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Par bonds et gambades dans notre Sud-Ouest…

Créé par le 20 juil 2024 | Dans : a-le quartier libre de XD, a0-blog citoyen, socialiste et républicain et actualité du Nouveau Front Populaire

Las de toutes ces lâchetés de la semaine écoulée, à peine soulagé par le résultat de la composition du nouveau bureau de l’AN et toujours en attente d’une résolution par le haut de la question gouvernementale, je ne décolère pas en lisant l’article d’humeur de l’éditorialiste de Sud-Ouest. Ce dernier s’en prend bien inélégamment aux déclarations d’André Chassaigne qui font suite à la victoire en trompe l’œil de la macronie au Perchoir.

Cette macronie défaite dans les urnes et sauvée malgré tout d’une déroute absolue au second tour des législatives aux dépens du RN grâce au loyalisme des électeurs du NFP. Ceux-ci se sont reportés dans des proportions beaucoup plus élevées que l’électorat macroniste sur le candidat républicain restant en lisse contre celui de l’extrême droite. Non content de bénéficier d’une telle asymétrie nos mauvais perdants du bloc macroniste (Renaissance, Horizons, MODEM) ont organisé la plus grande magouille électorale pour l’emporter au perchoir. Cette mésalliance crapuleuse qui trahit toutes les déclarations antérieures de leurs alliés de circonstance ampute sérieusement le sens du précédent front républicain électoral. La droite républicaine dans une certaine porosité avec la droite ciotiste n’a pas brillé dans son engagement contre le RN et ses trop rares appels électoraux ninistes (quand ils existent!) ressemblent à ceux moqués jadis par le président Mitterrand : « Ni de gauche, Ni de gauche »!

Ces cocoricos de victoire de la droite de droite peuvent bien charrier dans leurs délires l’illusion d’un effacement du dernier scrutin au suffrage universel. Ils ne changeront rien à la réalité politique présente : le président à l’origine de cette folle dissolution qui a failli renverser l’ordre républicain doit assumer le verdict du suffrage universel qui place le NFP en tête des deux autres blocs. 

Du coq à l’âne, changeons de registre sans se focaliser sur l’édito de B.L en félicitant le même journal S.O de sa nouvelle série estivale avec un premier article sur les vaches marines landaises gardiennes du lac d’Aureilhan (suite à lire dans le précédent article de ce blog) …

Xavier Dumoulin

Par bonds et gambades de nos pensées vagabondes …(suite)

Créé par le 20 juil 2024 | Dans : a-le quartier libre de XD

Du coq à l’âne, poussons plus loin l’expression en félicitant le même journal de sa nouvelle série estivale avec un premier article sur les vaches marines landaises gardiennes du lac d’Aureilhan. Dans nos explorations personnelles de l’histoire naturelle des Landes, nous avions exhumé avec enchantement cette richesse animalière de nos landes étendues à l’infini. Les landes représentaient « le type de fonds communal le plus répandu. Le pacage est une de leurs principales utilisations. Il est ouvert toute l’année à toutes sortes de bêtes, bétail à corne, bêtes à laine, chevaux, juments et même porcs qui sont mal vus dans d’autres parties du terroir » écrit Anne Zink dans son magistral ouvrage sur « clochers et troupeaux. Les communautés rurales des Landes et du Sud-Ouest avant la Révolution ». 

Dans son Histoire des Landes de 1846, Dorgan témoigne qu’elles sont « le vaste théâtre de toutes espèces chassables (quand) les chasseurs intrépides, montés sur des chevaux légers, chassent tantôt le loup, quelquefois le renard, le plus souvent le lièvre. D’autres, moins bruyants, chassent la palombe au fusil, et souvent avec des filets. » François Sargos, à qui nous empruntons cette citation dans son beau livre illustré des photographies de Pierre Petit sur « La forêt des Landes de Gascogne – une nature secrète» aux éditions France Sud-Ouest, nous « apprend que localement la chasse et la pèche se confondaient bien souvent, car on utilisait des filets aussi bien pour les poissons que pour les oiseaux. On y apprend aussi que la lande était le théâtre d’un hivernage de toutes sortes d’oiseaux que l’on ne suspecte même pas en France. C’est dire si la région était riche ! »

