a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

Articles archivés

Hommage à Fidel Castro – La vidéo de F Mitterrand à Cuba et Revue d’articles du blog citoyen, socialiste et républicain

Créé par le 26 nov 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

cliquez sur ce lien pour visionner la vidéo

 

 

http://www.slate.fr/lien/63591/mitterrand-castro-cuba-paris

 

Dans l’époque post-soixante huitarde, la jeunesse tiers-mondiste à la recherche d’exotisme se prenait de passion pour les figures emblématiques du Che, de Mao, de Castro et de l’oncle Hô. Le premier, mort en martyr partageait avec ses frères de lutte cette même expérience de la guerrilla, érigée en théorie de la guerre révolutionnaire à laquelle étaient conviées les larges masses populaires du tiers monde.  Emprisonné à la suite de l’attaque de la caserne de Moncada puis exilé avant son retour clandestin à Cuba, Fidel Castro,  le comandante, vainqueur de Batista et libérateur de l’île se tourna vers l’URSS, contraint et forcé du fait de l’attitude impérialiste des Etats Unis. Ce faisant, son prestige en souffrit quelque peu au sein du camp des non alignés d’Afrique et d’Orient et des forces de la contestation gauchiste en Occident qui vénéraient  davantage son défunt ami Che Guevara.

Revenu de sa turbulente et aventureuse période guevariste et de son tragique épilogue bolivien, Régis Debray amorçait une évolution doctrinale lui faisant reconsidérer le mythe révolutionnaire. Précurseur, Régis Debray engageait une réflexion essentielle.  » La critique des armes ne saurait dispenser des armes de la critique « , énonçait alors le philosophe marxiste à la recherche de nouvelles stratégies de rupture avec le capitalisme. En se rangeant au côté des partisans d’une voie pacifique vers le socialisme, il ne renonçait nullement à la critique radicale du capitalisme et de l’impérialisme. Pourtant, il dut rompre ce dialogue avec Fidel sans jamais manquer de respect envers l’héroïque combattant.

Castro adoptait alors une posture marxiste-léniniste trop conciliante envers Moscou. Les maîtres du Kremlin recevaient de la part de l’intelligentsia marxiste occidentale de l’époque des critiques rédhibitoires : notamment celles d’avoir liquidé, avec le stalinisme liberticide, toute tradition révolutionnaire en instaurant à l’Est un capitalisme d’Etat bureaucratique dominé par une nomenklatura auto-cooptée aux privilèges exorbitants et de masquer, sur le plan international, une volonté expansionniste  derrière un vocabulaire plus lénifiant que léniniste. Cette critique trotskiste  du socialisme dégénéré ira jusqu’à la dénonciation du complexe militaro-industriel ( Castoriadis ). Au même moment en France, l’Union des Etudiants communistes traversait une crise sans précédent, source de scissions des branches trotskistes et maoïstes, tandis que le débat entre humanistes ( Garaudy ) et structuralistes ( Althusser ) agitait le PCF. Ce dernier évoluera plus tard vers un socialisme aux couleurs de la France liquidant une grande part de son ancrage marxiste avec l’abandon de la référence à la dictature du prolétariat. Malgré son ambiguité, cette démarche du PCF avait le mérite d’aborder autrement son rapport aux libertés publiques au sein d’une gauche unitaire préparant sa conquête du pouvoir. Le CERES jouait alors son rôle d’aiguillon de la gauche au sein d’un nouveau PS constitué sur la base d’une stratégie de rupture avec le capitalisme, celle d’Epinay. Régis Debray se trouvait dans une certaine  proximité intellectuelle avec ce courant à l’endroit duquel François Mitterrand eut un jour ce mot ironique :  » le CERES : un faux parti communiste avec de vrais petits bourgeois ! »  Il n’empêche que Régis Debray sera appellé comme conseiller à l’Elysée d’où il  inspira Mitterrand dans son discours de Cancoun, discours impressionnant mais sans réelle traduction concrète.

