a2-Blog-notes politique de XD

Articles archivés

Vers une nouvelle équation politique et sociologique ? par Xavier Dumoulin

Créé par le 22 juin 2021 | Dans : a2-Blog-notes politique de XD, Projet politique

L’ampleur de l’abstention lors des derniers scrutins laisse apparaître un phénomène de distanciation citoyenne vis à vis de l’offre politique. On a raison d’intégrer dans la recherche d’explications la part de l’effet déconfinement, la complexité des scrutins départementaux et régionaux groupés en cette fin juin, la ringardise du seul vote dans les urnes quand le vote par correspondance ou électronique serait un encouragement à plus de civisme électoral. On peut aussi disserter sur la reconnaissance du vote blanc qui devrait s’imposer du fait de cette tendance  à l’abstention massive du corps électoral.
Mais cette défiance de l’électorat n’invite-t-elle pas d’abord au nécessaire questionnement sur les causes de la démobilisation politique? Tout en considérant la sanction électorale infligée par un électeur sur trois à la majorité macroniste, hors sol et hors jeu dans ces scrutins régionaux et départementaux, l’abstention semble traduire un certain effondrement de l’attractivité des blocs en présence. Examinons tour à tour les blocs en question dans cette décomposition qui les frappe.
En soulignant d’abord, et il faut s’en réjouir, cet apparent reflux, ce dimanche 20 juin, de l’attractivité électorale du RN qui captait jusqu’alors l’essentiel du vote protestataire. Juste correction de la part d’un segment d’abstentionnistes perdus dans l’aggiornamento artistique du parti d’extrême-droite, ce « pole identitaire souverainiste » qui n’assume plus ses choix en la matière (1).

En second lieu, avec ce constat persistant du divorce durable de la sociologie électorale traditionnelle de la gauche d’avec l’offre politique de ses « représentants », depuis les années Jospin et sous Hollande, distanciation théorisée il y a une dizaine d’années, par la boîte à penser du P.S, Terra Nova qui fait son deuil de l’éloignement des couches populaires au bénéfice d’une recomposition du projet politique et des alliances du PS (2). Le Front de gauche a pu un temps relever une gauche défaite mais ses divisions ont hypothéqué l’avenir en commun avec aujourd’hui ce repli électoral de la France insoumise malgré le niveau élevé de popularité de son leader dont la légitimité semble bien entamée depuis quelques mois.

Le « macronisme », ce bloc bourgeois illusoire et élitiste en pleine déroute électorale dimanche dernier, a révélé lui aussi toutes ses faiblesses et fragilités (3). L »épuisement du néolibéralisme comme boussole du macronisme attise toutes les incertitudes actuelles après ce pragmatisme affiché du « quoi qu’il en coûte » quand le ministre de l’économie prétend rattraper la hausse des dépenses publiques et de la dette avec des économies de fonctionnement. Mais comment prétendre investir dans l’hôpital ou l’éducation nationale sans augmenter les dépenses de personnel? Comment dynamiser plus largement l’économique et le social sans une politique budgétaire s’appuyant sur une fiscalité plus juste?

Ce « bloc bourgeois » dissimulé derrière un pseudo-progressisme – après l’échec du « bloc de gauche » amputé de son front de classe historique – qui ne parvient pas à structurer durablement la nation a-t-il quelques chances de s’imposer avec l’alternance possible du parti Les Républicains aux prochaines présidentielles? Rien n’est moins sûr, les mêmes causes produisant les mêmes effets faute d’une offre véritablement alternative au macronisme! Par delà les discours de circonstance, on peine à identifier les différences de fond entre LR et LRM (4). 

L’idée, séduisante a priori, d’un « pôle social-écologique » vanté par les socialistes prend du plomb dans l’aile avec la compétition électorale qui exacerbe les rivalités entre écologistes et socialistes de toutes obédiences, les deux fractions hétérogènes présentant par ailleurs de fortes contradictions internes s’exprimant particulièrement dans cette porosité d’une partie des leurs d’avec le macronisme.

En sortant des scénarii de cuisine politicienne aux sources du désamour des Français pour une certaine offre politique, on s’attachera aux conditions d’un nouvel et large « rassemblement populaire », voire « populaire républicain » prôné aujourd’hui par Arnaud Montebourg dans sa tribune au Monde du 7 juin dernier ( 5). Arnaud Montebourg est ancien ministre socialiste de l’économie, ­du redressement productif et du numérique -2012-2015- et entrepreneur.

Comment donc aborder le travail politique et idéologique partisan et d’éducation populaire que recouvre un tel chantier dans « la constitution d’un nouveau bloc au pouvoir », « bloc populaire » ou « populaire républicain » (versus « bloc élitiste » ou « souverainiste identitaire populiste »), sans entamer une ébauche critique de la réception de cette notion emblématique -  et de plus en plus énigmatique – de « la gauche » qui ne voudrait pas s’aliéner le mouvement socialiste historique quand celui-ci n’a jamais été aussi étranger à l’inspiration des politiques conduites par la dite « gauche de gouvernement »? écrivions-nous en mai 2020 dans notre interpellation de la gauche.

