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Orelsan ou avec ?

Créé par le 13 juil 2009 | Dans : a-le quartier libre de XD

Décidément le tapage médiatique autour de l’absence du rappeur aux Francofolies revêle un dérapage journalistique donnant à fond dans la victimisation et la compassion teintées d’une politisation outrancière. J’ignorais tout de ce rappeur évincé de la scène en raison de son clip « sale pute » qui ne serait qu’un péché de jeunesse. En surfant sur la toile j’ai écouté et regardé ce clip. Les odieuses paroles m’ont conforté dans le rejet et la dénonciation du propos tout à la fois sexiste et violent. Sans appel à mon goût !

Pourquoi tant de bruits autour de cette « éviction » ? Se draper dans la défense de la liberté d’expression ne paraît-il pas quelque peu démesuré quand il s’agit d’assurer le respect de quelques valeurs fondamentales ?

De deux choses l’une : ou bien le rappeur signe et persiste, banalisant une violence insultante à l’égard des femmes et véhiculant une idéologie machiste avérée, ou bien il profite de cette situation pour afficher ses regrets et radier à tout jamais de son répertoire ce « péché de jeunesse » qui n’a rien de mignon. Ce serait bien le moins !

L’extravagance des journalistes et de certains politiques qui voient dans cette affaire montée de toute pièce une façon de déstabiliser la présidente de la région Poitou-Charentes constitue un véritable outrage à la raison. Dans ce concert de protestations savamment orchestrées on finirait par en oublier l’essentiel : le spectacle des bien nommées Francofolies.

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Notre billet de juillet 2009 sur Michel Rocard : L’étrangeté en politique

Créé par le 10 juil 2009 | Dans : a-le quartier libre de XD, a3-Civisme, citoyenneté et militance

L’étrange Michel Rocard titre un quoditien, évoquant les différentes missions confiées par le président Sarkozy à l’ancien Premier ministre. Lequel vient d’accepter sa nomination aux côtés d’un autre ancien Premier ministre, Alain Juppé, à la tête d’une commission chargée de réfléchir au grand emprunt national.

Cet E.T de la politique qui remettra sous peu, au gouvernement, son rapport favorable à l’instauration d’une taxe carbone, n’a pourtant rien d’un petit homme vert. Pour n’avoir, à vrai dire, jamais partagé les conceptions de celui qui se fit le chantre de la société civile contre l’Etat, dans son opposition interne au « socialisme archaïque, étatique et jacobin » des années de conquête précédant l’exercice du pouvoir rose mitterrandien – dont il fut in fine et paradoxalement le principal inspirateur -, je me sens d’autant plus autorisé à reconnaître au personnage une capacité à s’émanciper des pesanteurs conformistes de la vie politique.

Et je rejoindrai presque, sur ce point, l’analyse élogieuse d’un Vincent Duclert, qui, dans son dernier et excellent ouvrage « La gauche devant l’histoire » ( publié aux éditions du Seuil en avril 2009 ) retrace la trajectoire exceptionnelle de cet homme courageux qui démarra son engagement  en enquêtant sur les regroupements opérés par l’armée française en Algérie et sur les conditions de vie dans les camps cause d’une surmortalité effrayante. L’impact de la guerre d’Algérie sur la deuxième gauche fut en effet tout à fait considérable et explique ce divorce durable d’avec la SFIO et le parti socialiste jusqu’aux « assises du socialisme » qui replacèrent Rocard dans le jeu socialiste au détriment du CERES avant l’échec historique de sa candidature à l’élection présidentielle de 1981.

A la différence de Duclert, je ne crois cependant pas qu’un Rocard incarne à lui seul l’héritage d’un socialisme humaniste et pratique. Un inventaire plus précis mériterait de faire une part plus large aux autres parcours jauressiens ou mendésiens. Ce qu’entreprit avec bonheur l’auteur en collaboration avec Christophe Prochasson dans le dictionnaire critique de la République ( nouvelle édition 2007 chez Flammarion ) qui évoque dans son épilogue – « des Républicaines et des Républicains en France »  – quarante figures individuelles qui ont incarné la République ou un moment de son histoire.