Castro, pendant tout ce temps résistait aux assauts de l’Amérique qui organisa un véritable blocus économique au dépens de la population de l’île.  Il mena une politique qui comporte une part de réussite incontestable dans le domaine culturel, sanitaire et social. Ce gardien de la Révolution jouit encore d’un certain charisme  à Cuba. On ne saurait d’ailleurs lui imputer toute les responsabilités dans la crise qui secoue son pays. Force est néanmoins de déplorer un rapport au pouvoir travestissant l’idéal proclamé. Ceux qui n’ont pas oublié la réalité historique d’une Amérique latine en proie à l’impérialisme ( la chute de Salvador Allende organisée avec la complicité de la CIA en 1973 ) savent entourer leurs critiques de considérations objectives. Ils n’en sont pas moins exigeants dans leurs attentes d’un véritable renouveau démocratique. Sans méconnaître la  part de génie du dirigeant cubain on se devait de l’interroger, à la manière d’un Ignacio Ramonet, sur son rapport actuel au pouvoir. Dans sa quatre vingt et unième année, le leader Maximo, comme le nomme ses ennemis, fait une annonce bien tardive de retrait possible du pouvoir. Pour ses disciples des deux côtés de l’Atlantique, soucieux de maintenir une image positive de ce héraut de la Révolution, il était sans doute grand temps ! Ils voudraient bien croire au dicton qui dit qu’il  n’est jamais trop tard pour bien faire !

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Du temps de Fidel et de ses disciples

Créé par le 19 déc 2007 à 5:38 | Dans : a1-Abc d’une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, a2-Blog-notes politique de Xavier Dumoulin, a3-Civisme, citoyenneté et militance chez Xavier Dumoulin, Amérique Latine | Modifier

 

 

Depuis l’annonce de son retrait des affaires publiques, les journaux se livrent à une rétrospective de l’épopée du  »comandante ». Eloges et critiques se conjuguent pour retenir le meilleur et,  trop souvent,  le pire du dernier mythe vivant de la Révolution. D’aucuns en conviennent presque à contre coeur : en dépit des critiques acérées sur sa politique répressive, force est de constater le charisme persistant de Fidel Castro auprès d’un peuple instruit en proie aux vexations d’un embargo économique inique. Ce qui fait largement consensus dans les commentaires journalistiques, c’est d’abord cette nature exceptionnelle d’un personnage d’une bravoure et d’une intelligence incontestées mises au service d’une révolution légitime. On déplore ensuite, de la droite à la gauche, l’enlisement et l’effacement  de Cuba dans les enjeux de la guerre froide depuis la crise des missiles jusqu’à l’alignement sur feu le bloc soviétique. Pourtant, Castro accompagna ce grand mouvement des non-alignés dont il présida, il y a peu de temps encore le dernier sommet. S’il est encore tôt pour faire le bilan d’une vie au service d’un peuple, on peut d’ores et déjà dépassionner le débat en intégrant largement la donne internationale et la réalité concrète dans la critique d’un régime que l’on peut sans doute amalgamer au parcours du « comandante ». Ce dernier a livré le fond de sa pensée à Ignacio Ramonet dans un entretien approfondi et sans complexe, n’éludant pas la question des libertés publiques. Prenons garde de ne pas commettre de contresens en la matière et gardons la juste mesure de cette réalité, en soi toujours inacceptable. Même pour ses détracteurs,  Fidel ne mérite au pire que les limbes. Pour le plus grand nombre, il est déjà  dans le Panthéon de la Révolution.

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La retraite du « comandante »

Créé par le 20 fév 2008 à 7:26 | Dans : a1-Abc d’une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin | Modifier

Derrière l’affiche, l’ombre du programme…

Créé par le 21 nov 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

Les électeurs de la primaire de la droite ont définitivement réglé leur compte avec Sarkosy qui a parfaitement réussi sa dernière sortie dans la brutale surprise de la vindicte électorale.

La pugnacité de François Fillon a donné des gages aux électeurs de la droite qui se sont très largement mobilisés en faveur d’un renouveau apparent de la vie politique.

La qualification d’un Juppé pour le second tour se fait dans un surprenant déplacement des scores annoncés. Les deux anciens premiers ministres aux prises cette semaine vont offrir une joute électorale révélatrice des contradictions de la droite par delà l’image des deux rivaux.

