Dans ces conditions le MRC développera sa propre ligne républicaine. Il publiera son propre texte d’orientation dans les prochains jours. Il préparera les échéances qui viennent et plus particulièrement celles de 2012 qui seules permettront de relever la France et la République et de réorienter vraiment la construction européenne.

Intervention de Michel Sorin (Mayenne)

 Secrétaire national, chargé du développement du MRC dans le Grand Ouest

Bonjour à tous !

Le monde est à un tournant vertigineux de son histoire

Les USA et le capitalisme financier, qui dominaient le monde, sont cul par-dessus tête.

-          Aux USA, la planche à billets fonctionne à plein régime pour enrayer la récession économique, à coup de milliards de dollars injectés par la banque centrale. Une telle création monétaire n’a pas d’équivalent dans l’histoire. Les conséquences pour le dollar sont imprévisibles ; elles menacent l’euro et l’économie européenne. Que va faire la Banque Centrale Européenne ? Que va faire l’Europe ?

-          Nous sommes au-delà d’une crise. C’est la remise en cause foudroyante du capitalisme financier, du pouvoir des banques et de la finance mondialisée. Le capitalisme, en tant que système de production des richesses, n’en sort pas indemne.

Comme les nationalismes sont des maladies des nations, le capitalisme financier de ces trente dernières années est une maladie du capitalisme. Il ne s’agit pas de rêver à une forme de socialisme se substituant au capitalisme. Il s’agit d’imaginer une organisation volontaire des Etats encadrant le capitalisme. On peut appeler cela de la régulation. En fait, c’est tout simplement le rôle des Etats, qui est de définir le cadre d’action de l’économie.

Il s’agit de mieux affirmer le primat du politique sur l’économie, comme sur la plupart des activités humaines. C’est le moment de redéfinir le cadre politique souhaitable pour que les citoyens soient associés convenablement aux décisions les plus importantes.

C’est là que notre bonne vieille République, laïque et sociale, revient en force, et nous avec. Dans un tel contexte, nous ne devons pas lâcher notre stratégie adoptée en juin dernier, lors de notre congrès. Et, plus que jamais, nous devons faire corps, MRC et Jean-Pierre Chevènement, ensemble, à chaque temps fort de la vie politique nationale.

Les élections européennes sont un temps fort

Dans le Grand Ouest, nous en sommes persuadés. C’est pourquoi nous avons majoritairement désapprouvé les propos tenus, notamment en bureau national, le 4 février, par ceux qui croient que seule l’élection présidentielle est importante. En fait, l’échéance électorale du 7 juin a son importance dans la longue marche vers la refondation républicaine de la gauche. Il nous faut poser des jalons pour une nouvelle donne à gauche. Comment ?

Avons-nous le choix des partenaires ?

-          Le PS veut se refaire une santé en se réunifiant autour de la perspective d’une Europe de gauche, favorable au traité de Lisbonne.

-          Il reste le Front de gauche. Certes, il ne semble pas avoir besoin de nous pour mener sa vie, et notre projet républicain ne l’intéresse pas vraiment.

Pourtant, avec nous, il gagnerait en crédibilité républicaine et pourrait montrer qu’une force de gauche (socialiste, communiste et républicaine, antilibérale, exigeante en matière de valeurs et principes démocratiques, y compris au niveau européen) peut exister entre le PS et l’extrême gauche.

C’est le meilleur moyen de limiter l’influence du NPA et de faire comprendre au PS que la seule voie d’avenir est dans l’alliance à gauche, ouverte aux républicains de progrès, et dans la réorientation de la construction européenne.

Le PCF et le PG gagneront à nous avoir avec eux et nous gagnerons à être de plain pied sur le terrain, dans une campagne électorale. Il nous faut conserver nos adhérents et en persuader d’autres de nous rejoindre. Reconnaissons-le : nous manquons d’oxygène et notre vie militante est en train de se réduire dangereusement. Il faut réagir. N’attendons pas du PS qu’il nous sauve la vie.

