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Pas vraiment net !

Créé par le 16 sept 2009 | Dans : a-le quartier libre de XD, Vive le blog citoyen

Avec Hadopi 2, le gouvernement réussit à faire adopter par sa majorité un mécanisme de contrôle  permettant de sanctionner l’internaute fautif, ce téléchargeur voyou qui violait jusqu’alors la propriété intellectuelle en toute impunité. Sous l’impulsion de Frédéric Mitterrand qui a repris ce dossier difficile, les droits d’auteurs seraient à présent mieux défendus avec cette possibilité de priver les coupables d’accès à internet.

Ces terribles internautes, potentiels délinquants, ne cessent d’être stigmatisés par une élite qui entretient ses liens privilégiés avec les médias officiels. Lesquels, c’est écrit dans la presse, ne racontent jamais de bêtises. Tout ce qu’ils disent, publient et diffusent fait l’objet d’une large critique préalable. On ne cherche pas l’émotion, encore moins le scandale. La presse régionale, la presse people, les radios et les chaines privées illustrent à merveille cette déontologie professionnelle. Vous l’avez tous constaté et ça se passe de commentaires !

Le Net, par nature, ouvre la voie à toutes les aberrations et peut même constituer une source de désinformation ou d’imbécilisation des esprits. Mais c’est là un autre débat qui rejoint celui de la profusion médiatique actuelle qui cache mal l’absence de pluralisme et d’originalité. Nous pourrions même concéder au conseiller Guaino quelque part de vérité dans son assimilation de la transparence au totalitarisme si sa dénonciation ne visait pas ce cas d’humour de fort mauvais goût qui frise la délinquance raciste. Cette adversité frénétique envers les blogueurs fait suite à l’impossible censure des vidéos à succès faciles mettant à mal tel ministre ou président se laissant aller en public à quelques vilains mots.

En répliquant avec une mauvaise foi avérée aux blogueurs qui les titillent, nos dirigeants se prennent les pieds dans le tapis. Ils ne feront croire à personne que la différence, de nature commerciale, entre les médias d’entreprise et les blogs amateurs justifie cette farouche dénonciation du Net qu’ils peinent à contrôler.

Etudiant en droit, j’apprenais que nul ne peut arguer de ses propres turpitudes. Lorsque celles-ci s’affichent sur la toile, nos importants, pris en flagrant délit de grossièreté publique, gagneraient à se montrer plus fair-play et à en tirer les conséquences pour l’avenir. S’ils devaient pour cela mieux se tenir ne s’en trouverait-on pas tous mieux ? En attendant ne faut-il pas envisager de leur verser des droits d’auteurs ? ou, à défaut,  priver les blogueurs indélicats à leur encontre de l’accès au net ?

X D

Lire aussi sur le blog citoyen, socialiste et républicain :

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A la Grande-Motte, le Modem dans le creux de la vague ?

Créé par le 07 sept 2009 | Dans : a-le quartier libre de XD

Habile Modem qui ne dit mot sur sa véritable posture en réussissant à polariser l’attention de tous. Du P.S au MRC, de Marseille à Toulouse, notre coqueluche nationale envoie ses meilleurs émissaires, de la fidèle Sarnez au grand Khan, distillant à l’envi petites phrases et bons mots en entretenant savamment le suspense aux décours des universités d’été. Pour en arriver à ce tour de force de n’annoncer, en final à la Grande-Motte, qu’une offre publique de dialogue avec le P.S. après cette rumination de la défaite aux européennes.

Un peu cigalle ce Modem qui gaspilla il y a peu tout son capital électoral raflé par ce troublion de Cohn-Bendit, autre bête de scène tout auréolée de son éphémère et chimérique gloire. L’écolo sait pourtant qu’une hirondelle ne fait pas le printemps mais feint d’ignorer la multitude boudeuse qui vota avec ses jambes en signifiant, dans l’abstention, cette désaffection des petits envers notre bureaucrate et technocrate Europe des marchands. Ce que ferait bien de ne pas oublier, F.Bayrou, cette belle âme on ne peut plus européiste. 