L’étrangeté en politique relève sans doute de ces parcours surprenants quant on ne sait pas toujours démêler les véritables facteurs explicatifs d’une trajectoire avec ses filiations et ses ruptures. Chez les hommes au delà de la mêlée, on pourra toujours s’étonner de leur prise de positions quand elles contrarient les conformismes ambiants ou s’exonèrent de la recherche effrénée  d’une notoriété à bon compte. Si l’on veut bien examiner avec lucidité et intelligence les raisons d’agir de quelques grandes figures, on trouvera en elles des traits constants par delà toutes les vicissitudes de la politique : l’incarnation d’une cohérence, d’une posture courageuse souvent singulière et d’une certaine hauteur de vue.

Ce modèle devient hélas une exception en politique, pour ne pas dire une étrangeté !

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N.B : Pour une critique de fond de la nouvelle gauche et du rocardisme, lire nos billets sur ce blog. Nous assumons ces écrits, datés, tout en revendiquant le droit à leur auto-critique.

Du gauchisme au centrisme, qu’avez-vous fait de vos vingt ans ? 

Révolution conservatrice

L’honneur de Jean Pierre Chevènement

Les obscurs desseins de monsieur Rocard : perseverare diabolicum

Clefs pour le ségolisme : une démarche pour un vrai changement

Dénoncer le miroir aux alouettes et les outrances de la bienpensance

Créé par le 23 déc 2008 | Dans : a-le quartier libre de XD, Vive le blog citoyen

La dialectique serait, nous dit-on, l’art de retomber toujours sur ses pattes et, sans doute,  ne fais-je point exception  dans l’usage de la vulgate.  Cette critique vraie trouve à s’illustrer au quotidien dans nos coups de gueule et nos propos parfois lénifiants et dogmatiques. Les nôtres, bien sûr, et ceux de la multitude militante avec nous ! Serait-ce pure paresse de l’esprit ou aurait-on besoin de se rassurer à bon compte avec nos visions souvent réductrices tant la réalité à affronter fait peur ? 

Il y a d’ailleurs bien de quoi s’effrayer de la marche d’un monde désenchanté. Mais la critique politique triviale participe, je le concède volontiers, du processus de défoulement collectif. On doit même la dénoncer avec virulence lorsqu’elle emprunte des tours populistes et démagogiques à la recherche d’un exutoire et d’un bouc émissaire.

De là à interdire l’expression des gens de peu, il n’y a qu’un pas que franchissent, sans toujours s’en vanter, nos grands et petits intellectuels. Ceux ci ne supportent pas la gouaille du titi parisien, dénonçant,  depuis le comptoir du bistrot en buvant son pt’it noir, les « importants » et les « grands » qui nous gouvernent. Nos « intelligents » n’ont guère davantage d’estime pour cette « lumpen intelligentsia »,  dénoncée récemment sur France Culture par le promoteur de l’Université de tous les savoirs, Yves Michaud, qui ne veut voir dans l’émergence du blogueur que la nouvelle figure du vulgaire. Et de se lamenter sur les effets pervers d’un libre accès aux nouveaux médias interactifs, phénomène qui explique, selon lui, la formidable ampleur du mouvement lycéen.

Je concèderais bien quelques vérités à ce propos sévère tout en louant le  précédent heureux de la campagne du Non au TCE quand surgit par bonheur l’avènement du blog militant, ce nouveau lance-pierre du David qui vit en chacun de nous. Dans un monde dominé par l’Establisment politico-médiatique, n’est-il pas sain que des voix politiquement incorrectes se fassent entendre ?

Revenons à nos moutons noirs en proposant à la multitude de se divertir un court instant devant un spectacle de rue à l’initiative de nos amis. Ils font la nique à leur manière à la finance internationale. Lien sur youtube :
>
http://www.youtube.com/watch?v=m_LLHjvI86g

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P.S : Quant à moi, promis juré, je n’oublie pas de mettre en ligne prochainement l’entretien avec Jacques Généreux, lequel démonte avec force et intelligence le paradigme néolibéral. Une contribution essentielle pour sortir la gauche de sa torpeur.

11 septembre

Créé par le 11 sept 2008 | Dans : a-le quartier libre de XD, a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD, Amérique Latine

hommageaucompaneroallende.jpgLes journaux ont la mémoire sélective. La date anniversaire  des tragiques attentats du World Trade Center n’est pas oubliée : « we well never forget » dit on Outre Atlantique quand ici, tel ancien dirigeant de gauche avait pu s’égarer jusqu’a affirmer sous l’émotion « nous sommes tous américains » quelques jours apres la tragédie, face  a des militants aussi réservés qu’embarrassés.