Nous explorions les grandes lignes programmatiques proposées à court, moyen, voire très long terme et mises en perspective dans la conclusion de l’article (6) sans aborder le travail politique et idéologique partisan et d’éducation populaire que recouvre un tel chantier dans « la constitution d’un nouveau bloc au pouvoir ». La tribune d’Arnaud Montebourg embrasse l’ensemble de ces questions et ouvre, ce faisant, un champ d’action pertinent.

En vue de l’élection présidentielle de 2022, l’ex-ministre socialiste de l’économie appelle, dans sa tribune au journal Le Monde, à une union des forces populaires qui passe selon lui par un programme politique interventionniste, régulationniste, républicain et laïc, mais aussi par le contrôle de l’immigration et la lutte contre l’islamisme politique.

La tribune dénonce d’abord le choix des sociaux-libéraux qui « encourageaient la gauche à persister dans sa dangereuse préférence pour les questions sociétales, les minorités et le goût pour une certaine bourgeoisie libérale s’épanouissant dans l’individualisme et une mondialisation heureuse ». Reflet du « clintonisme », cette politique traduit « un mépris implicite pour les classes populaires  » captées par le vote Trump en 2016. « Pour les gauches mondiales, il n’était plus nécessaire de s’attaquer aux excès du système économique néolibéral et mondialisé puisqu’il était prétendument bon pour nos sociétés, précise l’ancien ministre. Le protectionnisme devait rester l’apanage des supposés populistes alors que chacun comprend l’urgente nécessité de rééquilibrage écologique et social d’une mondialisation sauvage et destructrice de nos sociétés occidentales. La question des salaires et de l’amour du travail était abandonnée au profit de la seule redistribution, par les impôts et le revenu universel, célébrant ainsi curieusement l’union de Bill Gates avec Benoît Hamon. » Cette première charge plante le décor dans la recherche d’une voie alternative s’émancipant du modèle dominant à gauche.

L’ancien ministre analyse les scores historiques du F.N, R.N à l’aune de ces démissions de la gauche et notamment de sa « politique austéritaire, parachevée par le quinquennat Macron, champion du mépris de classe ». A la veille du premier tour des scrutins départementaux et régionaux, notre homme politique reconverti dans l’entreprenariat, s’inquiète à raison des poussées du R.N annoncées par les sondages et des séismes prochains : « aujourd’hui la famille Le Pen est aux portes du pouvoir, plusieurs régions sont sur le point d’être gagnées par le Rassemblement national, et tous les candidats se revendiquant de la gauche (Mélenchon, Jadot, Hidalgo) seraient battus par Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Tout comme Macron qui n’en est plus très loin et devrait entrer dans l’histoire pour avoir minutieusement installé le RN au pouvoir, par incompétence ou cynisme ». Puisse-t-il se tromper après cette désaffection du corps électoral du RN « touché à son tour par le dégagisme » (7) au premier tour! 

La suite de la tribune revient sur l’histoire de la gauche évoquant « la majorité sociale (qui) a enfin rencontré la majorité politique » selon les mots du président Mitterrand en 1981 quand, selon Montebourg, « Avec Emmanuel Macron, c’est la minorité sociale d’un bloc bourgeois qui a arraché une majorité politique, gouvernant pour une base étroite avec arrogance. Cette recomposition découle de choix délibérés d’indifférenciation idéologique et de conversion de la gauche à la pensée unique. Depuis si longtemps, gauche et droite se succèdent au pouvoir pour mener les mêmes politiques néolibérales aux dépens des droits économiques et sociaux des classes moyennes et populaires. »

Pointant « l’affrontement scénarisé » de l’extrême centre et de l’extrême droite qualifiés respectivement de « bloc bourgeois » et de « bloc réactionnaire », Arnaud Montebourg dénonce l’expulsion des classes populaires du jeu politique qui favorise leur refuge chez Le Pen!

D’où l’importance d’une recomposition politique dans « l’unification politique du bloc populaire autour d’une force républicaine (qui) briserait la tenaille constituée d’un côté par le bloc bourgeois qui représente l’élite et de l’autre par le bloc réactionnaire qui prétend représenter par opposition tous les autres, c’est-à-dire le peuple. Pour réussir ce défi, il lui faut offrir une unification de ces deux composantes dans un nouveau choix démocratique capable de devenir majoritaire en 2022. »

Ce rassemblement populaire se ferait autour « des forces politiques défendant l’intérêt du plus grand nombre autour de l’intérêt général, cette France des gens ordinaires, qui faute de trouver leur représentation politique, désespèrent, abandonnent, se radicalisent, ou choisissent l’indifférence. » 