L’un, septuagénaire et forgé dans le sillage de Chirac, avait retrouvé une certaine crédibilité faisant presque oublier son échec à Matignon à l’origine du profond conflit social de 1995 et de la dissolution de l’assemblée nationale en 1997 avant l’accession de la gauche plurielle au gouvernement…L’autre, plus jeune, prône une alternative musclée. avec des propositions économiques qui traduisent la nature très libérale du programme de l’ancien premier ministre de Nicolas Sarkosy.

Sur le plan strictement sociétal, François Fillon, soutenu par Sens Commun, l’émanation politique du mouvement de la Manif pour tous au sein du parti Les Républicains, se montre très conservateur. Le débat autour des questions sociétales pourrait ainsi constituer la clé du résultat final.

François Fillon préconise par ailleurs le retour aux 39 heures dans la fonction publique, et le recul de l’âge de la retraite à 65 ans avec un alignement des régimes du public et du privé. Un vrai retournement chez cet ancien gaulliste social, seguiniste repenti, devenu thatchériste!

Pour créer un « choc de compétitivité », l’ancien Premier ministre s’engage sur un programme de 100 milliards d’euros d’économies en cinq ans sur les dépenses publiques. Il propose l’augmentation de 3,5 points du taux normal de TVA contre une baisse de 40 milliards de baisses des cotisations des entreprises et 10 milliards d’allégements sociaux et fiscaux pour les ménages.

La révolution conservatrice est bien à l’ordre du jour avec ces primaires de la droite dont l’issue ne laisse plus guère de doute. Avec la perspective d’une poussée lepéniste en arrière plan…

Cela confère à présent quelques responsabilités majeures à cette gauche éclatée et frileuse qui doute même à voix haute de sa présence au second tour de la présidentielle.

Xavier DUMOULIN

Dans le même temps de réactions s’indignant du résultat des élections américaines, Bernie Sanders se dit prêt à travailler avec Donald Trump pour « améliorer la vie des travailleurs »

Créé par le 10 nov 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

Mais «s’il entend mener des politiques racistes, sexistes, xénophobes et contre l’environnement, nous nous opposerons vigoureusement à lui», a cependant averti le sénateur socialiste … car Bernie Sanders se dit prêt à travailler avec Donald Trump  à la seule condition qu’il compte vraiment « améliorer la vie des travailleurs ».

«Donald Trump a exploité la colère d’une classe moyenne en déclin qui n’en peut plus de l’establishment économique, de l’establishment politique et de l’establishment des médias» affirme ce candidat des primaires qui avait appelé à une révolution politique et crée la surprise en mobilisant fortement la jeunesse américaine.(1)

«Si Donald Trump entend vraiment mener des politiques visant à améliorer les vies des familles de travailleurs dans ce pays, moi ainsi que d’autre progressistes sommes prêts à travailler avec lui», a souligné le sénateur indépendant dans des propos équilibrés qui prennent au mot le prochain président.

«Les gens en ont marre de travailler plus pour gagner moins, de voir des emplois honorables partir en Chine et d’autres pays aux bas salaires, que les milliardaires ne payent pas leurs impôts fédéraux et de ne pas pouvoir payer l’éducation supérieure de leurs enfants, tout ça pour que les très riches deviennent encore plus riches», écrit-il. «Donald Trump a exploité la colère d’une classe moyenne en déclin qui n’en peut plus de l’establishment économique, de l’establishment politique et de l’establishment des médias», a indiqué Bernie Sanders dans un communiqué, au lendemain de la victoire de Trump..

A gauche, en France, Jean-Luc Mélenchon a le regretté l’absence du candidat démocrate face à Donald Trump. « Sanders aurait gagné. Les primaires ont fonctionné comme une machine à museler l’énergie populaire »… « Maintenant, vite descendre du train fou atlantiste », estime le candidat à la présidentielle de 2017.

Un avis partagé par  Aurélie Filippetti, soutien du candidat à la primaire de gauche Arnaud Montebourg. Elle estime que « la gauche américaine aurait dû être fidèle à Bernie Sanders plutôt qu’à Clinton, c’est sans doute lui qui avait raison, cette gauche-là doit revenir sur le devant de la scène ».