« Nunca mas » dit-on en pays latinos et notamment en Amérique latine qui a connu d’effroyables répressions jusque dans les années récentes. Ne  parle-t-on pas de plus de 200000 disparus au Guatemala ? Et la campagne électorale de l’an passé dans un climat de violences et de crimes politiques nous rappelle la persistance de cette barbarie d’état.

En militant républicain de gauche, nous sommes nombreux de ma génération a avoir toujours réagi avec la mème sincérité face aux évenements des dernieres décennies : la répression franquiste, le golpe du général Pinochet appuyé par la CIA, le régime sanglant des colonnels en Argentine, sans oublier le coup d’état du général Jaruzelski en Pologne ou le massacre de Tien AnMen, pour ne prendre que ces quelques exemples ! La défense des droits de l’Homme est indivisible, ce qu’oublient trop souvent nos principaux médias, toujours sensibles aux pressions malveillantes des lobbies. A droite  on a souvent l’esprit plus sélectif quand on ne verse pas dans le délire idéologique. Je pense aux campagnes honteuses contre les peuples vénézuélen ou bolivien pour les mauvaises raisons que l’on sait quand les dirigeants démocratiquement élus de ces pays ne trouvent meme pas l’appui de l’internationale socialiste dans leurs tentatives de se réapproprier les richesses de leur pays !

C’est du reste ce que tenta le président Allende et son gouvernement d’Unité Populaire en butte a l’hostilité d’étroits intérets économiques : ceux des multinationales et des couches les plus aisés de la population. On sait ce qu’il advint de cette démocratie apres le 11 septembre 1973 ! Et l’on n’a pas encore vraiment rendu justice dans ce pays qui a subi sans doute un des plus grand lavage de cerveaux  sous la dictature de Pinochet et des chicago boy’s. Ceux-là purent expérimenter sous haute protection militaire leur  théorie inspirée d’un Friedman ou d’un Hayeck : le marché, rien que le marché et la concurrence libre et non faussée. Histoire de légitimer la répression du mouvement ouvrier qui fausse comme chacun sait le libre jeu du renard capitaliste !

Nous ne sommes pas dupes de ces supercheries et accueuillons avec solidarité le travail militant de larges secteurs de la gauche chilienne qui oeuvre à present pour la défense des droits de son peuple et de sa mémoire. Nous saluons tout particulierement « le comando des exonerados », ces victimes du régime de Pinochet qui se sont vu reconnaitre récemment quelques droits dans un pays qui tarde trop à faire justice. Avec eux, nous avons rendu l’hommage au compañero Salvador Allende devant le Palais de la Moneda, le 4 septembre, date anniversaire de l’élection du président socialiste en 1970 en écoutant 

 El hymno de los exonerados politicos de Chile :

Somos el pasado y el present

Somos el combate del futuro

En aquellos dias tan oscuros

Quisieron borrarnos totalmente.

Fuimos junto a Salvador Allende

Sueño de una patria soberana

Fuimos defendiendo la mañana

Junto al invensible presidente.

Chile, por Chile fuimos exonerados

De nuestro trabadejo y nuestra libertad

Defendimos firme nustra libertad

Defendimos firme nuestra dignidad

Nunca jamas seremos callados

Por nuestros derechos usurpados

recupararemos nuestra historia

Somos nuestra patria y memoria

Nunca mas seremos olvidados

Nombres y mujeres finalmente

La fuerza del pueblo renacida

Por los hijos y por nuestra vida

Seguimos marchando nuevamente

Chile, por Chile, fuimos exonerados

De nuestro trabajo y nuestra libertad

Defendimos firme nuestra libertad

Defendimos firme nuestra dignidad

Nunca jamas seremos acallados

Nunca jamas seremos acallados

Por nuestros derechos usurpados

recupararemos nuestra historia

Somos nuestra patria y memoria

Nunca mas seremos olvidados

Nombres y mujeres finalmente

La fuerza del pueblo renacida

Por los hijos y por nuestra vida

Seguimos marchando nuevamente

Soljénitsyne : la part d’ombre et de lumière d’un dissident bien orthodoxe

Créé par le 05 août 2008 | Dans : a-le quartier libre de XD, a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD

            La mort du grand écrivain suscite une expression de reconnaissance envers celui dont on salue le génie littéraire partout dans le monde. Soljénitsyne apparaît d’abord dans la lignée des grands écrivains de son pays mais le prix Nobel de littérature doit aussi à son parcours dissident cette renommée internationale, peut être surfaite quant à sa place dans les causes de l’écroulement du bloc de l’Est. Pour notre génération militante, celle des années Mitterrand, le rapport au dissident soviétique reste emprunt d’ambivalence entre une reconnaissance de l’importance de ses écrits et un refus de son instrumentalisation politique outrancière et décalée dans la France des années 70-80.