L’ancien ministre imagine une base sociologique dans ce rassemblement avec « Tous ceux qui forment cette France contre laquelle le quinquennat d’Emmanuel Macron s’est fracassé après dix-huit mois : la France des déclassés, des enracinés, des « quelque part », des « premiers de corvée », des diplômés précarisés, de « ceux qui ne sont rien » selon la triste formule présidentielle. Mais également une bourgeoisie d’intérêt général – chefs d’entreprise, hauts fonctionnaires, intellectuels, créateurs – qui refuse de faire sécession de la nation et reste fidèle au destin commun de cette République qui nous lie. Des populations qui aspirent à s’en sortir par leur travail et à en vivre dignement, qu’ils soient anciennement affiliés à la droite (petits commerçants, artisans, travailleurs indépendants, agriculteurs) ou à la gauche (ouvriers, employés, fonctionnaires de première ligne). Tous ceux-là peuvent former une nouvelle majorité. » 

Montebourg aborde ensuite logiquement la question du projet et dessine à grands traits quelques axes majeurs : « un travail pour en vivre, plutôt que la proclamation hasardeuse de la fin du travail assortie d’allocations universelles » ; « des augmentations de salaires, plutôt que d’assister dans la classe politique à un concours Lépine des impôts nouveaux » ; une France qui ‘’s’organise enfin contre la mondialisation qui nous étrille, quand on entend encore chanter les louanges de la mondialisation heureuse » ; « un minimum de souveraineté de la France face à une Union européenne incapable de résoudre les problèmes des Français et des Européens, car la démocratie est le seul moyen dont dispose le plus grand nombre pour reprendre le contrôle. »

Contre les mythes de la réussite individuelle et de la start up nation « cache-sexes de l’abandon total de l’industrie française, du made in France, de ses emplois et territoires, aux sirènes du laisser-faire pour les puissants, pendant qu’on ne laisse rien faire à tous les autres dans le pays de l’ultra-bureaucratie », l’ancien ministre rejoint les critiques de « cet Etat Léviathan bureaucratique, privatif de nos libertés, facteur de blocage du pays, auteur des errements sanitaires dans la crise Covid-19, quand les partis politiques peuplés d’énarques continuent à défendre aveuglément une haute administration qui travaille en roue libre. »

Reconnaissant envers les Français engagés dans le travail sur les territoires abandonnés et les solutions concrètes à « l’inverse des dirigeants (qui) ne semblent s’intéresser qu’aux métropoles », l’ancien ministre du redressement productif encourage « tous ceux-là (qui) veulent à coup sûr que la France produise et relocalise selon de nouveaux modèles écologiques ce qu’elle consomme, en organisant une collaboration entre toutes les générations, climat et boomers. Ils savent que la lutte contre le dérèglement climatique passe aussi par le renforcement du nucléaire et d’EDF comme service public national assurant une électricité bon marché. »

Parlant au nom de cette base sociologique, Montebourg aborde ensuite les questions de l’immigration sans concession face au slogan facile du « accueillons-les tous ! ». On regretterait un certain raccourci dans cette approche s’il ne précisait pas l’attachement des Français à la défense de « l’’application intransigeante de l’état de droit, le droit à la sûreté et à une police au service de la population face à l’insécurité qui atteint des sommets, tout comme le droit à la justice, qu’on soit puissant ou misérable » et la correction des « injustices cruelles et criantes de leur vie quotidienne. » S’agissant du combat contre l’islamisme politique, il rejoint « tous ceux-là (qui) veulent enfin que l’Etat les débarrasse de l’islamisme politique qui cherche à pervertir ou détruire les règles de la République délibérées en commun, quand quelques dirigeants s’aveuglent encore sur la dangerosité de cette autre forme de fascisme, l’autre versant de la peste brune. »

Mesurant le poids de l’abstention, du vote blanc ou nul, en provenance majoritairement des classes moyennes et populaires, Montebourg s’interroge sur la capacité « de réunifier cette force populaire et républicaine sur un programme politique interventionniste, régulationniste, républicain et laïc, dans et en dehors des partis. » Il conclue en synthétisant ainsi son projet : « Réunifier les premiers de corvée sur un nouveau compromis historique avec les milieux économiques et les forces sociales, avec la bourgeoisie d’intérêt général et les mouvements populaires, c’est dessiner là un nouveau compromis entre des forces qui se sont affrontées mais qui, dans l’intérêt commun de relèvement du pays, chercheraient un accord en échangeant les concessions réciproques. Tel est l’enjeu de 2022 auquel les hommes et femmes de bonne volonté doivent désormais s’atteler. »

(1) ex-FN aujourd’hui RN qui, affranchi de la pesante tutelle paternelle vieille France antigaulliste, catholique intégriste, mêlant  vichyssois, poujadistes et anciens de l’OAS et du mouvement Occident, a muté en force populiste identitaire sous l’impulsion d’une héritière prête à tronquer et troquer l’héritage familial très disputé par sa nièce et à capter pour mieux le détourner, l’attachement populaire aux valeurs de laïcité et de sécurité