Et, pourtant, nous avons un grand homme d’Etat à la tête de notre Mouvement. Nous avons besoin de lui, comme il a besoin de nous. Il a besoin d’un Mouvement structuré, uni dans l’action politique, dans un pays qui, lui-même, a besoin d’une révolution démocratique et républicaine.

Poser publiquement les conditions d’un accord avec le Front de gauche

Jean-Pierre Chevènement vient de dire que le Front de gauche ne veut pas de nous, alors que, c’est l’évidence, notre présence lui apporterait un plus. Ce n’est pas à nous de dire non. Il faut aujourd’hui poser quelques conditions qui correspondent au respect de ce que nous sommes et attendre la réponse qui nous sera faite.

Le combat de la refondation de la gauche commence maintenant. Nous devons nous y engager à fond. Je comprends la position de Jean-Pierre Chevènement mais, contrairement à lui, je crois qu’il est décisif pour le MRC de s’engager dans cette campagne. Il faut continuer les discussions dans la clarté.

22 mars : triste Conseil national du MRC, par Marinette Bache

Je m’exprimerai plus tard sur ce que je pense de la manière dont s’est déroulé le CN du MRC du dimanche 22 mars, mais également l’ensemble des négociations. En attendant, vous trouverez ci-dessous le texte de mon intervention :

“Ce n’est vraiment pas une nouvelle : nous avons des désaccords importants avec le parti communiste, avec le PG, encore plus sans doute avec les Alternatifs et la Gauche unitaire. Le texte auquel sont arrivés, après beaucoup de travail dont il faut les remercier, nos négociateurs, n’est pas un texte qui serait issu d’un congrès du MRC.

On se demande si ce texte est acceptable ?Je me demande, moi, si, sérieusement, c’est la bonne question.

Pourquoi ? Parce que je me souviens. Je me souviens que nous avons fait liste commune avec le PS. Alors je sais ce que valent les textes

Croyez-vous que JL Mélenchon est en accord avec ce texte ? Eh bien allez voir sur le site de son parti ses options sur l’Europe. Il s’en moque du texte Jean-Luc Mélenchon ! Il joue une échéance. Si le Front de Gauche fait un score et si nous n’en sommes pas, le seul vainqueur sera JL Mélenchon. Et c’est lui qui comptera en 2012. Pas nous. Nous auxquels on répète que la seule échéance qui compte est la présidentielle !

Revenons à nous justement.

Nous sommes des républicains. De gauche. Vous savez que ma conception de la République ne peut se confondre avec la droite. J’ai eu l’occasion de développer cette idée ; je n’y reviens pas. Nous croyons à la souveraineté nationale. J’espère qu’elle se confond avec la souveraineté populaire. Sinon c’est quoi la souveraineté nationale ? Qui la porte ?

Nous n’avons pas la même conception de la construction européenne. Ce n’est pas une découverte.

Alors, qu’avons-nous de commun avec le PCF et le PG ? Nos refus. Nos refus de l’Europe libérale. Ce n’est pas grand-chose mais c’est déjà ça.

Et c’est beaucoup plus que ce que nous avons avec le PS ! Ce qui ne nous a pas empêché de faire liste commune avec lui. Nous avions alors subi une campagne “européiste”. Je me souviens des tracts avec le petit encart MRC qui disait le contraire de l’ensemble du texte distribué.

Si le problème c’est le texte, alors pourquoi avions-nous accepté d’être présents sur cette liste ?… Parce que, politiquement, nous voulions avoir des élus. Et nous avons eu 2 élus -dont l’une était autant chez nous que moi je suis évêque, mais bon…- Et pourtant, à l’époque, nous avions eu raison de faire cette alliance. Indépendamment du texte.

J’ai bien écouté Guillaume Vuilletet et je crois qu’il a dit 2 choses intéressantes :

- il aurait voulu faire l’alliance avec le PS car ça aurait été le signe que celui-ci aurait voulu renouer avec le peuple ;

- il aurait voulu faire alliance avec le Front de Gauche car ça aurait été le signe qu’ils auraient renoué avec la Nation.

