a1-Abc d’une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

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Au-delà de la la primaire socialiste, l’épuisement de la gauche l’oblige à explorer de nouveaux paradigmes

Créé par le 23 jan 2017 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

Aucune surprise dans le niveau de participation d’un électorat de cette gauche introuvable qui a voté avec ses jambes quand il n’a pas exprimé, dans les urnes, cette motion de censure des gouvernements sociaux-libéraux du quinquennat.

Est-ce l’idée d’un revenu universel, – déjà questionnée dans les années 80 avant même l’émergence d’un revenu minimum d’insertion en 1988 -, ou bien le glissement vers les théories de la décroissance – qui pourraient n’être qu’une théorisation de l’impuissance économique et sociale de la gauche européenne à relever les défis de la croissance et de l’emploi – qui a fait de leur héraut, Benoît Hamon, le roi de la primaire au soir du premier tour? Est-ce sur ces même bases que le chantre de la démondialisation et du made in France, Arnaud Montebourg, rallie la candidature Hamon pour le second tour?

Quand ce dernier retourne à cette vision malthusienne néo-rocardiste sans en épouser cette perspective de lucidité et de réalisme dans cette fuite en avant vers un revenu universel avec une impasse sur son financement, force est bien de s’interroger sur les limites d’une possible dynamique autour d’un axe anti Valls.

L’ancien locataire de Matignon peut bien exciper de ses capacités à maîtriser les leviers du pouvoir et d’une gestion rigoureuse dans un contexte de menaces sur la sécurité, mais il peine à offrir une perspective concrète d’un projet progressiste et républicain, porteur d’une autre dynamique économique et sociale.

Le résultat du premier tour ne dissipe pas le risque d’impasse électorale du parti socialiste à la présidentielle. Les candidats ex-socialistes, prétendument hors système, peuvent se réjouir à bon compte. Mais ils devront à leur tour faire la démonstration que leurs perspectives respectives ne sont pas de vains discours mais offrent à l’appui une vraie sortie des vieilles politiques de chimères ou de renoncements.

Xavier Dumoulin

 

Royal en majesté?

Créé par le 25 oct 2016 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

Olivier Philippe Viela nous régale de son commentaire qui alimente la rumeur du retour de Ségolène. Dans son billet de 20 Minutes publié hier soir, il cite la réponse de la ministre de l’écologie sur le plateau de France 3 dimanche « Pour l’instant, c’est François Hollande qui est candidat » . « Interrogée sur une possible candidature en 2017 à la place du président sortant, elle a rappelé l’échéance : décembre, quand l’actuel chef de l’Etat annoncera s’il tente de briguer un second mandat. Le jour-même, le Journal du Dimanche a barré sa Une d’un « L’hypothèse Royal » surplombant une photo de la ministre de l’Ecologie et de François Hollande ».

Aux dires du journaliste dans une conversation téléphonique entre Jean-Christophe Cambadélis et le député des Bouches-du-Rhône Patrick Mennucci, le premier secrétaire du P.S aurait indiqué que pour que la social-démocratie survive aux législatives, il faudrait qu’elle obtienne 18 % à la présidentielle. On comprend maintenant la possible participation de Royal à la primaire pour sauver les meubles de la maison socialiste. D’autant que la ministre qui préside la COP 21 semble bien en vue de nos compatriotes. Ils sont nombreux à apprécier le franc parler de cette politique à présent vengée des affronts publics et privés.

De là à imaginer que son Président d’ex-mari puisse favoriser sa candidature, il y a un pas à franchir avec une grande prudence. Certes l’hypothèse d’une candidature Valls qui chemine à grand renfort de complicité médiatique irait bien dans le sens d’une explication psychologique d’un François Hollande en mal de revanche vis à vis de son premier ministre trop intrigant.