Je confesse n’avoir jamais achevé la lecture de l’Archipel du Goulag entreprise durant un épisode de maladie à la fin des années 70. Dans cette époque d’euphorie médiatique envers les nouveaux philosophes, repentis de leur égarement stalinien, gauchiste et maoïste, la diffusion de cette oeuvre pouvait bien s’articuler avec ce mouvement d’offensive contre une certaine représentation institutionnelle du marxisme et au nom de la croisade occidentale « droits de l’hommiste » contre le communisme.

Dans le même temps, à gauche, en dépit des proclamations imbéciles saluant le bilan globalement positif du « socialisme réel » et symptomatiques d’une nouvelle crispation du PCF contrariant l’avancée vers  »un socialisme aux couleurs de la France », ma jeune génération imprégnée des critiques de gauche du communisme et arrimée à la mouvance du socialisme démocratique et de l’Union de la Gauche, ne pouvait être dupe de la réalité soviétique. Dans le système d’affrontement des deux blocs, celle-ci apparaissait déjà comme un vrai repoussoir, consolidant d’une certaine façon le camp occidental en désespérant sa classe ouvrière. Tout avait été dit et écrit, à gauche, sur ce modèle perverti, dénoncé des trotskystes jusqu’aux euro-communistes sans oublier les critiques anciennes de Rosa Luxembourg et de Gramsci, les prédictions de Blum et les analyses de Marcuse et de l’Ecole de Francfort enrichissant celles des socialistes toujours attachés à la synthèse républicaine jaurésienne. Je n’avais donc pas plus de sympathie pour la Nomenklatura communiste, dénoncée par Michael Voslensky, qu’ envers la gérontocratie des maîtres du Kremlin.

 En profane littéraire, j’accueillis donc très sereinement ces écrits sans apprécier toujours à leur juste valeur ces narrations, à mon goût interminables et par trop détaillées, dont je ne retins finalement que peu de choses, sans adhérer pour autant à cette entreprise de dénonciation généralisée du marxisme sous couvert des critiques du totalitarisme.

C’est qu’il importait avant tout de préserver les chances de victoire d’une Union de la Gauche en proie à une véritable offensive idéologique de la part des prémisses de la pensée néo-conservatrice venue d’Outre-Atlantique et d’une campagne d’assimilation du projet socialiste au modèle étatiste et totalitaire, campagne conduite en France par un arc très large allant de la nouvelle droite à « la gauche américaine », contestant pêle-mêle la place de l’Etat, le rôle des partis et la politique professionnelle au nom du mouvement social et de la société civile à gauche, du retour au libéralisme pur et dur, à droite.

Après Pierre Daix qui fut ici un des premiers communistes en dissidence à accueillir les œuvres du grand écrivain russe, que dire de plus sur le plan politique sinon suivre et remonter le parcours de Soljénitsyne dont la pensée nationaliste et conservatrice emprunterait aux dires de certains critiques des accents antisémites et chauvins. Cette critique d’une pensée réactionnaire n’entame nullement la reconnaissance du génie littéraire de cet auteur. Ce qui, par ailleurs, n’interdit aucunement la critique à la façon d’un Jean Luc Mélenchon qui dénonçait hier dans un billet l’expression de Soljénitsyne à l’occasion d’une cérémonie de circonstance à l’invitation de monsieur De Villiers. Soljénitsyne aurait alors déclaré dans son discours que la devise de notre république,  » liberté-égalité-fraternité « , était  » intrinsèquement perverse « . En réaction à de tels propos on ne devrait pas non plus contester au sénateur socialiste son droit à considérer l’écrivain comme  » une baderne passéiste absurde et pontifiante, machiste, homophobe, et confis en bigoteries nostalgiques de la grande Russie féodale et croyante « .

La critique décapante du sénateur socialiste tranche avec ce concert d’éloges funèbres et prend l’aspect de la dissidence. Dissidence heureusement plus confortable que celle vécue jadis par cet écrivain traditionaliste attaché à la Russie des tsars quand nous nous félicitons de vivre encore au pays de Voltaire.

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