Mais, mes camarades, si tout ça avait eu lieu le MRC ne ferait pas 1%, soit il ferait 40% soit il n’existerait plus car il n’aurait plus de raisons d’exister ayant gagné idéologiquement. Mais nous n’en sommes pas là. Il faut partir de la réalité. Et la réalité c’est que notre choix d’alliance ne peut être fait qu’avec des gens avec lesquels nous sommes en désaccord !

Je n’ai, pour ma part, jamais eu de rapports schizophréniques avec le PS. J’ai, au contraire, toujours dit qu’il était divers dans sa base, qu’il ne fallait pas lui appliquer un ostracisme systématique. Reconnaissez qu’à l’époque ce n’était pas très porteur au MRC.

Vous savez, moi, une alliance avec le PS ne m’aurait pas horrifiée sur le fond. Parce que je sais bien que ça ne nous aurait pas contaminés. Que nous serions restés ce que nous sommes.Si j’étais contre une alliance avec le PS c’est que je pensais que c’était stratégiquement inutile. Une grande partie du peuple n’a plus confiance en ce parti et ne vote pour lui que par défaut. Cette grande partie du peuple cherche une autre issue, un autre espoir.

C’est la seule et la vraie raison de mon souhait que nous participions à ce Front de Gauche. Redonner un espoir au peuple me paraît être une vraie ambition. Plus même : une nécessité ! 

Alors je vois tout de suite ce qu’on va me répondre : cet assemblage est incapable d’avoir une cohérence pour gouverner (par parenthèse : quelle est celle d’un accord avec le PS ?) et ce manque de cohérence tromperait le peuple. Chers camarades, si vous pensez que nous en sommes à gouverner, vous êtes trop optimistes ! La gauche militante n’en est pas encore là. Le débat est sur la table et j’ai bien peur pour longtemps. D’ailleurs beaucoup l’ont dit : ce n’est pas pour demain le retour de la Gauche, d’une Gauche fidèle au peuple, au pouvoir. D’ailleurs, je pense de plus en plus que seule une gauche fidèle au peuple pourra y revenir.

Je crois, comme d’autres, que tout n’est pas pourri au royaume de Martine Aubry. Qu’il existe beaucoup de camarades PS, quelques uns au sommet, beaucoup plus chez les militants (rappelez-vous 2005 !) qui sont intéressés par nos analyses et finalement assez proches de nos idées. C’est vers ces camarades, nombreux, qu’un signe important serait utile. Ce signe ce pourrait être une liste à la Gauche du PS, mais pas d’extrême gauche, qui ferait un score non ridicule.

Ne caricaturons pas ce Front de gauche ! Le PCF n’est plus celui de Marchais mais il n’est pas plus, de manière monolithique, un parti boboïsant ; il est divers et il y a des républicains : nous en cotoyons au Conseil de Paris. Quant au Parti de Gauche, toute la gauche y est présente, des ultra écolos aux vrais républicains –ces derniers pour partie issus de nos rangs. Arrêtons de caricaturer ce parti aussi divers que nous l’étions en 1992 lorsqu’on nous appelait le “ Mouvement du Coin ” !

Si nous ne nous battons pas aux côtés de ceux qui se battent vraiment (”mal”, oui, je le sais, “mal”) contre le libéralisme, alors que 3 millions de personnes défilent dans les rues où serons-nous ? Et pourquoi pensez-vous qu’il y ait 3 millions de personnes dans les rues ? Parce que il y a le front uni syndical pas parce qu’ils sont d’accord avec un texte commun.

Les organisations syndicales ne savent pas quoi faire de ce succès ? Moi non plus, comme Georges SARRE, je ne leur jetterai pas la pierre. Ce serait un comble car ce sont bien les politiques, nous y compris, qui portent la responsabilité de donner un débouché politique aux luttes sociales !

Notre rôle c’est de construire (et, pour reprendre nos terminologies habituelles, ce n’est pas une stratégie de fusil à un coup mais plutôt celle de la longue marche), construire patiemment et sans relâche une force de gauche.

Alors j’ai bien compris qu’on nous appelle à fermer cette porte.