(2) « La présidence Hollande est moins une anomalie que l’échec définitif des tentatives de concilier la base sociale de la gauche et la modernisation du modèle français. Ce projet se prolonge désormais par la tentative d’édifier un bloc bourgeois fondé sur la poursuite des réformes structurelles destinées à dépasser le clivage droite/gauche par une nouvelle alliance entre classes moyennes et supérieures. L’émergence, en réaction, d’un pôle souverainiste coexiste avec les tentatives de reconstruire les alliances de droite et de gauche dans un paysage politique fragmenté ». Cette synthèse extraite de la 4° de couverture de l’ouvrage de Bruno Aimable et Stefano Palombarini, « L’illusion du bloc bourgeois », édité début 2017,  anticipait formidablement l’interrogation sur « l’avenir du modèle français » dépendant « de l’issue d’une crise politique qui n’est donc pas liée à des querelles d’appareils et encore moins de personnes, mais à la difficulté de former un nouveau bloc dominant ».

(3) Reprenons à cet égard les développements d’Emmanuel Roux dans « La cité évanouie – Au-delà du progressisme et du populisme ». L’auteur évoque les grands moments machiavéliens de la présidence Macron. Acte 1 : la fortune accompagne le candidat dans la débâcle de la gauche et de la droite, l’utilisation de l’Ancien monde fait advenir le Nouveau, la politique des apparences, en début de quinquennat réussit à  bluffer l’opinion. Acte 2 : « la verticalité jupitérienne sait tout, décide de tout. Et d’abord, du sort des riches, ces premiers de cordée qui doivent nous emmener vers les sommets ». Acte 3 : « le dévissage du premier de cordée ». L’analyse de Roux s’arrête à l’été 2019. et l’anticipation n’en est que plus saisissante sur la gestion de crise du Covid-19, Acte 4, qui agit, selon nous, comme un révélateur de toutes les contradictions.

(4) En terme de projet notamment quand leurs thématiques favorites se conjuguent autour des thèmes récurrents de la politique de l’offre avec la baisse du coût du travail et des dépenses sociales (malgré l’explosion de la grande pauvreté et la marginalisation de la jeunesse) et les choix d’une flexibilité accrue (ubérisation, accords d’entreprises dérogatoires, mobilités, etc.).

(5) « Il faut unir le bloc populaire pour briser la tenaille entre les blocs bourgeois et réactionnaire »

(6) Quelles perspectives pour cette gauche française saisie du remord du pouvoir dans l’urgence de sa refondation systémique et d’ensemble ? par Xavier Dumoulin

(7) selon Le Monde du 22 juin 2021, les électeurs du RN sont ceux qui se sont le plus abstenus (73%) dans le cadre d’un taux exceptionnel d’abstentions de 66,7%. Effet de la dédiabolisation – comme semble l’exprimer le tweet d’un ancien élu du FN opposé à la stratégie de marine le Pen « c’est la clarté et la radicalité qui permettent de mobiliser , non la pasteurisation « ?

« En souvenir d’un certain 10 mai… » Post-scriptum

Créé par le 23 mai 2020 | Dans : a2-Blog-notes politique de XD

Post-scriptum du 21 mai 2020 :

Les témoignages sont autant de marqueurs concrets complémentaires d’une histoire qui a vu la gauche inverser l’ordre de ses priorités. Mais on se gardera avec Didier Motchane, de « l’autobiographe pontifiant ou pénitent (qui) ne se fait jamais que le souvenir veuf d’une mémoire épuisée. Surtout s’il espère obtenir de la reine du tournoi le Prix de la Vérité… »

Lire la suite »

Quelles perspectives pour cette gauche française saisie du remord du pouvoir dans l’urgence de sa refondation systémique et d’ensemble ? par Xavier Dumoulin

Créé par le 11 mai 2020 | Dans : a0-blog citoyen, socialiste et républicain par temps de coronavirus, a2-Blog-notes politique de XD

 

Quelles perspectives pour cette gauche française saisie du remord du pouvoir dans l’urgence de sa refondation systémique et d’ensemble ? P1030266

Crédits photographiques du blog citoyen, socialiste et républicain Statues dans la rue à  La Havane

 

« Nous croyons à la force de nos idées … il faut rebattre le jeu, redistribuer les cartes et nous faisons confiance en nos idées pour – dans un cadre plus vaste – progresser, s’affirmer, devenir majoritaire. Donc, c’est un calcul stratégique qui fait fond sur l’analyse que nous faisons de la crise de la mondialisation, qui fait fond aussi sur les espaces qu’elle ouvre à une gauche digne de ce nom ! »  Extrait d’un entretien avec Jean-Pierre Chevènement pour le blog citoyen, socialiste et républicain en 2008

