a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

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Eloge de la laideur par temps de grisaille

Créé par le 01 oct 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

image : Affiche Mont de Marsan Sculptures 10 - 2016Les oeuvres du sculpteur Mauro Corda prochainement exposées à Mont de MarsanAfficher l'image d'origine

Mauro Corda
A partir du 8 octobre, dans les rues de Mont-de-Marsan, l’exposition « Visages » met l’humain au coeur de la 10ème édition de « Mont-de-Marsan Sculptures ». Les oeuvres de Mauro Corda seront ainsi exposées aux côtés de celles de Charles Despiau, Christophe Charbonnel, Lisbeth Delisle, Diadji Diop, Jan Fabre, Annick Leroy, Laurent Reynès, Virepinte D., Camille Claudel, Igor Mitoraj, Auguste Rodin…Organisée depuis 1988, la triennale « Mont-de-Marsan Sculptures » décline, autour d’une thématique particulière, une série d’expositions et d’installations sur un parcours urbain, en écho au fonds de sculptures figuratives du Musée Despiau-Wlérick.Du 8 octobre au 6 novembre 2016, l’exposition « Visages » présentera une sélection d’œuvres et d’installations d’artistes modernes et contemporains positionnés le long d’un parcours piéton entre la Minoterie et les berges de la Midouze, le musée et ses jardins, ceux du Presbytère et du Conseil départemental, les jardins de la Villa Mirasol et la Rotonde de la Vignotte.

J’ai beau tourner et retourner ma carte d’invitation à l’inauguration de la dixième édition de Mont de Marsan sculptures intitulée « Visages », je ne vois que d’affreuses grimaces dans ces expressions faciales visqueuses en forme de ballon de foire d’un vert cru, tourmentées et suspendues à un fil qui les retient…(1)

Je les retrouve aussi sur de grands panneaux publicitaires, à l’entrée de ma ville, ces sept visages qui rivalisent de laideur pour annoncer l’évènement culturel de l’automne. Dans un premier temps, j’ai vécu cette rencontre avec l’image comme un choc s’accompagnant d’un sentiment de rejet esthétique. Cette agression primitive a évolué au fil des jours et de mes passages devant ces icônes. J’en suis revenu à plus de sérénité envers ces odieuses créatures. Et même à considérer que sur un plan commercial, je veux dire en terme d’accroche, il y aurait peut être là quelque chose de génial qui ne laisse pas indifférent.

Prochainement exposées dans la rue, l’affiche annonce des œuvres de Corda (2), Charbonnel, Claudel,  Delisle, Despiau, Diop, Fabre, Leroy, Mitoraj, Reynès, Rodin et Virepinte. Si mon amie montoise regrettée, Béatrice, talentueuse critique d’art, était encore avec nous, je me serais naturellement tournée vers elle pour me faire expliquer cette fascination pour la laideur. Peut être m’aurait-elle rassurée quant à mes réactions viscérales ou bien, au contraire, accompagnée dans un cheminement initiatique, pour regarder autrement ces faces répugnantes qui inspirent jusqu’au dégoût.

A la réflexion elles appellent à plus de respect quand on songe à ces visages tourmentés des bourgeois de Calais du musée Rodin et à bien d’autres œuvres de haute signature dans le sillon de Claudel…

J’en viens tout de go à une éloge de la laideur par ces temps sans clarté, avec ces catastrophes humanitaires dans un monde apocalyptique en proie au fondamentalisme annoncé il y a peu dans un roman couronné par l’académie française. De l’art à la littérature, du monde de l’esprit aux choses de la vie, cet obscur horizon qui s’annonce dans ces visions prophétiques d’un chaos universel, rappelle l’apocalypse de Saint-Sever. Une autre façon artistique d’évoquer cette fin du monde qui hante les esprits depuis les temps anciens.