Je vous dirais donc ma très grande crainte sur l’avenir de notre mouvement. Je le dis avec sérénité, -moi que l’on a soupçonné de vouloir rejoindre Mélenchon, … même si je n’ai participé à aucun meeting ou débat sur internet- : je suis née politiquement dans la mouvance MRC et je mourrai -le plus tard possible- au MRC. Mais je sais, bien qu’on ne veuille pas le dire tout haut, que beaucoup de camarades ne resteront pas l’arme au pied dans cette campagne. A quoi ça sert de se le cacher ?

Si, au moins, on pouvait, comme l’ont proposé entre autres Jean-Pierre Lettron, Michel Sorin, Catherine Coutard et d’une certaine manière Georges Sarre, ne pas apparaître comme les casseurs de cette dynamique. Votons un texte sur la base de ce qu’a demandé Catherine Coutard et proposons le à nos partenaires. Sans cela mes camarades, le Front de Gauche n’aura peut-être pas les ” cadres ” du MRC, mais il aura les militants et les colleurs d’affiche… enfin ceux qui restent.

Ne considérons pas aujourd’hui que les choses sont terminées.

Etre présents dans ces élections ne va peut-être pas nous sauver. Etre absents risque de nous faire très mal. Et si Pierre Dubreuil disait tout à l’heure : “ l’important c’est qu’il nous reste nos valeurs ”, c’est vrai mais nous serons combien pour les porter ?”

Chevènement déplore la France dans l’Otan

Créé par le 17 mar 2009 | Dans : Fédérations MRC d'Aquitaine

Article paru dans Le Figaro, mardi 17 mars 2009. L’ancien ministre de la Défense de Mitterrand était l’invité du « Talk Orange-Le Figaro ».

Jean-Pierre Chevènement déplore le retour de la France dans l’Otan. L’ancien ministre de la défense de François Mitterrand s’en est expliqué hier lors du « Talk Orange-Le Figaro ». Pour lui, cette décision de Nicolas Sarkozy « a une portée politique et symbolique très forte. Elle revient sur la décision prise par le général de Gaulle en mars 1966. Elle abolit la distance que nous avions conservée avec l’organisation militaire intégrée de l’Otan ». Une distance qui, selon Jean-Pierre Chevènement, permettait à la France de s’opposer à des décisions prises « à la Maison-Blanche ». Or, « quand vous êtes à l’intérieur, quand vous êtes autour de la table, on peut dire non une fois. Mais c’est un fusil à un coup. On ne peut pas dire non tout le temps quand on est intégré », a-t-il assuré.

« Que le PS se mette à la page »
Chevènement redoute que ce retour place la France en situation de dépendance vis-à-vis des États-Unis. « Nous sommes de plus en plus tributaires d’une alliance qui obéit aux tropismes de la politique américaine », a-t-il regretté avant d’assurer ne pas avoir eu connaissance de discussions entamées par François Mitterrand pour réintégrer l’Otan. « Cela n’est jamais venu à mes oreilles. Si ces discussions ont eu lieu, c’est tout à fait à mon insu », a-t-il dit. Et puis, pour lui, « il faut cesser de se réclamer de François Mitterrand ou de Jacques Chirac parce que ni l’un ni l’autre n’ont franchi le pas que vient de franchir Nicolas Sarkozy ».


 

Aujourd’hui président du MRC, Jean-Pierre Chevènement discute avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et ses alliés du PS pour tenter de s’allier à l’occasion des élections européennes de juin. « Nous en avons discuté et on discute toujours. Mais nos discussions achoppent sur la souveraineté nationale », a-t-il dit. « Notre but est de réorienter la construction européenne, de lui donner un horizon moral, social », a assuré Jean-Pierre Chevènement qui garde un oeil sur son ancien parti : le PS.

« Depuis 2005, le PS est divisé entre partisans et adversaires de la Constitution européenne. Il faut que ce débat aille à son terme, car il traverse en réalité le PS depuis une trentaine d’années (…). Il faudrait que les socialistes se mettent à la page », a-t-il indiqué. Confiant en aparté avoir rencontré Martine Aubry, Jean-Pierre Chevènement assure l’avoir trouvée « dynamique » mais n’envisage pas de réintégrer le PS.