« La vraie question s’est d’abord d’être au clair… pour construire ensemble une nouvelle dynamique… Moi, je plaide pour qu’on crée une université populaire et permanente de la gauche avec toutes les forces intellectuelles de gauche de ce pays pour qu’on se confronte, qu’on aille au bout des discussions pour savoir ce qui nous fédère et ce qui nous divise. »  Extrait d’un entretien avec Marie Noëlle Lienemann pour le blog citoyen, socialiste et républicain en 2008

« Ce qui a constitué le progrès de l’humanité, c’est le fait que les gains en efficacité obtenus par la raison, par la technique, par la science, ont permis aux êtres humains d’avoir plus de mieux être et moins de  mal être tout en ayant plus de libertés, plus de temps libre, plus de temps disponible pour autre chose que le travail, que l’affrontement à la nature.»   Extrait d’un entretien avec Jacques Généreux pour le blog citoyen, socialiste et républicain en 2008

« Pour moi, le parti communiste français, c’est comme une nappe phréatique. Il a subi, certes, beaucoup de défaites. Le communisme a été trahi ! Horriblement trahi  par certains dans le monde. Mais la nappe phréatique du communisme français, elle est toujours vivante… Et lorsque certains abandonnent les mots communiste et révolutionnaire, je pense qu’il est important pour nous de les conserver. Mais bien sûr, de les faire vivre avec les temps d’aujourd’hui et les temps de demain… »   Extrait d’une table ronde avec Claude Cabanes et d’autres militants lors de la fête des Pins à Tarnos en 2008

« Donc ce qui est important, aujourd’hui (… ) c’est de travailler à une vraie refondation et à quelque chose qui sera mieux qu’un rebond. C’est à dire faire ce que les hommes du mouvement ouvrier tentent depuis toujours de réaliser – enfin plus exactement depuis l’industrialisation de la France, fin 18° et au 19°siècle quand les ouvriers sont arrivés dans les villes, les métropoles régionales… avec des salaires très bas, les enfants dans les usines… Mais malgré le massacre de la commune, grâce à tout ce qui va se produire sous la Troisième république, il y aura un changement profond. Et puis ce sera l’école publique, gratuite ! Ce sera bien entendu, le droit du travail qui avancera- ce sera plus long – et puis ce sera un pays qui deviendra profondément républicain – c’est à dire un peuple  souverain qui ne s’en laisse pas conter ! »  Extrait d’un entretien avec Georges Sarre pour le blog citoyen, socialiste et républicain en 2008

« Mais la gauche, elle existe ! Elle travaille ! Elle est là ! Ce n’est pas parce qu’elle a des représentants qui ne la représentent pas qu’elle n’existe plus ! Je vous assure qu’elle travaille et elle travaille bien ! Pas seulement en France, mais dans le monde entier… Croyez-moi, le mouvement, il est parti ! Il est irréversible ! La seule inquiétude, c’est de savoir où en sont les dégâts. Et s’il n’y a pas une situation irréversible dans les dégâts et dans le processus de la destruction de l’humanité. Actuellement, le régime, le système actuel, il est à bout de souffle. Cet argent qui a étouffé tout le monde, il s’étouffe lui-même aujourd’hui. Et il ne faut pas le laisser mourir tout seul. Il faut l’aider à mourir et le combattre mais la relève est là et croyez-moi, l’alternative elle est prête, elle est là ! »  Extrait d’un entretien avec Danielle Mitterrand pour le blog citoyen, socialiste et républicain en 2008

Synthèse de l’article dédié à Jean-Marie, citoyen accompli.

Douze ans après la crise financière, la période présente agit comme un révélateur et ouvre un regard nouveau sur un monde en proie au coronavirus. En France, les sous-capacités hospitalières en réanimation, l’absence de masques, de tests et de matériels médicaux jettent un trouble profond dans une opinion médiatisée et retournée qui retrouve les vertus des « premiers de corvée », soignants, caissières, livreurs, les plus exposés, dans une insécurité certaine en début de pandémie.

« C’est le kairos, le moment où il faut saisir le retournement idéologique » selon le politologue Rémi Lefebvre.

Les développements contenus dans l’article proposé ci-dessous bénéficient d’un éclairage concret au travers de l’authenticité de nos humbles engagements dans les courants socialistes et républicains, de l’exercice de nos responsabilités professionnelles au sein du service public de l’emploi et de la santé et, plus largement, de nos pratiques et questionnements éthiques et politiques de « citoyen ordinaire » et « spectateur engagé ».  On trouvera dans la rubrique « à propos du blog citoyen » nos éléments de présentation.