Entre laideur et désespérance, il pourrait y avoir quelques connivences. Mais ce serait sans doute bien réducteur de considérer avec tant de trivialité ce message pathétique d’un art qui ne flirte qu’en apparence avec le mauvais goût. Rappelons-nous pour nous consoler l’ouverture puis la chute rédemptrice de ce poème de Baudelaire : « une charogne » (3)

Xavier DUMOULIN

(1) « Ses ballons nous emmènent à la porte des rêves illusoires, mais la chute est là, rire sarcastique, grimace d’écoeurement. Rouges, bleus, oranges, verts, jaunes, ils nous dévisagent du haut de leurs piques, ces Ballons suspendus. C’est comme à la fête foraine, l’ambiance n’y est plus, on n’y croit plus, on fait semblant de s’amuser, on mise en sachant qu’on ne peut que perdre ; il y a là comme un relent de mort annoncée. »
Thierry Delcourt, psychanalyste et critique d’art

(2) Le Torero, Mauro Corda, un bronze de 3,20m de hauteur a été commandé par la ville de Mont-de-Marsan à la suite d’une exposition du Musée Despiau-Wlérick (1991). L’attitude cambrée du torero, son visage, aux traits anguleux reflètent la noblesse et la force (cf l’illustration de notre billet  L’esprit du Sud face au droit animalier, à l’éthique animale et à « l’idéologie végane »)

(3) Une charogne

Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme, Ce beau matin d’été si doux : Au détour d’un sentier une charogne infâme Sur un lit semé de cailloux, Les jambes en l’air, comme une femme lubrique, Brûlante et suant les poisons, Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique Son ventre plein d’exhalaisons. Le soleil rayonnait sur cette pourriture,……Quand vous irez, sous l’herbe et les floraisons grasses, Moisir parmi les ossements. Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine Qui vous mangera de baisers, Que j’ai gardé la forme et l’essence divine De mes amours décomposés !

L’animalité en politique

Créé par le 30 sept 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

Primaires! Le mot revient en boucle dans les éditoriaux et les titres. Une revue de presse n’y suffirait pas s’il fallait décortiquer ces postures et jeux de rôle avec mille arrière-pensées et autres supercheries qui mettent aux prises les rivaux. Les bien nommées primaires  n’excitent pourtant pas la multitude, indifférente à ces turpitudes de nos bêtes de scène qui tentent pourtant l’ultime séduction sous le regard froid du chaland.

Ce dernier ne s’en laisse plus conter. Loin de l’ambiance sulfureuse du pré carré des supporters et des dévots, le lampiste éclairé observe avec amusement tout ce tohu-bohu. Mais à quoi bon se presser à démêler le vrai du faux, le bon grain de l’ivraie dans ces harangues absconses qui alternent avec ces petits mots jetés à la figure du concurrent.

Sans compter ces renégats qui rivalisent de taquineries ingrates sinon d’injures envers leur leader historique. Ces tontons flingueurs s’agitent pour ne rien dire sinon défaire la réputation de celui qu’ils vouent aux gémonies. Ce faisant ils prennent l’opinion à témoin de leur versatilité quand ils s’apprêtent, dans la foulée de la primaire, à revenir à leur mouton oubliant tout de go, on l’imagine bien, lui avoir tondu la laine sur le dos.

Allez comprendre. L’un soutient à sa droite celui qui ferait obstacle à l’autre dont on sait qu’il s’opposera dans l’hypothèse de son élection. Mais à quoi bon la primaire qui postule la cohérence jusqu’au bout dans ce processus de présélection au sein des camps de la droite et de la gauche de gouvernement. L’autre hésite encore à figurer dans la compétition, à gauche,  en raison même de  cette équation difficile à résoudre entre la volonté d’en découdre avec le président sortant et sa possible récupération dans une évincement qui, selon la règle du jeu des primaires, aboutit à un ralliement de facto au gagnant. Quant au président sortant on ne voit vraiment pas comment il pourrait finir sa présidence s’il devait perdre la primaire. Autant sauter cette procédure débilitante qui ne sied nullement à la fonction présidentielle aux yeux d’un chef d’État tenté par un renouvellement de mandat.