Le temps d’une cure de jouvence en terres béarnaises, et notre homme de cheval, un temps désarçonné, se remet en selle pour reprendre le terrain perdu.  Mais jusqu’à quand le Béarnais va-t-il continuer son jeu de Normand tout en affectant une posture d’ouverture à gauche par simple rejet du sarkozysme ? Politique subliminale du non-dit, calée sur la stratégie de la mandoline et de l’effet essuie-glace, bien loin de la raison politique. Le chef jouait la montre dans un lâche silence obstiné et malicieux avec toute l’ambivalence du « qui ne dit mot consent ».  Il fait ce jour un petit pas à gauche, histoire de réitérer sa soif d’alternance, sans jamais aborder les questions stratégiques. Quelles alliances pour quel projet ? 

Après cette rumination de la défaite, ce philosophe d’esprit et de formation mais néanmoins animal politique, donnerait presque sens à cette critique confidentielle que lui réservait alors son rival. Autre grande figure du Béarn, aujourd’hui éteinte, l’historien, ancien ministre et maire de Pau, André Labarrère, se plaisait à répéter à qui voulait l’entendre qu’en regardant Bayrou il ne savait jamais si c’était une face de pâtre grec ou une tête de veau. Propos a priori choquants que ma fière posture humaniste me faisait presque dénoncer comme une bassesse… Il me vient à l’esprit que cette critique au deuxième degré qui renvoie aussi à Janus, cette divinité romaine veillant sur les ouvertures, n’était pas si mal envoyée ! Je précise ceci pour dissiper tout malentendu sectaire dans ces temps bénis de dialogue.

 X D

Les premiers vaccins sont arrivés en France

Créé par le 27 août 2009 | Dans : a-le quartier libre de XD

 20minutes.fr

http://www.20minutes.fr/

Les premiers vaccins sont arrivés en France dans a-le quartier libre de XD

GRIPPE A (H1N1)

Les premiers vaccins sont arrivés en France

Lire l’article

Face au risque pandémique, y a-t-il place pour l’éthique et le civisme ?

Sur le blog «La minute du Centaure»

Face au risque pandémique, y a-t-il place pour l’éthique et le civisme ?

Créé par le 27 août 2009 | Dans : a-le quartier libre de XD, a3-Civisme, citoyenneté et militance

L’importance des intérêts économiques en jeu dans la pandémie grippale – avec les bénéfices des gagnants, laboratoires et officines pharmaceutiques – et des préjudices pour les populations des pays pauvres mais aussi chez nous des personnes fragiles et, dans une moindre mesure, des publics  (activités scolaires et économiques dans les secteurs du spectacle, du sport et du tourisme) - constitue à peu près la seule certitude. Sujet d’aubaine que cette affaire pour journalistes en panne d’idées et exutoire commode pour des pouvoirs publics impuissants sur d’autres fronts de l’activité économique, du social et de  l’emploi.

Au moment où les spots publicitaires dispensent des messages de bon sens, nul ne peut vraiment prédire l’ampleur de l’épidémie annoncée et déjà à nos portes. Je ne suis ni médecin ni devin mais citoyen et les deux ou trois choses que je sais de cette menace pandémique me semblent bien fragiles quand  des voix d’experts aux thèses contradictoires rivalisent parfois à leur tour d’irrationnalité dissimulant parfois mal quelques mauvaises arrières-pensées.

Sans trop caricaturer, une posture  archaique et primitive s’exprime dans  une attitude irresponsable mêlant fatalisme et passivité. Attendre et voir ! Puisque de toute façon ça doit arriver, à quoi bon s’exciter. L’autre posture, sous-jacente, fondée sous le prétexte du rejet d’un délire collectif, en vient à nier la gravité même du problème : la grippette… et alors ! On a entendu ça récemment.

Une posture plus raisonnable sous tendue par une approche privilégiant la dimension psychologique vise à rassurer, pour conjurer les mouvements de panique et les comportements irrationnels – la « grippette » est contagieuse mais pas létale - et surtout à adapter la « com » aux exigences du moment tant que le pire est devant nous… Soit. Elle reste acceptable lorsqu’elle s’accompagne d’une démarche active de prévention qui épouse l’attitude optimiste qui voudrait encore croire aux comportements rationnels, civiques et éthiques et qui semble prévaloir chez madame la Ministre en charge du dossier. Sensibilisation, information, éducation à la santé, veille sanitaire, préparation des vaccinations, organisation pour la continuité des soins…

Cette stratégie n’ignore pas l’irrésistible ascension d’un virus qui frappe actuellement l’hémisphère Sud. Elle repose d’abord sur une volonté d’évitement de survenue d’un pic brutal qui mettrait à mal soudainement tout le pays. D’où les efforts bandés sur la contention maximale du phénomène, véritable guerre de position pour en garder autant que faire se peut la maîtrise. C’est toute la différence. Pour être efficace sans être forcemment efficiente, cette démarche d’endiguement n’en demeure pas moins incontournable. Sa gestion fait toute sa place aux considérations éthiques dans une période proche où le bénéfice de la vaccination ou du traitement et les restrictions d’accès aux soins pour d’autres pathologies poseront aux décideurs la question du sens. Pour peu qu’il soit encore possible de la poser si le « sauve-qui-peut » devait l’emporter dans la tourmente.