Dès le milieu du XIX° siècle, des voyageurs pouvaient apercevoir des vastes troupeaux de chevaux et de bœufs sauvages depuis leur siège de train, dans ces espaces infinis de maigre végétation, impropres à la culture, sur un sol d’alios qui retenait des eaux stagnantes. Et avant eux depuis leur siège de diligence à l’instar d’un Ernest Young, d’un Théophile Gautier, d’un Mérimée, d’un Taine ou d’un Victor Hugo. « Mais qu’elle est la surprise, qu’elle est la jouissance du voyageur, lorsqu’à travers les troncs dégarnis des pins, il aperçoit un de ces lacs magnifiques qui séparent la contrée des landes de celle des vastes dunes ! » s’exclame V.A Maltebrun dans sa monographie des Landes du milieu du XIX° siècle. « Il approche, et sa vue se repose sur une vaste nappe d’eau découpée au milieu des pignadas, et dont les bords sont ornés de villages d’un effet délicieux. D’immenses prairies couvertes de bestiaux qu’elles nourrissent, hélas ! sans utilité ; des marais dont les roseaux servent de refuge à des buffles, et des landes plus sèches où ces troupes de chevaux sauvages déploient leur vitesse, embellissent ce riant paysage qu’animent les frêles nacelles des pêcheurs ». « Les animaux domestiques les plus remarquables sont les chevaux, on élève des mulets et des ânes, que l’on vend dans les montagnes » poursuit V.M Malte-Brun qui signale à leur côté les moutons dont on a beaucoup amélioré la race, « les chèvres et les porcs (qui) abondent… Les bœufs et les vaches (qui) sont de la petite espèce, on ne les emploie guère que pour l’agriculture. » 

J’invite à ces lectures vers d’autres horizons dans  l’attente d’un nouvel article de notre consoeur, Coralie Salle après cette évocation des vaches marines sauvées de la disparition grâce à l’initiative de Denis Lanusse, technicien de la fédération départementale des chasseurs des Landes (Sud-Ouest.journal/2024-07-20 p 10).

Une politique de la préservation animale et de la biodiversité bien nécessaire à la conservation de notre patrimoine génétique…

Le pigiste bénévole du Blog citoyen, ami du vivant et de l’humanité,

Xavier Dumoulin

Protégé : « C’est parce que la route est longue qu’il vaut mieux seller son cheval de bon matin plutôt que de pourrir sur pied en attendant le soir. Car à trop attendre, l’espérance, elle aussi, pourrit toute seule.” Régis Debray

Créé par le 29 juin 2024 | Dans : a-le quartier libre de XD

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Une journée particulière dans la vie du nouveau Front populaire

Créé par le 16 juin 2024 | Dans : a-le quartier libre de XD, Battre campagne

Image de prévisualisation YouTubeSamedi, des dizaines de milliers de citoyens se rassemblaient ou défilaient en soutien à la constitution du nouveau Front Populaire. Dans mon rassemblement dacquois, on saluait la présence du mouvement syndical, à l’initiative de cette rencontre où se retrouvaient, nombreux les militants des associations et partis de gauche à l’instar de la LDH, bien représentée autour de Roland Ramis, des humanitaires, des divers gauches républicaines, socialistes, communistes… Boris Vallaud, député de la 3° circonscription des Landes côtoyait Marie-Laure Lafargue, candidate sur la 1° et Jean-Marc Lespade, candidat sur la deuxième. Trois circonscriptions où ce nouveau Front Populaire devrait s’incarner à l’Assemblée nationale au travers de ses élus quand nos deux sénateurs landais sont aussi totalement acquis à cette nouvelle majorité. Au Nord du département, à Parentis, un autre rassemblement populaire réunissait nos partisans. Comme partout en France, nous étions donc des centaines de milliers à démontrer nos capacités de mobilisation dans ce réveil de la gauche républicaine! 

La journée avait pourtant mal commencé dans le camp des insoumis avec cette stupide décision d’écarter les députés frondeurs contre toute logique. Une aberration qui ne mérite pas davantage de commentaires à l’heure de la mobilisation pour la résistance à la montée des forces des droites extrêmes dans la déroute annoncée du macronisme. Ce bloc au pouvoir sans assises qui ne résiste plus aux colères et frustrations sociales de couches déshéritées… Place donc aux forces du travail, à la reconquête d’un électorat abstentionniste et de la jeunesse dont une partie fait preuve de résolution dans sa mobilisation spontanée.