Le MRC est le ferment de l’unité entre la gauche et les républicains, par Michel Sorin

Créé par le 10 mar 2009 | Dans : Fédérations MRC d'Aquitaine

 

En juin 2008, réunis en congrès au Kremlin-Bicêtre, nous étions en plein accord avec Jean-Pierre Chevènement, qui proposait de refonder la gauche sur des bases républicaines.

La difficulté est dans le chemin à prendre pour atteindre cet objectif. Au moment où nous allons débattre, en conseil national, le 15 mars, des modalités de notre engagement dans les élections européennes, je propose de répondre à quelques questions importantes.

Que constatons-nous ?

Le parti socialiste (PS) refait son unité sur la question européenne, en s’alignant sur les positions des autres partis social démocrates européens (traité de Lisbonne), dans l’espoir de les infléchir dans un sens plus social et moins libéral, de manière à se démarquer des partis de droite, au niveau du Parlement européen.

Le parti communiste français (PCF) a accepté l’offre du parti de gauche (PG) de constituer un front de gauche, ouvert à d’autres composantes, afin de marquer le refus de l’Europe libérale sur la base du non majoritaire le 29 mai 2005 lors du référendum de ratification du traité constitutionnel européen (TCE).

Le nouveau parti anticapitaliste (NPA) est un parti qui inscrit son action dans les luttes sociales, sans chercher à participer à des coalitions de gauche visant à accéder au pouvoir au niveau national.

Où cela conduit-il ?

Dans l’immédiat, c’est-à-dire aux élections européennes, le PS et le NPA – dont les positionnements politiques sont traditionnels et complémentaires (social démocratie et extrême gauche) – sont bien partis pour tirer leur épingle du jeu électoral.

C’est moins clair pour le front de gauche, car sa démarche apparaît excessivement et exclusivement d’opposition à l’Europe et de division de la gauche, sans capacité de créer une dynamique de rassemblement populaire autour d’un projet politique pour la France.

Qu’est-ce qui intéresse les Français ?

Ils attendent désespérément que la gauche soit capable de réunir les conditions d’une alternative au pouvoir en place. Or, elle n’en prend pas le chemin, en raison de ses divisions et de son manque de crédibilité face à la crise.

Que peut faire le MRC ?

D’abord, rappeler où il veut aller, par quel chemin, et, en ce qui concerne les élections européennes, choisir ce qui permet de se rapprocher le plus possible de ce chemin.

Concrètement, quelle décision dimanche 15 mars ?

Le MRC veut refonder la gauche sur des bases républicaines et tout faire pour qu’une alliance de la gauche et des républicains soit en position, le moment venu, de porter son candidat (homme ou femme) à la présidence de la République française.

Au-delà des différences existantes entre PCF, PG et MRC, ces trois partis ont le mérite de poser des jalons pour créer les conditions d’une nouvelle donne à gauche.

C’est un point de départ. Il ne faut pas chercher l’accord parfait sur tous les sujets, mais se limiter à ce qui est essentiel pour mener une vie commune pendant deux mois, en s’engageant à limiter les interventions publiques à cet essentiel.

Ce qui compte, c’est l’accord sur la démarche commune, qui est de prendre appui sur le refus du peuple français de ratifier un traité qui voulait constitutionnaliser une doctrine, le libéralisme en économie. Les évènements, depuis, ont montré la nécessité de réorienter l’Europe.

Sur cette base, il est possible de rassembler des hommes et des femmes, qui ont foi dans la gauche et la République, et qui veulent être représentés au Parlement européen par des députés de conviction antilibérale.

Politiquement, c’est la meilleure façon de limiter l’influence de l’extrême gauche et de montrer aux socialistes que la seule voie d’avenir pour accéder aux responsabilités nationales est l’alliance à gauche, ouverte aux républicains de progrès.

http://mrc53.over-blog.com/

Amorcer le rassemblement de la gauche, par Michel Sorin

Créé par le 28 fév 2009 | Dans : Fédérations MRC d'Aquitaine, Pour une autre Europe

Les élections européennes auront lieu le 7 juin 2009. Le moment est venu, au niveau du Mouvement Républicain et Citoyen, de se déterminer sur les conditions de sa présence à ce scrutin.