Question éminemment difficile  dans le brouhaha médiatico-politique du moment ! De quoi retrousser les manches et actionner les méninges. Avec, on l’espère, une bonne dose de civisme dans le comportement de tout un chacun !

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De la société bloquée à la société grippée

Créé par le 13 août 2009 | Dans : a-le quartier libre de XD

murpeste1.jpgA chaque époque ses réponses : Le Mur de la Peste de 27 Km a été édifié dans les Monts de Vaucluse afin de protéger le Comtat Venaissin lors de l’épidémie de peste qui frappa Marseille et une partie de la Provence (1720-1722). C’est Antoine d’Allemand, architecte, ingénieur et cartographe, qui en définit le tracé.

Beaucoup de controverses autour des mesures annoncées ou en voie de l’être ! D’aucuns allant carrément jusqu’à considérer la pandémie comme une affaire juteuse pour les industries pharmaceutiques et une aubaine gouvernementale en masquant un peu l’ampleur du fléau social en ces  temps de crise et de luttes pour la défense de l’emploi. D’autres, plus nuancés, s’indignent de la disproportion des moyens mobilisés pour limiter l’impact de la pandémie grippale face à la gravité des autres risques sanitaires quand les moins critiques s’interrogent encore sur la médiatisation du phénomène.

Le diagnostic sur les risques pandémiques, en eux-mêmes mais aussi collatéraux, ne fait pas consensus alors que le virus de la grippe en provenance du Mexique se répand dans le monde à très grande vitesse. Pour bénigne qu’elle soit, en l’état, cette grippe comporte, comme les précédentes, des risques sanitaires graves pour une extrême et petite frange des personnes atteintes. Mécaniquement et même en se calant sur les chiffres des épisodes saisonniers classiques, la mortalité s’en trouverait aggravée du fait du nombre de personnes contaminées. Le pire relevant d’une mutation du virus- si le virus A (H1N1) actuel subissait des recombinaisons avec le virus saisonnier ou avec le virus H5N1, que l’on sait hautement pathogène – ce qui changerait alors totalement les données du problème…

Si l’on en reste à la situation présente, force est bien d’anticiper l’impact sociétal d’une pandémie touchant rapidement autour de 30% de la population. Par-delà les débats autour des traitements médicamenteux, ceux de leur pertinence ou de leurs effets indésirables, les discussions portent sur les mesures de prévention. Les moins disproportionnées aux risques visent surtout à endiguer la montée de la pandémie autour de dispositifs divers allant des protections individuelles et des campagnes de vaccination à l’automne jusqu’aux fermetures de réseaux de transports en commun et de lieux de rassemblements éducatifs, culturels ou festifs. Facteur d’aggravation de la crise économique, cet immense manque à gagner, conséquence implacable d’une forte perturbation de la vie collective, demeure sans doute le vrai casse-tête des dirigeants. Comment conjurer l’absentéisme - notamment dans les secteurs clés en période pandémique, c’est à dire dans les champs sanitaire et médico-social qui devront faire face à un afflux de demandes dans une situation déjà tendue – mais aussi dans les autres services et industries et conjuguer les mesures d’évitement des vecteurs potentiels de contamination avec la poursuite d’une activité socio-économique vitale ?

L’agenda des pouvoirs publics est donc bien chargé avec ces conflits d’intérêts en cette veille de rentrée. L’information sur les conduites à tenir reste encore la meilleure des préventions. Mais peut-elle être entendue et suivie d’effets dans ce vacarme politico-médiatique qui fait écho aux grandes peurs millénaristes en cet an neuf de notre calendrier ? Et si cette difficulté d’arbitrage et de communication  exprimait aussi le symptôme d’une société qui ne va pas tout à fait bien faute de savoir vraiment où elle veut aller et comment ? Car à force de parler de la société bloquée, il fallait bien que cela arrivât un jour !

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