Sur les réseaux sociaux, la question « Et si Bernie Sanders avait été choisi, aurait-il pu gagner face à Donald Trump ? », s’interrogent des internautes. Selon des observateurs qualifiés, plusieurs médias ont également expliqué que Bernie Sanders aurait été un meilleur « challenger » et aurait probablement pu remporter l’élection.

Pour Jean-Pierre Chevènement, « la victoire de Donald Trump est à coup sûr une défaite de l’establishment. Venant après le Brexit, elle est une nouvelle pierre jetée dans le jardin de la globalisation néolibérale.

Elle devrait aussi inciter les Européens à penser l’avenir d’une Europe européenne, de l’Atlantique à la Russie, capable de se déterminer par elle-même, alliée des Etats-Unis mais non alignée sur eux.   »

Xavier DUMOULIN

(1) « Avocat tenace d’une «révolution politique», dénonçant le pouvoir de la finance et des élites, Bernie Sanders avait crée la surprise lors des primaires démocrates, compliquant pendant de longs mois la nomination de sa rivale Hillary Clinton. Il avait surtout été plébiscité par les jeunes, recueillant jusqu’à 80% de leurs voix dans certains Etats, en plaidant notamment pour une université publique gratuite et une assurance maladie universelle » (Cf 20 Minutes http://www.20minutes.fr/monde/1959227-20161110-etats-unis-bernie-sanders-pret-travailler-donald-trump-ameliorer-vie-travailleurs)

 

RÉPARER LES VIVANTS Bande Annonce (2016)

Créé par le 01 nov 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin, Vive le blog citoyen

http://www.dailymotion.com/video/x4p1rgi

Le scénario du film de Katell Quillévéré traite d’un don exceptionnel et particulièrement élevé, celui des organes humains sur donneur mort, en l’espèce, du cœur, en retraçant ces parcours et tranches de vie des protagonistes en prise à la mort, pour les uns, et à une nouvelle vie pour le receveur et ses proches.

Simon, adolescent plein d’entrain, laisse sa petite amie en plein sommeil nocturne, pour rejoindre ses copains surfeurs et prendre la direction de la mer, près du Havre. Après une séquence éblouissante de glisses sur les vagues, les trois amis s’en retournent en co-voiturage au petit matin. Sur la route, une catastrophe accidentelle provoque un traumatisme crânien au seul passager non attaché. Simon transporté à l’hôpital est très vite déclaré en état de mort cérébrale. Commence alors la longue et tragique annonce auprès de parents séparés et totalement désemparés face au drame. Le temps de l’acceptation du don d’organe vient rapidement succéder au mouvement de désarroi et de révolte. La recherche d’une volonté supposée de la part de leur fils conduit ces parents, Marianne et Vincent, à accepter ce prélèvement dans une démarche psychologique difficile mais courageuse.

Puis nous pénétrons soudainement dans la vie de Claire, musicienne, mère de deux garçons et malade du cœur. Condamnée à court terme, sa cardiologue la convainc de la nécessité d’accepter de s’inscrire pour recevoir un cœur en vue d’une éventuelle transplantation.

La séquence autour du prélèvement, avec des équipes médicales et soignantes fortement motivées par leur art dans une technicité à la hauteur de ce défi humain, nous plonge dans un univers extraordinaire pour le commun des mortels… Depuis cette qualité psychologique du coordonnateur dans son dialogue avec les parents en passant par l’agence de biomédecine qui régule les activités autour des prélèvements et des transplantations pour nous conduire ensuite dans les blocs opératoires. Celui de l’hôpital du Havre, d’où s’organise le prélèvement jusqu’à celui de la Pitié-Salpêtrière dans lequel nous vivons avec émotion la transplantation de cet organe vital en partageant cette psychologie ambiante d’une équipe solidaire et rigoureuse au professionnalisme très développé.