Quoi qu’il en soit on notera l’attitude joviale de Jean-Louis Boorlo qui assistait à une interview dans laquelle l’ancienne candidate fait mine de rejeter cette hypothèse. A la question du journaliste qui prend à témoin l’ancien chef de file des centristes, ce dernier répond pince sans rire qu’elle n’a pas vraiment dit non.

Dans un paysage très perturbé, dans l’attente de primaires agressives à droite et sur fond de sondages mortifères pour la gauche, il y a peu être une part de vérité dans cette rumeur médiatique. Mais à quoi bon si en arrière plan la présumée candidate devait se contenter de poursuivre dans une voie sans issue pour la gauche et pour le peuple de France.

Xavier DUMOULIN

Trahir avec méthode?

Créé par le 02 sept 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin, a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

P1030266Telle serait l’œuvre de Macron selon le président Hollande qui dénonce ainsi son ministre (1). Un constat terrible qui place le président en bien mauvaise posture. Une frange de son électorat potentiel pourrait bien glisser sur le nom de cet amateur qui profita de ses fonctions à l’Elysée puis au gouvernement pour valoriser sa trajectoire dans une finalité électorale toute personnelle. En marche vers l’Elysée, sans troupe et sans expérience, le personnage ferait bien de se raviser à temps.

Si Montebourg représente un risque de destruction pour Hollande, Macron constitue une obstruction. Un comble pour ce président qui a fait la carrière politique de Macron! Ce dernier semble occuper une place auprès d’un électorat libéral, plutôt âgé et de droite. Celui qui se tournait, jadis, vers Bayrou. Macron pourrait ainsi piquer quelques « parts de marché de cette offre politique » à un Juppé, voir à un Beyrou dans l’hypothèse ou Sarkosy triompherait de la primaire à droite. Mais alors quel serait le départage de l’électorat captif des Beyrou et Macron sur l’un ou l’autre de ces mêmes protagonistes?

En attendant ces hypothétiques scénarios, le premier ministre n’est-il pas le gagnant de ce basculement au sein de son camp? Eliminé du paysage gouvernemental, Macron laisse le champ libre à Valls sur ce terreau libéral-sécuritaire. Un Valls récemment fragilisé par ses ministres Vallaud-Belkacem et Touraine qui n’ont guère caché leur opposition à l’approche du dossier des arrêtés anti-burkini. Avec en final un ministre de l’intérieur renforcé par sa posture équilibrée sur la question des rapports entre l’islam et la république, aidé en ce sens par l’émergence de son ami Jean-Pierre Chevènement qui l’a précédé dans cette fonction ministérielle sous le gouvernement Jospin de la « gauche plurielle ».

Après les candidatures Hamon, Duflot et Montebourg, l’espace d’un président-candidat se réduit comme peau de chagrin. Cette situation ne conviendrait-elle pas à un premier ministre qui affiche à l’envi son loyalisme et qui ne saurait disputer la place à une candidature  Hollande? Levée l’hypothèse d’une présentation à la primaire de l’ancien premier secrétaire du PS et actuel président pour un nouveau mandat, Valls aurait les mains libres. Si ce n’est une réelle difficulté à convaincre la base du parti, certes très étiolée et plutôt élitaire, et celle, plus large, des sympathisants socialistes, à désigner celui qui ne fit que 5% des voix aux précédentes primaires.

On n’en finirait pas d’épiloguer sur ces terribles projections qui débouchent in fine sur des impasses. Comme me le confiait hier, en aparté, un ami socialiste de toujours, la droite du parti pourrait bien trouver dans la sécession la réponse à ces questions. Le pire n’est jamais sûr dit-on. Mais au point où nous en sommes, une telle clarification ne ferait-elle pas l’affaire de Montebourg? Ce républicain socialiste aux accents gaulliens qui ne sont pas pour nous déplaire…

Xavier DUMOULIN

(1) « Il m’a trahi avec méthode! »

Ce clan, des néocons aux prétendus anti-racistes, qui moque Chevènement…

Créé par le 31 août 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin, a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