Le suffrage universel, in fine, fera la part des choses et pourrait bien réserver des surprises qui n’en seront que pour ces agités qui n’ont, face aux menaces et aux périls, pas plus de jugeote que de sentiment d’abnégation, les deux pourtant bien nécessaires à la fonction régalienne. A force de laisser pourrir la politique dans ce spectacle nauséabond, il se pourrait qu’une désertion massive des urnes ne laisse la place aux plus démagogues. C’est du reste la calcul cynique d’un ex-président qui ne tient ses chances de salut que d’une abstention massive des sympathisants de la droite tentés dans leur majorité par un vote moins décalé.

En attendant, les affres des affaires et de la politique alimentent à tort ou à raison une presse avide de scandales qui se déversent au jour le jour dans les canaux médiatiques. Et, dans le clan Le Pen, on joue en famille une partition bien plus sordide encore dans ce grand déballage, quand s’offre enfin un horizon bouché par des rancœurs intestines mal digérées. Mais ici n’est-ce point la loi du genre? Travail, Famille…Tout fout le camp!

Ces gauloiseries primaires de nos animaux politiques prennent un drôle de tour. Après la Primaire de la droite on serait bien avisé de se raviser pour rivaliser sur un terrain propice au vrai débat d’idées. On se plairait à penser la réalité autrement qu’à travers des poncifes éculés! La posture politique pour la conquête du pouvoir est faite de duplicité, ça va de soi. Certes mais alors pour quoi en faire ou, plutôt  pourquoi faire?

Xavier Dumoulin

Oulaya Amamra crève l’écran dan le film de Houda Benyamina : « Divines »

Créé par le 26 sept 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

Impossible d’exprimer en trois phrases ce drame de banlieue qui met aux prises ces mouflettes que rien n’arrêtent dans leur quête insensée. On passe de la chronique sociale au polar dans ce défi de deux gamines, Douania et Maimounia qui cherchent à s’émanciper de leur condition en tombant dans l’abîme des milieux de la drogue et du crime.

Un jeu d’acteurs tout à la fois tendre et violent qui révèle  Oulaya Amamra et Déborah Lukumuena au grand public. Ces deux amies, à la vie et à la mort, défient leur milieu familial stigmatisé dans le ghetto. Sur fond d’amour et d’amitié, elles tentent de s’arracher des leurs par la recherche d’un argent facile dans une entreprise fatale.

Les codes de cette jeunesse en marge, enfermée dans l’exaspération qui la provoque, nous plongent dans un univers mental plein de paradoxes. L’amitié passionnelle des deux gamines complices et l’amour de Douania pour Djiki, le danseur sensuel, tranchent avec la dureté de la dealeuse Rebecca qui pousse au crime nos deux intrépides.

On appréciera surtout cette mise en scène psychologique dans ce monde de défi désespéré où le pire côtoie le meilleur. Avec cette figure triste à l’infini de l’abattement, après l’issue fatale d’une épopée tragique, qui fait suite à la crânerie éhontée. Une arrogance phénoménale de tous les instants, comme on la  croise parfois dans la vie, et que l’on retrouve dans ces postures théâtrales d’expressions rageuses exacerbées qui trahissent en fait une vraie fragilité, jamais assumée mais mal dissimulée. Par delà le risque d’une stigmatisation, le film dépeint un univers mental qui n’est cependant pas l’apanage de cette fraction des jeunes des banlieues issus de la diversité à laquelle la réalisatrice prête à ces « Divines » ces traits psychologiques.

Xavier DUMOULIN

A la recherche du leader de troisième type. Du narcissique dominant au révolutionnaire émergent…

Créé par le 25 sept 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

« Alors que nous sommes plongés au cœur d’une profonde transformation sociétale, que le monde se digitalise, que le pouvoir évolue, que les rapports humains sont radicalement bouleversés, les narcissiques ne sont plus les profils adéquats pour demain, du moins pas dans leur forme pure ou dominante. Ils ne savent pas gérer leur ego et causent beaucoup de dommages. Sous les feux de la rampe, ils dévient, considérant que ce qui s’applique aux autres ne saurait leur être opposé. Ils souffrent d’un syndrome de grandeur et pensent rapidement être intouchables » (1)

Ainsi s’exprime Gérald Karsenti, Pdg de Hewlett Packard Enterprise France, professeur affilié à HEC Paris et influenceur sur le réseau LinkedIn. J’ai entendu sur France info, en début de matinée, cet auteur dans la présentation de son livre : « Leaders du troisième type », publié aux Editions Eyrolles en septembre 2016..
 