Dans l’alternance de scènes d’émotions et d’art professionnel, le scénario parfois dur, nous révèle la face encore trop méconnue de la transplantation d’organe. Tout le génie du film se situe dans ce mariage entre drame et espérance, issue fatale et rédemption, au travers d’une mise en scène réaliste et sentimentale d’une épreuve partagée par ces hérauts d’une chaîne de solidarité. Au-delà du documentaire sur cette question sociétale dans une conjoncture de manque tragique d’organes disponibles pour de potentiels receveurs, ce film porte en lui un message d’espérance. Il touche le cœur d’un public mieux informé sur les enjeux de santé publique des dons et prélèvements d’organes.

Dans ces chaînes de générations, celle du jeune Simon à celle de Claire, cette mère de famille de grands adolescents,  et  ces expressions d’amour et de solidarité dans ce don du cœur, le scénario mélange avec bonheur quête anthropologique et expression sublime de l’humain, irréductible à cette image galvaudée du consommateur d’une société de marché.

Xavier DUMOULIN

 

A lire : Anne Revah-Levy Laurence Verneuil « Docteur, écoutez ! »

Créé par le 29 oct 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

Le livre d’Anne Revah-Levy, pédopsychiatre et de Laurence Verneuil, dermatologue et oncologue, arrive à point dans ce paysage hospitalier en proie à la déshumanisation. Véritable paradoxe des temps modernes, on n’aura jamais autant parlé de l’expertise de l’usager et de la nécessité de son écoute attentive quand de nombreux facteurs brouillent cette légitime exigence. Les contraintes ressenties, la culture du chiffre et peut être aussi l’habitus médical expliquent sans doute cette méprise. Car l’écoute de l’usager constitue bien une question essentielle. Qui connaît mieux que la personne malade les signes de sa pathologie et ses capacités de résilience, son intérêt pour se soigner d’une manière adaptée à son cadre de vie, à ses priorités, à son équilibre de vie?
Pourtant il n’est pas toujours simple de faire entendre sa voix le temps d’une consultation qui fait suite à des examens techniques ou cliniques. Le manque d’empathie ou la précipitation accentue cette asymétrie de relation entre le médecin et « son malade ». Une attente profonde se fait jour depuis l’expérience de mouvements et d’associations qui ont su s’emparer de cette question pour transformer la relation et la place du patient, notamment dans le cadre du traitement des maladies chroniques. Les commissions des usagers peuvent relayer les initiatives en ce sens pour promouvoir l’écoute de l’usager. Lequel doit aussi faire entendre sa voix dans la définition d’une stratégie thérapeutique efficace, efficiente et respectueuse de la personne dont le consentement aux soins doit être libre et éclairé.
Xavier Dumoulin
Docteur, écoutez !
 
23 secondes : c’est en moyenne le temps de parole du patient avant que le médecin ne l’interrompe pour diriger l’entretien.
Les médecins se plaignent d’être débordés par les contraintes et le manque de temps, et les patients de ne pas être écoutés. Pourtant, l’écoute est essentielle : elle est l’unité élémentaire du soin, elle détermine l’établissement du diagnostic, la qualité du suivi et l’efficacité du traitement.
 
En s’appuyant sur de nombreux exemples, Anne Révah-Lévy et Laurence Verneuil, professeurs de médecine et chefs de service hospitalier, dressent un tableau implacable du quotidien de l’hôpital. Elles démontrent les bénéfices de l’écoute pour le patient… mais aussi pour les médecins. Elles invitent les premiers à insister pour se faire entendre, donnent des pistes aux seconds pour écouter, exhortent les facultés à mieux former les médecins, et les politiques à entendre les deux camps… Afin de réhumaniser la médecine de demain et de soigner le système de soin. Cela ne coûte pas cher et tout le monde s’en portera mieux.

Anne Revah-Levy est pédopsychiatre, Professeur de pédopsychiatrie et chef de service à l’Hôpital d’Argenteuil. Attachée à une unité de recherche à l’hôpital Saint-Louis, elle fait de la recherche qualitative sur les expériences des patients. Elle a publié plusieurs romans au Mercure de France.

Laurence Verneuil est dermatologue et oncologue, Professeur de dermato-vénérologie et chef de service au CHU de Caen. Elle fait de la recherche fondamentale à l’Hôpital Saint-Louis. Parallèlement, elle s’intéresse aux approches complémentaires du soin, l’approche holistique du patient.

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