Ce 25 février, lors de la réunion du secrétariat national, à laquelle je ne participais pas, Jean-Pierre Chevènement et Georges Sarre ont rendu compte des discussions qui ont eu lieu le 23 février avec Marie-George Buffet (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche).

Voici le texte que j’ai adressé, cet après-midi, à Jean-Pierre Chevènement et à mes collègues de la direction du MRC.

Contribution de Michel Sorin aux réflexions du secrétariat national MRC -  25 02 2009

Dans ma lettre à Jean-Pierre Chevènement, le 2 février, je souhaitais que soient respectées trois conditions dans le mode de décision de notre Mouvement concernant les élections européennes. La première ayant été satisfaite lors de notre bureau national le 4 février, il en reste deux, que je rappelle :

-          Nous avions adopté, le 7 janvier, en secrétariat national, un très bon texte qui a servi de base de discussion lors des rencontres avec les partis de gauche. Un projet d’accord avec l’un ou plusieurs de ces partis sera jugé selon sa proximité avec les principaux points de notre texte.

-          La question éventuelle des candidatures MRC sur des listes de gauche devrait concerner toutes les circonscriptions électorales et ne pas se limiter à une ou deux places éligibles dans une ou deux circonscriptions (le but étant d’associer l’ensemble du MRC à la décision et à la future campagne électorale).

J’ajoutais :

Ayant participé, le 24 janvier, à la rencontre organisée par le MRC Bretagne, à Guingamp, je puis témoigner de l’intérêt des militants pour débattre de la stratégie d’alliance aux élections européennes. Il me semble important qu’ils soient associés à la décision qui sera prise par nos instances nationales.

La tendance, à Guingamp, était en faveur d’une alliance avec le PCF et le PG, dans le cadre d’un front de gauche respectant notre opposition au traité de Lisbonne.

Les informations en provenance de l’AFP, concernant la rencontre MRC-PCF-PG le 23 février (voir l’article paru sur le blog du MRC 53 Elections européennes : rencontre MRC-PCF-PG pour un Front de gauche - 23 février 2009), sont à compléter par le rapport qu’en feront Jean-Pierre Chevènement et Georges Sarre au secrétariat national, ce soir.

Une éventuelle liste commune avec le PCF et le PG (auxquels s’ajoutent les groupes qui les ont rejoints, notamment le M’PEP) nous permettrait de respecter au mieux les deux conditions que j’ai rappelées, ci-dessus (notamment le non au TCE et au traité de Lisbonne).

De plus, ce serait conforme à notre stratégie de rassemblement de l’ensemble de la gauche en vue des prochaines élections nationales. On pourrait admettre qu’il s’agit d’un premier pas, sachant qu’il n’est pas possible, sur la question européenne, d’amener le PS à faire des listes communes avec le PCF et le PG (et réciproquement).

D’ailleurs, notre Mouvement, dans ses profondeurs, n’accepterait pas une alliance avec le PS, dans la mesure où ce parti reste fondamentalement sur des positions favorables au traité de Lisbonne.

A cet égard, l’initiative de Gauche Avenir est intéressante, mais elle traduit l’impuissance de ses promoteurs face à l’inertie du PS, plus préoccupé par ses problèmes internes que par la discussion d’un texte de fond sur la question européenne.

Je me permets d’insister sur l’importance de notre présence, partout où nous le pouvons, à l’occasion de ces élections européennes, afin de faire connaître la gauche républicaine sur le terrain.

C’est la première condition pour recruter de nouveaux adhérents. La seconde est d’améliorer notre rapport au peuple (voir, à ce sujet, l’article que j’ai mis en ligne, hier soir, sur le blog du MRC 53 Michel Sorin : Jean-Pierre Chevènement est l’homme de la situation - 24 février 2009).