Sur les thèmes développés, nous assumons une posture idéologique apparentée à un « réformisme révolutionnaire » sans doute plus révolutionnaire que réformiste, même dans son acception traditionnelle, le terme étant à présent totalement dévoyé par les réformes néolibérales. Nous nous  interrogeons sur les perspectives d’une gauche à refonder pour donner sens à son retour aux responsabilités nationales et nous situons résolument dans une optique de changement complet de paradigme dans une visée de reconquête démocratique des souverainetés élémentaires et nécessaires à la vie intellectuelle, politique, économique et sociale de la nation, à commencer par la première de toutes, la souveraineté populaire. Ce mouvement n’a de réelles chances d’amorcer une révolution dans les modes de production de richesses au service d’une humanité réconciliée avec son environnement qu’à la condition de s’émanciper de la doxa néolibérale. L’audace de nos « pistes » programmatiques et projectives à court, moyen, voire très long terme (il ne s’agit pas, ici, dans ce mode libre, purement exploratoire que nous livrons en débat, du niveau de précision d’un programme électoral d’élaboration collective soumis aux électeurs : calendrier, financement, détail dans l’articulation des mesures, etc.,), vient ainsi à point pour secouer les réflexes pavloviens d’une gauche frileuse et repliée, idéologiquement défaite ou confuse, et qui « s’éclate » ainsi malgré tout.  Cette contribution citoyenne en croise des milliers d’autres aujourd’hui dans un débat public dé confiné, souvent informel et spontané, qui concerne citoyens, militants et traverse les formations associatives, syndicales et politiques. Les développements sont articulés autour des points et résumés suivants : Lire la suite »

Changer de ton ou changer de cap?

Créé par le 14 avr 2020 | Dans : a0-blog citoyen, socialiste et républicain par temps de coronavirus, a2-Blog-notes politique de XD

On en conviendra tous : le président Macron a changé de ton et ce n’est plus le chef de guerre qui parle. Ce registre martial jugé trop théâtral avait suscité beaucoup d’interpellations quant à l’appui concret apporté aux troupes en luttes : moyens des soignants, sécurité des travailleurs, etc. On ne s’auto-désigne pas « Père la victoire », et n’est pas Clemenceau qui veut!

Le président mieux inspiré s’est donc efforcé, dans sa dernière allocution, de donner des gages de volonté de résistance au coronavirus, amorçant même un début d’autocritique de sa gestion de crise. 

Ce « macromanagement » de la crise sanitaire a indubitablement souffert d’un manque d’anticipation, peinant à s’émanciper des logiques implacables d’un système socio-économique – système valorisant les élites et les profits au détriment des travailleurs et de  la production – et des réflexes d’une idéologie amalgamant la dite gouvernance de la France à celle d’une start-up. Dans ce contexte, souligné par tous, d’une crise hospitalière et d’une perte de souveraineté dans les filières du médicament et des matériels médicaux s’accompagnant d’un funeste abandon des recherches sur le coronavirus et d’une absence monstrueuse de politique de prévention dénoncée avec force par un ancien directeur général de la santé.

Cet horizon de dé-confinement progressif annoncé le 13 avril dernier pour le 11 mai prochain répond sans doute au besoin de réconfort de nombre de nos concitoyens exaspérés par les conditions concrètes de cette vie de grande promiscuité de personnes seules ou en famille, conjuguant souvent télé travail et garde d’enfants dans des logements trop exigus. Sans parler des résidents des EHPAD confinés dans leur chambre ou des plus démunis, en CHRS ou bien dans des squats de fortune. Mais la perspective de dé-confinement fait aussi écho à la demande pressante du MEDEF de reprise des activités avec en prime cette volonté de renforcer les flexibilités et de réduire le droit du travail, ce droit déjà quelque peu mis à mal avec la loi d’urgence sanitaire, loi contestée par l’expression des gauches parlementaires, et les ordonnances sensées la concrétiser en matière de temps de travail et de congés notamment. Comme en témoignent leurs premières réactions, les centrales syndicales ne sauraient accepter cette asymétrie décomplexée, sous les prétextes de besoins de souplesses revendiqués par le grand patronat dans un discours non équivoque qui ne saurait convaincre.

Ce dé-confinement est par ailleurs dénoncé par des épidémiologistes mettant en garde contre les risques mortifères de propagations et de rebonds incontrôlés avec l’ouverture trop précoce des écoles. Il reste par ailleurs tout à fait flou, dans l’attente de plans concrets prenant en compte les situations de terrain. En tout état de cause, la perspective du dé-confinement progressif suppose la réunion de l’ensemble des moyens sanitaires nécessaires au bon accomplissement des missions de service public ou régaliennes,  moyens réclamés à cor et à cri par les professionnels déjà exposés et en première ligne.

Le passage au jour d’après suppose une résolution de ces problématiques incontournables. Celles-ci nous conduisent à appréhender ici et maintenant l’avenir dans le nouveau paradigme d’une opposition résolue à la mondialisation libérale au bénéfice d’une reconquête des souverainetés dans des coopérations régionales et internationales repensées. Avec la nécessaire remise en cause des logiques en oeuvre chez les principales institutions : Banque mondiale, BCE et commission européenne confortant celles du capitalisme financier mondialisé. Un vrai programme de salut public d’intérêt général susceptible de souder un bloc républicain autour de cette perspective récusant le populisme identitaire nationaliste et xénophobe et le prétendu « progressisme » des élites mondialisées.