Odieux battage médiatique autour des propos du président de la fondation pour un islam de France. Certains rivalisent de griefs et d’invectives, masquant mal leur profonde mauvaise foi!
Prenant prétexte des souvenirs des femmes qui allaient sans voile dans les rues du Caire ou d’Alger,  il y a de cela quarante à cinquante ans, évoqués devant les auditeurs de France-Inter par un Jean-Pierre Chevènement interrogé par Patrick Cohen, des internautes niais, reprennent en boucle l’antienne selon laquelle Chevènement ne serait pas retourné en Algérie ou en Egypte depuis des décennies. Et d’aucuns de faire leur presse autour de ces réactions, entretenant ainsi l’ambiguité!
Plus grave : telle journaliste de France-Culture feint de croire ces internautes et s’esclaffe sans retenue aucune pour dénoncer la soi-disant méconnaissance du monde arabe de l’ancien ministre, trahissant dans le même temps son manque de déontologie professionnelle et surtout sa bêtise assortie d’une mauvaise foi inouïe!
Se voulant plus féroce encore, tel historien arabisant écrit sur son blog : »C’est faire un mauvais procès à Jean-Pierre Chevènement que de lui dénier une certaine connaissance du monde musulman. Ce qui est en revanche problématique, c’est le caractère biaisé et partiel de l’expérience accumulée par celui qui préside, depuis janvier 2011, l’Association France-Algérie »… »En vue d’asseoir son crédit, M. Chevènement a mis en avant des séjours « au Caire, à Alger, il y a quarante ou cinquante ans ». L’ancien ministre de l’intérieur ne cache pas sa nostalgie pour les grandes figures du nationalisme arabe qu’étaient Gamal Abdel Nasser, au pouvoir en Egypte de 1954 à 1970, ou Houari Boumediene, à la tête de l’Algérie de 1965 à 1978 (avec Abdelaziz Bouteflika aux affaires étrangères). Cette nostalgie d’une époque révolue ne favorise pas forcément l’imagination et l’inventivité indispensables pour contribuer à une nouvelle réalité de l’islam de France ». Et Jean-Pierre Filiou de dénoncer, dans la plus grande confusion, les positions diplomatiques de l’ancien ministre sur les dossiers de l’Irak et de la Syrie.
Nous approchons maintenant de la véritable motivation de ces détracteurs bien mal inspirés par ces néo-cons qui organisèrent la plus grande ratonnade de l’histoire récente avec les deux guerres du Golfe et leur cortège d’atrocités. Rappelons la position de l’ancien ministre de la défense dans cette affaire.
Quant au dossier syrien, les revirements de la diplomatie française ont donné raison à la posture initiale de Jean-Pierre Chevènement qui désignait Daesh comme principal adversaire. On connaît à présent le prix payé par la France du fait du développement de cet Etat terroriste.
Plus surprenante, cette cabale du président PS du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, selon qui le souverainiste «a multiplié les confusions et les dérapages». Idem pour le député PS du département Mathieu Hanotin qui, auprès du Lab d’Europe 1, s’est dit «scandalisé à double-titre». «D’une, sa rhétorique paternaliste et colonialiste (…). De deux, ses propos scandaleux et racistes sur Saint-Denis. Il fait une confusion mentale entre être Français et être blanc. La ligne rouge a été franchie. Il faut que le président renonce le plus vite à nommer cette personne», exhorte-t-il.
Piteux arguments calomnieux que met en miettes Laurent Bouvet dans son entretien au Figaro, publié sur ce blog sous le titre « Attaques contre Chevènement : l’odieux clientélisme de la gauche antiraciste ».
Xavier DUMOULIN
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Pour sa sortie toulousaine, Mélenchon réussira-t-il son retour?