Je reste sur la conviction que « le NON républicain du 29 mai 2005 était un vote fondateur d’une large alliance, allant des gaullistes républicains et sociaux aux républicains d’extrême gauche, en passant par toutes les sensibilités politiques de gauche, à l’image de ce qu’était le Conseil de la Résistance en 1945 » (voir Européennes : Michel Sorin pour l’alliance républicaine anti-libérale - 24 septembre 2008).

Pour le MRC, le plan de financement de la sécurité social et la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires conduisent vers une privatisation du système de santé

Créé par le 13 fév 2009 | Dans : Fédérations MRC d'Aquitaine, Santé-social-logement

LA SECURITE SOCIALE SOLIDAIRE SUPPLANTEE DEMAIN PAR LES ASSURANCES PRIVEES ? 

Depuis plusieurs années, sous les gouvernements de droite, les sommes à débourser directement par les patients pour leur santé n’ont cessé d’augmenter : création des franchises médicales bien sûr, mais, avant cela, introduction du forfait de un euro par acte, augmentation du forfait journalier hospitalier, instauration d’un forfait de 18 euro pour tous les actes d’un montant supérieur à 91 euro. 

Malgré ces mesures, pénalisantes pour les assurés, aucun assainissement des comptes de la Sécurité sociale n’a été obtenu. La Cour des comptes a d’ailleurs pointé à plusieurs reprises cette inefficacité. 

Parallèlement à la diminution de la prise en charge par la Sécurité sociale, les citoyens voient les cotisations de leurs mutuelles augmenter. 

Aujourd’hui, le gouvernement veut taxer les organismes complémentaires en échange d’une association de ces organismes à la « gestion du risque ». 

Ainsi, au prétexte qu’elles participeraient au financement de la Sécurité sociale, les mutuelles et les assurances privées auraient un droit de regard sur les orientations de l’Assurance maladie. 

Cette logique est perverse : il est  craindre qu’elle ne s’apparente à une volonté, d’inspiration libérale, d’ouvrir plus largement le marché de la santé à des compagnies d’assurance à but lucratif. 

D’autant que, sous l’influence des directives européennes, les mutuelles, à vocation solidaire, sont soumises à la dure concurrence des assurances « privées ». Or, celles-ci n’offrent pas les mêmes garanties en matière d’égalité de traitement entre leurs cotisants.  Assurément, c’est avec appétit que ces grands groupes d’assurance regardent le projet du Président de la République de créer un secteur optionnel. 

Cette nouveauté permettrait aux praticiens de pratiquer des dépassements d’honoraires de 50% du tarif de la sécurité sociale, qui pourraient être pris en charge par les organismes complémentaires, ce qui ouvrirait de nouveau marchés aux assureurs. 

Il est temps de chercher des solutions pour sauver vraiment la Sécurité sociale et son financement solidaire. 

Il faut notamment : 

-         envisager les modalités d’une taxation des revenus financiers des entreprises afin d’amener de nouvelles recettes. Cette question doit s’inscrire dans le cadre d’une réflexion globale, rendue indispensable par la crise actuelle, sur le fonctionnement du capitalisme financier 

-         mettre davantage à contribution l’industrie pharmaceutique au moyen d’une taxe plus importante sur le chiffre d’affaires des laboratoires 

-         instaurer parallèlement une politique permettant de rationnaliser les dépenses de médicaments : seuls les médicaments réellement innovants parmi les nouveaux doivent être remboursés ; lorsque plusieurs médicaments d’une même classe existent, leur prix doit être aligné sur celui du moins cher. 

-         introduire des modes de rémunération forfaitaires pour les professionnels, pour en finir avec la course à l’acte. 

L’HOPITAL PUBLIC SACRIFIE ? 

Aujourd’hui, tout se passe comme si l’on voulait décrédibiliser l’hôpital public avant de le saborder. 

Série noire des décès accidentels survenus dans les hôpitaux, déclarations alarmistes d’un responsable santé de l’UMP sur le nombre de décès dus à des erreurs médicales : il est à craindre que les patients perdent la confiance qu’ils placent encore dans l’hôpital. 