Mais au-delà d’une politique du court et moyen terme permettant de retrouver la respiration nécessaire, il conviendrait  d’ouvrir résolument la voie étroite d’un profond changement de cap politique, économique, social et écologique, la propagation des virus s’expliquant aussi par l’effet conjugué de la mondialisation des échanges et de la rupture des équilibres écologiques.

Donnons en référence – et pour illustration prioritaire de ce nouveau chemin -, quelques exemples forts :

- la lutte contre le réchauffement climatique en limitant le fret et l’utilisation de l’énergie à effet de serre, ce qui n’est pas antinomique, soit dit en passant, de la sécurisation de la filière nucléaire;

- la promotion d’une agriculture raisonnée, si possible biologique, avec des modes de productions agricoles ou animales réorientées, créatrices d’emplois durables, promouvant les circuits courts et favorisant dans tous les cas la prévention des risques chimiques et la lutte contre les perturbateurs endocriniens;

- avec la reconquête d’une sécurité alimentaire, celle d’une sécurité sociale et professionnelle conférant un salaire à vie sur la base d’un statut attaché au travailleur ( pour mémoire, ce « déjà là communiste » avec les conquis de 1946 doit être étendu au-delà du secteur socialisé de la santé et des travailleurs sous statut ou des fonctionnaires et représente la visée la plus pertinente dans le combat contre la liquidation de l’Etat social );

- la conquête de la co-propriété d’usage des outils de travail par l’alliance des productifs, l’expression démocratique supposant la possibilité effective de l’intervention directe des travailleurs dans les choix d’orientation (et donc de réorientation) d’une production et de ses modes de développement, expression incontournable pour satisfaire les besoins réels de la population dans une économie limitant les nuisances environnementales et l’obsolescence programmée des marchandises à des fins lucratives.

On le comprend bien, un tel programme de salut public repose sur un changement complet de logiciel de l’action publique de l’Etat et conduit à relever le défi d’une « politique de civilisation », chère à Edgar Morin et Sami Naïr, jadis dévoyée par l’emprunt sémantique de Nicolas Sarkozy prétendant après la crise de 2008 « moraliser le capitalisme ».

Éclairé par l’histoire et refusant toute équivoque, on pourra prendre à présent au pied de la lettre le propos du président Macron :  « Sachons, dans ces moments, sortir des sentiers battus, des idéologies et se réinventer – moi le premier », déclaration sur un mode un peu pathétique qui ne peut laisser indifférent et signifie pleinement l’immensité de la tâche à accomplir!

Xavier Dumoulin

 

Chevènement à voix nue

Créé par le 28 mar 2020 | Dans : a-le quartier libre de XD, a2-Blog-notes politique de XD

Chevènement à voix nue

France-Culture diffusait cette semaine l’enregistrement des entretiens de Jean-Pierre Chevènement avec Gérard Courtois dans l’émission

« A voix nue » du lundi 21 au vendredi 27 mars de 20 heures à 20h30mn. Le podcast est disponible sur le site de France-Culture

http://www.franceculture.fr/emissions/a-voix-nue/jean-pierre-chevenement-un-republicain-ombrageux-15-belfort-paris-en-passant-par-lalgerie

 

Cette écoute permet de mieux situer l’essentiel de la trajectoire politique du militant du CERES, co-fondateur du parti socialiste aux côtés de François Mitterrand au congrès d’Epinay sur Seine en 1971.

Chargé de l’écriture du programme socialiste puis du projet socialiste qui inspirerent tour à tour le programme commun et les 110 propositions de François Mitterrand, il fut l’allié de Mitterrand au congrès de Metz du PS de 1979 qui préparait la victoire de 1981 en confirmant la stratégie d’union de la gauche.

Ministre de la recherche et de l’industrie (sous les gouvernements Mauroy), de l’Education nationale (sous celui de Fabius), de la Défense (Rocard) et de l’Intérieur (Jospin), il s’est opposé à la parenthèse de la rigueur en 1983. Il démissionna trois fois en désaccord sur les questions de politique industrielle (1983), suite au déclenchement de la guerre contre l’Irak (1991) puis contre le projet de statut de la Corse conférant aux compétences de la région des délégations de compétences législatives (1999).

Il assuma sa rupture avec le PS après son refus du traité de Maastricht et fonda en 1993 le MDC. Cet élu du territoire de Belfort comme maire, député puis sénateur pendant près de quarante ans fut aussi candidat aux élections présidentielles de 2002.