Dans un monde en mutation qui se « digitalise », alors que le pouvoir évolue, que les rapports humains sont radicalement bouleversés « prévoir l’imprévisible est devenu un talent ». Quels sont les profils les plus habilités à manager tout en suivant « la course de la révolution sociale et économique qui s’annonce? ». (2)
 
En raison de son manque de souffle dans sa forme narcissique actuelle, il faut donc repenser le modèle du leader. Bien que depuis toujours, les narcissiques gouvernent les affaires, aujourd’hui ce modèle serait épuisé selon Michael Maccoby, l’un des intervenants et référence mondiale dans le domaine du leadership qui inspire notre auteur.
 
Ce dernier explique l’origine de sa démarche. « Sur LinkedIn et ailleurs, j’ai constaté que les influenceurs les plus puissants étaient ceux qui savaient proposer du rêve via le « story telling ». Un rêve que les dirigeants – d’entreprises ou politiques – ont de plus en plus de mal à proposer, et ceci dans une société où nous sommes nombreux à manquer de perspectives ou d’horizon. » « Les narcissiques ne savent pas gérer leur égo et causent beaucoup de dommages ». Dans ce monde, le pouvoir évolue, les rapports humains sont bouleversés et les narcissiques ne constituent plus le modèle adéquat dans leur forme pure ou dominante. Le leader de troisième type doit modérer son narcissisme et posséder  d’autres qualités pour « marier la performance économique et une vision profondément humaine. Il devra agréger en permanence de multiples compétences, des cultures différentes, et faire travailler ensemble plusieurs générations ».
 
Plus à l’écoute, plus humble, Gerald Karsenti assimile ce leader à celui d’un révolutionnaire capable de penser global, de développer les collaborations, de rassembler les compétences et les générations, de mettre en avant l’humain, l’innovation, la dynamique en créant des convergences. « Il devra, enfin, disposer de plusieurs formes d’intelligence, pas uniquement la sacrosainte intelligence logico-mathématique mesurée par le QI. Il faudra disposer d’intelligences émotionnelle et relationnelle, donc être plus équilibré. » Ce changement de paradigme suppose un accompagnement dans cette révolution des profils du leader.
 
Mutatis mutantis, ne peut-on élargir cette approche du monde du management à celui de la politique? On retrouve en effet les mêmes travers de politiciens trop enfermés dans leur égo pour considérer la complexité du monde en refusant l’écoute des autres, les talents et les idées neuves. 
 
A l’heure de la révolution digitale, ce blog citoyen entend participer, à sa manière, modeste mais audacieuse, à cette interpellation des hommes de pouvoir, pour engager cette révolution citoyenne, sans laquelle aucun leader, aussi talentueux fût-il, ne saurait relever les défis que pose à notre république l’état du monde et celui « des hommes et des choses »(3).
 
Xavier Dumoulin

(1) http://www.focusrh.com/strategie-rh/organisation-et-conseil/saurez-vous-reconnaitre-le-leader-du-troisieme-type-28874.html

(2) idem pour les autres citations issues de cet article ci-dessus référencé

(3) encore et toujours, pour comprendre la France dans ce monde en mutation, nous recommandons à nos amis internautes cette magnifique œuvre du grand historien regretté, Fernand Braudel « L’identité de la France » et, notamment, les deux volumes qui forment son second volet « L’identité de la France-les hommes et les choses », Arthaud-Flamarion, 1986, oeuvre qui complète utilement cette « grammaire des civilisations » du même auteur, aux mêmes éditions de 1987,  publié pour la première fois en 1963 mais toujours basique pour l’intelligence du monde.