Créé par le 28 août 2016 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin, a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

L’ambivalence du titre renvoie à celle du personnage. Installé dans un jeu tribunitien qui frise parfois la démagogie, Mélenchon, qui se pose en leadership de la « France insoumise », continue à surprendre. Cet apôtre de la révolution citoyenne oscille entre un radicalisme verbal au ton provocateur - son fameux « Qu’ils s’en aillent tous » – et le souci d’une image rassurante, celle du « bulletin de vote stable et sûr ».

Le paradoxe du « mélenchisme » réside un peu dans ce balancement entre une façon d’être agressive, dans ce paysage politico-médiatique assoiffé de spectaculaire et de scandale, et une volonté d’élever le débat citoyen au-delà des lieux communs. La présence, à ses côtés, d’un économiste raffiné, Jacques Généreux ou d’un philosophe reconnu, Henri Pena-Ruiz, manifeste cette légitimité intellectuelle et cette capacité attractive qui avait trouvé à s’exprimer avec force au premier tour des présidentielles de 2012.

Depuis, le tribun peine à se faire entendre. Il n’a plus le vent en poupe. Contesté par les siens au sein du Front de gauche, il a même dû faire le forcing pour imposer sa candidature sur laquelle les communistes et leur parti demeurent à ce jour réservés. A l’exception de ceux qui doutent d’une candidature alternative du même acabit. Les propos matinaux de Pierre Laurent sur France inter n’en demeurent pas moins ouverts sur l’hypothèse d’une candidature commune avec un Mélenchon ou un Montebourg…

Le candidat fait sa rentrée politique ce dimanche 28 août à Toulouse d’où il prononcera un discours « très large », selon son entourage, à l’occasion d’un pique-nique. Entre 500 et 600 militants de « La France insoumise », le mouvement créé par l’ancien patron du Parti de gauche pour soutenir sa candidature à la présidentielle, sont attendus dimanche. Ce rendez-vous précède la publication d’un livre  »Le Choix de l’Insoumission » à paraître le 8 septembre au Seuil et de l’organisation en octobre de la première convention nationale du mouvement pour se structurer et arrêter le programme.

Dans ce contexte, quelles peuvent être les chances d’un nouveau départ? Dans quel dessein et avec quel message?

Dans son interview au Monde auprès de Patrick Roger et de Raphaëlle Besse Desmoulières (1), le candidat situe le cadre de cette élection sans précédent du fait de « la décomposition de la société lors des derniers quinquennats » et de la perte des repères politiques. Avec cette possibilité d’une abstention massive ou bien d’une « participation punitive sévère pour en faire le coup de balai ».

La contestation de la loi El Khomri avait ouvert « un espace politique mis à mal par les délires sécuritaires » sur fond de terrorisme qui « ont déplacé le centre de gravité vers les thèmes morbides ».

Dans ce cadre difficile, les candidatures Hamon, Montebourg, Lienemann, Filoche et Duflot n’inquiètent aucunement Mélenchon qui pense même en bénéficier. Ne disent-elles pas comme lui que Hollande a échoué? « Ils travaillent pour moi », estime le candidat.

S’agissant de l’alliance avec le PC, la porte reste ouverte. Mais prévient Mélenchon la présidentielle et les législatives, c’et la même campagne. D’où cette dénonciation des alliances au cas par cas souhaitées par Pierre Laurent qui refuse l’idée d’un accord national.

A droite Mélenchon dénonce « les surenchères sécuritaires » et « la haine des musulmans ». Pour le reste Sarkosy représente « une barbarie sociale effrayante » (retraite à 64 ans, suppression de la durée hebdomadaire du travail…). Quand la droite veut charger le bulletin de vote de « communautarisme, d’ethnicisme, de questions religieuses », lui propose « des objectifs sociaux, écologiques et institutionnels ».

Le candidat s’en prend aux dogmes économiques et poltiques de « l’Europe à l’allemande » qui ont tout bloqué. Pour changer l’Europe – plan A-, il faut être capable de la quitter – plan B -! Car « s’il n’y a pas de plan B, le plan A ne fonctionne pas ». Ce qui distingue Mélenchon, selon lui, des autres courants de gauche, c’est « la nation comme levier de la bataille européenne ». Un nouveau traité est prévu pour 2017. Donc le choix du prochain président est un choix sur l’Europe. Mélenchon veut donc faire de la présidentielle « un référendum sur les traité européens ».

