a1-Abc d’une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

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Bloc républicain

Créé par le 12 avr 2014 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

L’émergence d’un bloc républicain ne serait-elle pas la meilleure réponse politique en cette période de totale déshérence?

Quand les positionnements des partis hégémoniques ne font plus sens sur des questions essentielles comme celles de l’ Europe, de la politique industrielle et énergétique, de la politique budgétaire, du pouvoir d’achat, voire même des services publics, il ne peut plus s’opérer de mobilisation autour de thèmes qui fédéraient classiquement les sensibilités citoyennes de droite et de gauche. Ces dernières restent frustrées en l’absence de toute offre politique constructive et se réfugient ainsi dans le vote protestataire ou l’abstention.

Dans une république moderne, le clivage doit se faire autour de solides propositions programmatiques et non seulement par fidélité aux vielles lunes. Faute de sérieux nos électeurs se sentent trahis passé le cap de l’élection et désespèrent à tout jamais de pouvoir concrétiser leurs attentes au travers d’une élection. Ils sanctionnent plus qu’ils n’approuvent et rejettent plus qu’ils n’adhèrent.

On sent bien les limites d’un tel fonctionnement avec en arrière plan, pour amplifier la crise systémique, l’essoufflement d’un régime semi-présidentiel incapable de débloquer la situation. L’évolution vers un système présidentiel constituerait peut être la réponse actuelle pour revivifier la démocratie comme le suggère, aujourd’hui, le député des Landes Henri Emmanuelli suivant en cela une réflexion plus ancienne de la fondation Res Publica (1).

Mais au-delà de toute réflexion sur les évolutions institutionnelles, l’urgence politique n’est-elle pas dans la définition d’un rassemblement populaire autour de quelques axes de progrès? Il ne manque pas de pistes de proposition alternatives à la doxa politique hégémonique européiste et néolibérale pour travailler à la co-construction d’un projet cimentant les forces républicaines  de ce pays car au-delà de la gauche et de la droite il y a la République, cette idée toujours neuve qui n’a pas épuisé la force propulsive de son message universel.

Dans une grande alliance des forces productives contre l’hégémonie de la finance et pour la reconquête démocratique, ce bloc républicain s’affirmerait aussi sur le plan de l’Europe par la défense des nations et de leurs peuples.

Xavier Dumoulin

(1) Extrait de notre article ci-dessous précédemment publié à propos de la réforme des institutions lors du précédent quinquennat.

« Notre régime politique est souvent qualifié fort abusivement de présidentiel par une opinion qui confond la fonction du président de la République, clé de voûte des institutions, avec la nature du régime à proprement parler. Depuis la Constitution de 1958, notre cinquième République a évolué, selon les constitutionnalistes, vers un régime parlementaire rationalisé, devenu, après la réforme de 1962 instituant l’élection du président au suffrage universel direct, présidentialiste ou semi présidentiel.

La différence de nature entre le régime présidentiel et parlementaire tient à la stricte séparation des pouvoirs dans le premier modèle et à leur collaboration dans le second. A l’instar du système américain, le régime présidentiel s’appuie en principe sur un exécutif monocéphale et un parlement qui ne peut mettre en cause la responsabilité politique du président, lequel ne dispose pas du droit de dissolution. Tout autre est le fonctionnement des institutions toujours parlementaires, en théorie, de la V° République reposant sur des mécanismes de censure du gouvernement – et non du président -, après adoption d’une motion par la majorité des députés, avec en contrepoint symétrique, le droit de dissolution de l’Assemblée par le président.

Le parlementarisme rationalisé issu du texte de 1958 a strictement encadré la procédure d’élaboration des textes de loi : prééminence des projets de loi sur les propositions, domaine de compétence limité du législateur, pouvoir restreint des commissions en matière de projets de loi, contrôle de l’ordre du jour par le gouvernement, procédure du vote bloqué combinée parfois avec la mise en jeu de la responsabilité gouvernementale…

L’évolution « présidentialiste » tient à la forte légitimité du président, élu au suffrage universel direct, s’accompagnant d’une prédominance du chef de l’Etat sur le premier ministre en dehors des périodes de cohabitation. L’adoption du quinquennat - conduisant à la juxtaposition des élections, présidentielles et législatives – conforte l’idée de changement de régime.

« Un régime présidentiel à la française » – évoqué dans un récent colloque de la fondation Res Publica - pourrait assurer le retour du Parlement dans ses fonctions législatives et de contrôle de l’exécutif. Le maintien des mécanismes de mise en cause de la responsabilité du gouvernement et du pouvoir de dissolution du chef de l’Etat s’accompagnerait d’une automaticité de remise en jeu du pouvoir en cas de dissociation entre majorité présidentielle et parlementaire. Le peuple souverain trancherait ainsi ce conflit suite à une consultation électorale. Ce modèle innovant mettrait fin aux critères distinctifs traditionnels en introduisant un système hybride équilibré… »

X D

Quelques vrais enjeux autour de la réforme des institutions

Posté par le 13 juil 2007 à 16:42 | Dans : a1-Abc d’une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, a2-Blog-notes politique de Xavier Dumoulin, a3-Civisme, citoyenneté et militance chez Xavier Dumoulin, a4-Le blog citoyen croque la droite

 

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Posté par le 08 juil 2007 à 9:20 | Dans : a1-Abc d’une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, a2-Blog-notes politique de Xavier Dumoulin, a3-Civisme, citoyenneté et militance chez Xavier Dumoulin, Débats autour de la refondation de la gauche

D’une élection l’autre…

Créé par le 01 avr 2014 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

Sans redressement industriel point de sortie possible du cercle vicieux qui plonge aujourd’hui la France et les Français dans le plus grand désarroi. Et sans une réorientation de l’Europe autour de l’intérêt bien compris des Etats qui la constituent, pas de perspectives de croissance, d’emploi et de solidarité à la hauteur des attentes de ses peuples.