Le basculement de figures inattendues (et non des moindres!) dans ce camp du monde du travail augure-t-il d’un avenir de jours heureux. Nous le souhaitons avec ardeur dans la détresse d’une France aux prises avec l’insécurité sociale et le score alarmant de l’extrême-droite qui bénéficie du soutien explicite de forces de droite (chez les LR) quand d’autres scandent sans complexe le vieux refrain inspiré du « plutôt Hitler que le Front Populaire ».

Honte à tous ceux-là, encouragés par la macronie qui veut créer la peur autour du programme du nouveau Front Populaire. Ignorant l’ histoire ou feignant de la méconnaitre, ils en oublient le sens lorsqu’ils affirment, Macron en tête,  que Blum se retournerait dans sa tombe. Dans un précédent billet, nous rappelions les dynamiques de mobilisation en œuvre en mai-juin 1936, Dans l’adoption de réformes et de contrats collectifs au bénéfice du monde du travail et pour imposer ensuite, l’application des accords Matignon signés sous la pression d’un nouveau rapport de forces par le patronat. Nos mobilisations doivent dépasser le seul soutien, par ailleurs élémentaire, aux candidats du Nouveau Front Populaire.

L’idée de comités du nouveau Front populaire mérite discussion et mise en œuvre sous l’égide d’une base citoyenne et militante éclairée par l’expérience de nos réussites et de nos échecs. Une dynamique de rupture ne se décrète pas seulement mais se construit d’abord avec les forces populaires au cœur d’un projet social et républicain pour articuler mouvement d’en haut et mouvement d’en bas au service de la transformation sociale. Sans aller jusqu’à dire, comme Marceau Pivert en 36, « Tout est possible », considérons avec réalisme et dynamisme les chances d’une victoire des forces du nouveau Front Populaire. Comme en 36, cela nous ferait déjà un bel été après ce printemps pluvieux de la gauche…

Xavier Dumoulin

La vidéo du rassemblement dacquois du 15 juin en lien ci-dessous

 Image de prévisualisation YouTube

Créons partout des comités de Front Populaire

Sous ce titre une pétition en ligne circule et nous vous invitons à la signer.

https://chng.it/RYxfdRb6Z8

Au-delà de cet exercice de mobilisation ne serait-il pas utile de créer ici et maintenant de tels comités à partir des réseaux militants, associatifs et citoyens locaux? A bon entendeur, Salut et fraternité

Adresse au peuple de France (1)

Créons partout des Comités du nouveau Front Populaire

Pour la victoire d’un nouveau Front Populaire  aux élections législatives et qu’il réponde aux aspirations (2 ) des Fançais.es, il est nécessaire que chacun.e intervienne (3). La victoire aux élections passe par la mobilisation des abstentionnistes. A chacun.e de nous de les convaincre d’aller voter. Pour renforcer et rendre crédible ce nouveau Front Populaire, l’accord national des partis politiques était nécessaire mais il doit être complété par un rassemblement à la base. Dans les quartiers et les zones rurales, nous pouvons créer des comités du nouveau Front Populaire pour échanger, proposer et agir dans ce sens.

Ces comités pourront rassembler des citoyen.nes membres ou non d’associations diverses, de syndicats ou partis politiques (4).

Aux armes (pacifiques) citoyen.ne.s pour que la Liberté, l’Égalité et la Fraternité (5) se réalisent au concret dans notre pays.

1 Le peuple de France c’est bien sûr ses artistes, intellectuel.les, chercheurs et aussi toutes et tous les premiers de cordée qui pendant le Covid ont maintenu la France debout, les aides-soignant.e.s-es, les éboueurs, les vendeurs et manutentionnaires, les les cheminots et transporteurs routiers, les ouvrier.e.s, les employé.e.s, les paysan.nes, etc….

2 Répondre à l’urgence sociale et environnementale :

Augmenter les salaires et les pensions. Créer les conditions pour que toutes et tous puissent vivre dignement de leur travail. Éradiquer le chômage et la précarité.
Revenir sur la réforme des retraites et sur celles de l’assurance chômage ;
Reconstruire et étendre nos services publics en particulier dans les quartiers populaires et les zones rurales. Nos services publics doivent garantir l’accès à toutes et tous à l’éducation, la santé, le logement, la culture … .
Restaurer la démocratie sociale à tous les niveaux de l’entreprise (branche, territoire et interprofessionnel) ;
La France est un pays riche qui a les moyens de répondre à ces exigences. En 1946, nous avons su construire la sécurité sociale dans un pays en ruines !