Le grand écart de François Bayrou

Créé par le 24 sept 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

Cette fin de semaine, le MODEM tient son université de rentrée à Guidel, en Bretagne, jusqu’à Dimanche. Au programme, on l’imagine, la question des présidentielles. Y aller ou pas? Et si oui dans quelles conditions? Avec quels soutiens et pour quoi faire?

Le dernier sondage pour Les Echos et Radio classique donne 12% à Bayrou au premier tour, en cas de désignation de Sarkosy aux primaires. Une estimation encourageante pour les supporters du palois alors même que ce dernier attend les résultats de la primaire pour une vraie rentrée politique. Car à ce jour, Bayrou en reste au soutien à Juppé pour la primaire. Avec cette immense ambiguité, que l’on retrouve à gauche chez Montebourg, quant au statut et au sens de cette élection, en liant la candidature aux présidentielles aux résultats d’une primaire que l’on tiendra pour licite si son favori vient à triompher ou  bien comme nulle et non avenue si l’adversaire la remporte. De quoi y perdre son latin, la primaire étant justement la méthode de résolution de la pluralité de candidature dans chaque camp.

Désigner sa préférence pour la primaire pour  présenter ensuite sa propre candidature relève de la grande acrobatie. Mieux vaut la posture fermée d’un Mélenchon, à gauche, qui n’entend nullement légitimer les primaires socialistes et affiche la couleur depuis le début. Avec, à la différence de Montebourg,  ce refus de tout autre processus qui verrait une primaire ouverte de toute la gauche, excluant ou non la candidature du président sortant. A la vérité, Bayrou, ressent la même aversion pour Sarkosy que les candidats déclarés du camp de « la gauche de gauche » ou de « la gauche de la gauche »", expriment à l’égard de Hollande. Et pour couronner le tout, Bayrou, qui ne participera pas à ce scrutin, en redoute publiquement les effets pervers favorables aux discours les plus durs.

Si Alain Juppé ne passe pas l’épreuve de la primaire et si Nicolas Sarkozy est désigné candidat de l’ex-UMP, le président du Modem affiche la couleur : il se déclarera lui-même candidat à la présidentielle. François Bayrou voudrait une sorte de grand rassemblement des Français au-delà des clivages droite-gauche. Il estime d’ailleurs qu’il est temps de rompre avec ce système  qui est l’une des causes du mal politique français.  Il croit d’autant plus à la nécessité de se tenir sur cette ligne du rassemblement qu’elle serait la seule manière de permettre des majorités solides pour engager les grandes réformes nécessaires.

Entouré de ses soutiens et d’une liste impressionnante d’invités, Bayrou enfoncera davantage le clou à l’issue des travaux de Guidel, avec le sourire teinté d’impatience de celui dont son prédécesseur à la mairie de Pau, André Labarrère, résumait cruellement toute l’ambivalence en disant qu’en  l’observant, il ne savait jamais s’il fallait voir la tête d’un pâtre grec ou celle d’une face de boeuf. En d’autres termes il désignait ainsi cette tête de Janus inclinant à la sagesse du professeur de philosophie versus… Je vous laisse maître des mots pour illustrer la seconde image. Un bon point quand même pour le MODEM avec cette rencontre qui permet de tourner la page d’un récent scandale fortement médiatisé mettant en cause son vice-président.

Reste le fond des choses. Toutes ces postures de double jeux ne suffisent pas à faire une politique qui réponde aux défis de la période.  Si Juppé a la faveur du MODEM, c’est donc qu’il incarne le projet de Bayrou, auquel cas le choix de la droite à la primaire mettra fin au débat et Macron, une fois candidat, pourrait bien damer le pion au palois privé du soutien officiel d’un Juppé défait par son camp. Du grand écart sur la méthode au risque de chute vertigineuse, il n’y a qu’un pas de trop sur cette corde raide!

Xavier Dumoulin

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