Vouloir concilier l’efficacité économique et la justice sociale n’est pas, en soi, une mauvaise orientation. Mais sa déclinaison sous la forme du pacte de responsabilité assorti d’un ajustement en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes par une baisse des cotisations et des impôts des salariés nous laisse quelque peu sceptique. Surtout quand cette annonce du président Hollande s’accompagne d’un cap d’économie budgétaire dans la logique des engagements européens adoptés en début de quinquennat.

On pourra bien rétorquer qu’il s’agit là d’une inflexion de la politique en faveur de la justice sociale et que des secteurs comme la santé, l’éducation ou la sécurité seraient – aux dires du président Hollande – préservés de cette purge des services publics auxquels nos concitoyens restent pourtant très attachés.

Par delà le discours présidentiel, on attend du premier ministre une traduction  politique d’engagements au service de la Nation par une équipe animée d’un esprit de salut public. Faute de quoi les Français ne manqueraient pas d’amplifier leur rejet d’une politique de gribouille dès les prochaines échéances électorales : celles de l’élection de députés de notre peuple au parlement européen.

Cette élection qui suit sera de toute façon l’occasion d’une clarification politique sur la nécessaire réorientation de cette Europe libérale. Notre région du monde concentre des atouts importants. Elle ne doit plus s’abandonner dans une mondialisation libérale qui trouve ses chantres et ses fers de lance au sein même de nos prétendues élites. C’est elles qui fixent la doxa d’une politique dont on connait les effets ravageurs en France, sur les plans économiques et sociaux.

La sortie de l’euro fort et le retour à une politique européenne de croissance et d’emploi suppose en effet un tournant radical qui va bien au-delà de timides annonces…

X.D

Plus que l’expression de doutes, le suffrage universel sanctionne en grande part la politique gouvernementale

Créé par le 26 mar 2014 | Dans : a-Fédérations MRC d'Aquitaine, a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

L’importance de l’abstention et la poussée des droites traduisent l’insatisfaction d’une grande partie de l’électorat populaire. Dans ce contexte il semble difficile à la gauche de surmonter son handicap pour le second tour dans un certain nombre de grandes villes.

Le message est clair! Il appelle des réponses audacieuses et responsables dans une conjoncture difficile. Il est trop tôt pour rentrer de plein fouet dans les débats qui suivront le deuxième tour mais d’autres échéances se profilent et les élections européennes pourraient bien prolonger cette lame de fond qui semble tout emporter.

Sauf à réorienter radicalement sa politique européenne, on ne saurait imaginer d’autres perspectives que celles de l’enlisement de la France, quelque soit par ailleurs le visage de ceux qui la gouvernent au plus haut niveau.

Les conditions de sortie de cette nasse sont encore bien loin d’être réunies!

X.D

2013 : une année sèche?

Créé par le 01 jan 2014 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin

L’an 1 du quinquennat n’aura pas produit cet électrochoc tant nécessaire au rétablissement des marges d’actions de la France. C’est pourtant l’année de la  stratégie du redressement productif, du choc de compétitivité pour la croissance et l’emploi. Mais c’est aussi celle de l’engrenage dans le moule d’une Europe à la dérive…

Tout bien considéré il n’y a rien d’étrange dans ce décor qui fait une très large place  aux réformes sociétales au risque  de décevoir là où nos concitoyens attendent surtout des réponses fermes dans la résolution des problèmes concrets et quotidiens qu’ils partagent avec leur entourage immédiat.

La politique extérieure de la France inspire une réaction ambivalente : entre le respect de choix plutôt dignes en Afrique et le rejet d’un aventurisme aveugle dans la gestion des dossiers du Moyen-Orient.

Après le choc de compétitivité et le choc de simplification, le chef de l’Etat serait bien éclairé de réaliser cette alliance des productifs en privilégiant résolument les intérêts nationaux. Cette posture préparerait le choc qui ne manquera pas de survenir entre la finance internationale et les nations pour la défense des peuples d’Europe.

Car seuls des citoyens avertis et préparés aux nécessaires confrontations seront en capacité d’infléchir le cours des choses pour sauver ce qui peut encore l’être  et donner de l’oxygène à une Europe en panne.

Xavier DUMOULIN

ensemble pour 2014

Créé par le 31 déc 2013 | Dans : a-le quartier libre de Xavier Dumoulin, a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, a2-Blog-notes politique de Xavier Dumoulin, a3-Civisme, citoyenneté et militance chez Xavier Dumoulin, a4-Le blog citoyen croque la droite, a5-Les entretiens du blog citoyen, a6-Les colères du dogue patriote

P1000445 P1000446 P1000447crédits photographiques du blog citoyen, socialiste et républicain

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