3 En 1934, alors que les forces de gauche étaient encore divisées, la naissance du Front Populaire est en grande partie le résultat de la réaction à la journée d’émeutes menée le 6 février 1934 par les ligues fascistes. En effet, contre la menace fasciste, le 12 février convergent les deux manifestations parisiennes CGT, SFIO et CGTU, PCF ainsi que 274 manifestions, la plupart unitaires, dans toute la France.

Les congés payés n’étaient pas au programme du Front Populaire. Cette exigence a été portée par l’intervention de notre peuple.

4 Associations appelant au nouveau front populaire : EMMAUS, OXFAM, GREENPEACE, La LDH, ATTAC, CNL, la mutualité française …

Les Syndicats : CGT, CFDT, l’Unsa, la FSU et Solidaires

les partis : une trentaines de formations politiques.

5 La haine et le rejet de l’autre, quels qu’en soient les prétextes, sont contraires à la fraternité.

Elections présidentielles : le débriefing

Créé par le 30 avr 2022 | Dans : a-le quartier libre de XD

Dans sa dernière livraison, le Monde Diplomatique offre une singulière analyse des votes à la présidentielle. Sous la plume et les recherches de Jean-Yves Dormagen, Stéphane Fournier & Guillaume Tricard, chercheurs au Cluster 17, nous apprenons comment s’organise la répartition des votes en trois blocs à partir d’une différenciation de systèmes d’opinions solidement établis. Trois clivages principaux structurent le vote. « Le premier porte sur les questions culturelles et identitaires. Il fracture les électeurs sur les enjeux migratoires, la place de l’islam et, dans une moindre mesure, les enjeux sociétaux et les questions écologiques. Le deuxième a pour enjeu le rapport au « système ». Il oppose une demande de transformation radicale à une demande de stabilité, voire de défense du statu quo. C’est, si l’on préfère, l’axe de l’antagonisme « peuple contre élite ». Enfin, le troisième grand clivage a pour objet les questions économiques : il oppose une demande de politiques sociales et de redistribution à un positionnement libéral favorable au marché et largement défiant à l’égard de l’« assistanat » et de la dépense publique. »  

Sur cette base, 16 clusters, c’est à dire 16 sensibilités politiques, ont servis de filtre pour l’analyse et la classification des votes. On trouve ainsi les multiculturalistes, les sociaux-démocrates, les progressistes, les solidaires, les centristes, les révoltés, les apolitiques, les sociaux-républicains, les éclectiques, les conservateurs, les libéraux, les réfractaires, les eurosceptiques, les sociaux-patriotes, les anti-assistanat, les identitaires. Chaque cluster est situé dans la population électorale à partir de 30 questions, les répondants pouvant être ainsi placés sur les trois axes clivants en fonction de leur proximité d’idées. La représentation schématique partielle donne un avant-goût de cette très intéressante étude à lire in extenso dans le Monde Diplo de mai 2022.

D’autres clés de lecture sont aussi disponibles en référence aux travaux de Bruno Amable (« La résistible ascension du néolibéralisme-Modernisation capitaliste et crise politique en France 1980-2020″, La découverte, sept 2021) et de Stéphano Palombarini (Alliances sociales et avenir du modèle français avec B.Amable, Raisons d’agir, mars 2017) autour de leurs analyses, respectives ou bien associées, en terme de bloc historique. Cette vision d’inspiration gramscienne permet de situer les blocs en compétition après l’épuisement des blocs de droite et de bloc de gauche en raison de l’inadéquation de leur identité avec leur base sociale glissante. La sociologie de ces « régulationnistes » offre une belle identification des difficultés du bloc macroniste élitaire, toujours en construction et trop peu représentatif du peuple de France. D’où l’illusion du bloc bourgeois et « la résistible ascension du néolibéralisme » (néanmoins en montée depuis 40 ans) malgré les derniers résultats électoraux.

Pour nous, toute la difficulté réside dans la construction d’un bloc populaire républicain qui échappe aux tentations identitaires et combine une stratégie d’alliance des classes populaires et de fractions d’une bourgeoisie d’intérêt général opposée au néolibéralisme. C’est sur des éléments programmatiques que pourra se dégager ce bloc émergent bien différent, en substance, des velléités de dégagisme qui traversent les blocs rivaux dans notre dernier épisode électoral. C’est à la recherche d’un tel ciment que doivent s’appliquer les citoyens pour sortir du bloc social dominant fracturé et délégitimé par les crises conjuguées du capitalisme financier mondialisé.

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