A la tête du club République Moderne qui traduisit une inflexion républicaine du CERES dans le sens de la synthèse jaurésienne et dans le sillon de Mendès-France, il créa ensuite la fondation Res-Publica, toujours très active à ce jour, qui offre un foisonnement de réflexions sur des sujets majeurs au travers de colloques et dont les actes sont disponibles sur le site dédié. L’originalité de Jean-Pierre Chevènement tient peut être dans cet éclectisme qui revendique pleinement une filiation gaullienne depuis les évènements d’Algérie. Chevènement et son courant ont ainsi permis la rupture du nouveau PS avec l’atlantisme de la vieille SFIO et l’adoption de la doctrine gaulliste de la dissuasion du faible au fort et de la sanctuarisation de notre territoire  dans les années 70. 

Les cinq séances de diffusion abordent les épisodes de cette vie militante dans une aventure intellectuelle et politique en présentant les différents parcours de ce « républicain ombrageux » :

Belfort-Paris en passant par Alger (1),

https://www.franceculture.fr/emissions/a-voix-nue/jean-pierre-chevenement-un-republicain-ombrageux-15-belfort-paris-en-passant-par-lalgerie

mousquetaire de l’union de la gauche (2), 

https://www.franceculture.fr/emissions/a-voix-nue/jean-pierre-chevenement-un-republicain-ombrageux-25-mousquetaire-de-lunion-de-la-gauche

le grand schisme européen (3),

https://www.franceculture.fr/emissions/a-voix-nue/jean-pierre-chevenement-un-republicain-ombrageux-35-le-grand-schisme-europeen

le miraculé de la république (4),

https://www.franceculture.fr/emissions/a-voix-nue/jean-pierre-chevenement-un-republicain-ombrageux-45-le-miracule-de-la-republique

d’une turbulence l’autre (5)

https://www.franceculture.fr/emissions/a-voix-nue/jean-pierre-chevenement-un-republicain-ombrageux-55-dune-turbulence-lautre

.

Nous invitons à l’écoute des podcasts de ces entretiens et saisissons cet événement radiophonique pour exprimer notre réaction de militant qui a suivi le cheminement politique de cet homme d’exception dans une militance au centre d’études, de recherches et d’éducation socialiste (CERES), à Socialisme et république, au Mouvement des citoyens (MDC) et au Mouvement républicain et citoyen (MRC).

Nous voudrions traduire ainsi, dans de prochains articles sur le blog citoyen, socialiste et républicain, notre vécu et notre sensibilité de « militant de base » et citoyen à part entière confronté aux dynamiques concrètes de situations politiques souvent difficiles mais parfaitement assumées et pleinement revendiquées dans la fidélité à ce grand républicain  qui a su contre vents et marées préserver la flamme socialiste et républicaine. 

Ce regard croisé de l’homme d’Etat et du citoyen ordinaire peut compléter et éclairer cette rétrospective à partir « d’une vision de terrain » avec sa grande part de subjectivité et offrir aux plus jeunes une possibilité de comprendre les situations concrètes dans lesquelles se meut l’action militante avec ses phases dynamiques et ces périodes de reflux quand « il faut allier le pessimisme de la raison et l’optimisme de la volonté » comme l’écrivait Gramsci dans ses cahiers de prison. L’expérience de la traversée du désert dans cette longue marche a forgé chez nous cette aptitude à la résilience militante qui exprime ce dépassement de cette contradiction multi millénaire entre l’égoïsme et l’altruisme dans le sentiment de participer à une oeuvre plus grande que soi pour le présent ou le futur et mérite bien, à ce titre, un témoignage. Pour autant nous ne faisons pas nôtre ce cri de désespoir d’un Bolivar au soir de sa vie « J’ai labouré la mer!  » car cette trajectoire n’est pas vaine.

Les combats d’hier et les enseignements d’aujourd’hui de Jean-Pierre Chevènement restent au service de l’écriture de nouvelles pages de notre histoire dans ce cycle néolibéral à bout de souffle où se joue dès à présent l’avenir que nous voudrions ouvrir en dépassant la rivalité stérile entre un bloc élitiste agrégé autour du président Macron dont la base sociale et politique présentent une certaine fragilité et le bloc populiste identitaire incarné par le RN, blocs en compétition pour leur hégémonie quand les formations de gauche peinent à offrir une alternative crédible.

L’émission est une rétrospective et n’aborde pas la question de l’agenda politique des prochaines présidentielles ni celle de la nécessité de sortir de l’impasse actuelle par le haut avec l’émergence d’un bloc nouveau républicain. Sur ces questions on consultera avec intérêt les derniers travaux de la fondation Res-Publica

https://www.fondation-res-publica.org/Quelle-recomposition-politique-pour-la-France_r162.html

A demain avec Jean-Pierre Chevènement

Xavier DUMOULIN

12345...14

Nouveau regard, nouvelle Ec... |
democratia |
Mers El-Kébir Franc-Tireur |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Les emprunts russes
| mouvement de soutien "waaxu...
| HYPERDEMOCRACY