L’objectif proclamé de ne plus remplacer un fonctionnaire sur deux ne peut qu’aggraver la pénurie d’infirmières et de soignants dont souffre déjà l’hôpital. 

Or l’hôpital public doit rester le pilier de notre système de santé, garant de la synthèse républicaine entre excellence et égalité d’accès aux soins. 

Déjà, les plans Hôpital 2007 et Hôpital 2012, en induisant notamment la mise en place de la tarification à l’activité (« T2A  »), ont commencé à fragiliser l’hôpital public. 

En imposant aux établissements hospitaliers publics le même mode de financement, basé sur la rentabilité, que celui des cliniques privées, la T2A fait fi des spécificités de l’hôpital public que sont notamment l’accueil de tous les patients sans sélection, la formation initiale des professionnels et les missions sociales de l’hôpital. 

La quête imposée de la stricte rentabilité ne peut qu’aboutir à une sélection des malades, et à une dangereuse et inflationniste course à l’acte. 

Aujourd’hui, la loi Hôpital, patients, santé, territoires semble poursuivre le glissement progressif entamé depuis plusieurs années de notre système de santé vers une logique concurrentielle, lucrative et génératrice d’inégalités, que l’ouverture progressive du secteur de la santé aux fonds spéculatifs vient confirmer. 

Les groupements de coopération sanitaire prévus par la loi permettront le rapprochement d’établissements de santé de droits privé et public, au risque de voir disparaître certaines activités du secteur strictement public, et de voir certains patients dans l’impossibilité d’accéder à des soins de qualité. 

Les futures Agences Régionales de Santé risquent d’être les moyens d’opérer ces regroupements de façon autoritaire. 

Le gouvernement considère que les établissements de santé, qu’ils soient publics ou privés, doivent pouvoir indifféremment « mener ou participer à des missions de service public », parmi lesquelles figure « l’enseignement universitaire et post universitaire ». 

Une réforme des Centres Hospitalo-Universitaires est justement en préparation, ouvrant la voie à la perte par l’hôpital public de sa vocation d’enseignement et de recherche, jusqu’ici domaines réservés lui conférant un prestige qui a permis de retenir les médecins à l’hôpital, et d’offrir à tous un égal accès à des soins d’excellence  Le projet de loi « Hôpital, patients, santé et territoires », prévoit aussi le renforcement des pouvoirs des directeurs d’hôpitaux, au motif d’en faire de vrais « patrons » qui pourront d’ailleurs être issus du secteur privé. 

Les médecins pourront aussi être recrutés sous un statut de droit privé, assorti d’une rémunération qui comportera une part variable. 

L’hôpital public doit rester le pilier d’un système de santé alliant excellence et égalité d’accès aux soins. 

Il faut notamment : 

-         intégrer dans tout plan de relance des investissements majeurs en direction de l’hôpital 

-         revenir sur le dogmatisme de l’application de la tarification à l’activité en accordant des rémunérations forfaitaires à l’hôpital public, à la hauteur des missions de service public qu’il est le seul à pouvoir assurer, et permettre ainsi aux hôpitaux d’assainir leurs budgets 

-         réorganiser l’hôpital sans le soumettre à une logique de rentabilité 

-         responsabiliser les acteurs du système hospitalier en développant une gouvernance démocratique et transparente de l’hôpital 

-         développer dans les zones de faible densité médicale une nouvelle génération de dispensaires-pilotes destinés à pratiquer une médecine ambulatoire en lien étroit avec la médecine hospitalière 

Notre système de santé et son financement par la Sécurité sociale constituent l’essence même du « modèle social français ».  Aujourd’hui pourtant, réforme après réforme, l’idéologie libérale continue de s’insinuer dans les rouages d’un système dont la vocation est d’être universel, égalitaire, et solidaire. 

Alors que les tenants d’une idéologie néolibérale largement discréditée continuent d’influencer la politique de santé dans notre pays, aspirant aujourd’hui à gommer les spécificités qui distinguent l’hôpital public des établissements de santé privés, nous devons faire de la lutte contre les inégalités d’accès aux soins l’un des thèmes principaux d’une indispensable refondation républicaine de la gauche. 

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