Interrogé sur l’affaire du burkini, Mélenchon s’insurge contre l’odieuse « instrumentalisation communautariste du corps des femmes » qui constitue « un affichage militant ». Mais Valls a tort d’en rajouter et « personne n’est dupe de ses indignations à géométrie variable ».

Quand à l’accueil en France des réfugiés qui se pressent aux portes de l’Europe, M. Mélenchon rappelle n’avoir « jamais été pour la liberté d’installation ». « Quand les gens arrivent, il faut une politique humaine et les traiter dignement », nuance le candidat mais « l’urgent est qu’ils n’aient plus besoin de partir de chez eux. Je suis pour la régularisation des travailleurs sans papiers mais pas pour le déménagement permanent du monde, ni pour les marchandises ni pour les êtres humains ». Prenant l’exemple des médecins, le candidat se dit même favorable à une politique des quotas.

On mesure le chemin parcouru dans la vision de la France, de la nation, de l’Europe ou sur les questions sociétales et de l’immigration. Pour avoir soutenu le traité de Maastricht avant de rejoindre le camp du Non en 2005, Mélenchon se refusait, il y a peu encore, à prendre des positions audacieuses,  par peur d’être caricaturé par cette gauche qui a trop longtemps rejeté les symboles républicains – marseillaise, drapeau bleu-blanc-rouge – et la défense de la nation.

Cette gauche écolo-bobo qui, sur les questions sociétales ou celle de l’immigration fait preuve d’un entêtement petit bourgeois dans le politiquement correct comme l’expriment à l’envi les réactions de rejet des propos de Jean-Luc Mélenchon au Monde (2).

On appréciera donc la liberté de ton d’un candidat qui combat à juste titre les politiques d’austérité à la racine et  l’angélisme des bien pensants de tous poils. On regrettera cependant son refus de dialogue avec les courants de cette même sensibilité républicaine. Cette critique vaudrait aussi pour l’ensemble des prétendants du camp républicain à la recherche d’une alternative à cet enfermement de la France dans une Europe néolibérale. Mais n’est-ce point dans la dynamique  d’une candidature à la présidentielle que se réalise l’émergence de cet homme de la nation?

 Xavier DUMOULIN

(1) En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2017/article/2016/08/24/melenchon-le-choix-du-prochain-president-est-un-choix-sur-l-europe_4987092_4854003.html#gRLbxUoEZCKWkwze.99

(2) Cf Lucile MALANDAIN – AFP – samedi 27 août 2016

« Des déclarations vivement critiquées aux journées d’été d’Europe Ecologie-Les Verts à Lorient. « Il n’y a pas de populisme de gauche », commente David Cormand, le secrétaire national du parti. « Jean-Luc Mélenchon n’est ni raciste ni xénophobe mais il veut reconquérir un électorat qu’il considère lui être acquis et qui est parti au Front national, en lui donnant des gages », regrette-t-il.
« Plus la gauche déporte le débat sur la droite, plus les autres se radicalisent », estime Cécile Duflot. « Mais où est son discours de Marseille? », interroge-t-elle à propos de la dernière prise de parole publique du candidat du Front de gauche en 2012 où il défendait l’immigration et le vivre ensemble « tourné vers la Méditerranée ».
« Nous pensons qu’il faut aborder la question de l’immigration de manière positive et offensive », a également observé le secrétaire national du parti communiste venu à Lorient participer à une table-ronde sur la loi travail. « Il ne faut pas se laisser impressionner par ceux qui veulent nous faire renoncer à cette ambition là, le monde de demain est un monde de migration et de mobilité », poursuit l’ancien allié de M. Mélenchon. »

 

 

 

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