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Retour sur la période de la gauche plurielle sous le prisme de Didier Motchane, dans ce moment républicain du théoricien socialiste

Créé par le 11 juil 2024 | Dans : a2-Blog-notes politique de XD, Articles de fond, les cahiers de laurède

 

Le moment républicain d’un théoricien socialiste qui a fait école

Tous droits de reproduction et de diffusion strictement soumis à l’autorisation de Xavier Dumoulin

Cet extrait de nos travaux universitaires ["Didier Motchane, d'un siècle, l'autre : praxis et influences d'un intellectuel organique et d'un bâtisseur en république", Xavier Dumoulin, Master1 Histoire en Sciences sociales du politique,2022-2023] nous fait revivre la situation du MDC et de son mentor sous la gauche plurielle.

La République sociale, hissée au sommet des références socialistes, apparait comme l’œuvre majeure d’une grande politique vers laquelle se portent tous les efforts du MDC. C’est le sens de l’entrée de Chevènement dans le gouvernement Jospin de la gauche plurielle le 2 juin 1997 malgré l’ambivalence des positions de Motchane au cours de cette période[1]. En dépit du discours de confiance du nouveau Premier Ministre voulant « faire retour en tous domaines à la République[2] », il déçoit ses alliés[3] sur trois dimensions majeures : l’Europe, la politique économique et la question Corse avec le projet de délégation de pouvoir législatif à l’assemblée régionale. D’où la démission du Ministre de l’Intérieur[4] le 29 août 2000 et sa candidature aux présidentielles. Après l’élection de 2002 et dans le basculement de la vie politique qui suit le duel Chirac – Le Pen, Motchane inspire toujours le Ché dans sa posture résolument républicaine. Le MDC prépare sa mue en pôle républicain. Un texte accouché d’une plume féconde nourrit la pensée d’une force en plein combat contre un système néolibéral en turbulence. La suite démontre la grande difficulté d’une entreprise de refondation républicaine avec les bifurcations individuelles et collectives au sein d’un Pôle républicain. Pôle introuvable dont la magnifique théorisation cherche encore et toujours sa concrétisation. Lire la suite »

Pour que la République redevienne une idée neuve!

Créé par le 05 juil 2024 | Dans : a2-Blog-notes politique de XD, Actualité de la pensée de Didier Motchane, Articles de fond

« Pour que la république redevienne une idée neuve » est un texte fondamental inédit de Didier Motchane écrit en 2002 aux lendemains des élections présidentielles et législatives pour une refondation républicaine incertaine mais plus que jamais d’actualité. Nous proposons ici un extrait de nos travaux autour de ce texte (cf. « Didier Motchane, d’un siècle, l’autre : praxis et influences d’un intellectuel et d’un bâtisseur en république », Xavier Dumoulin, Master1 Histoire en sciences sociales du politique, 2023, Université Paris-Nanterre). Par commodité de lecture sur ce blog, ces écrits sont dépouillés de leurs notes de bas de page. Ils constituent une belle occasion de lecture pour ceux qui sont partie prenante d’une recomposition républicaine. Nous prions nos lecteurs de bien vouloir citer nos références dans la reproduction partielle ou totale de ce document en ligne.

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Histoire de quelques idées et concepts comme points d’articulation ou de contestation du Socialisme international et français par Xavier Dumoulin

Créé par le 18 juin 2024 | Dans : a2-Blog-notes politique de XD, Articles de fond

Extrait de nos travaux universitaires dans le cadre du Master d’Histoire  Sciences sociales du politique Université Paris-Nanterre

A- De l’impérialisme aux nouvelles approches de la domination, du capitalisme financier et de la mondialisation

Références : Xavier Dumoulin

§ 1- Karl Polanyi

Avant d’évoquer les travaux d’auteurs marxistes, et pour mieux les saisir, rappelons qu’en 1944, Karl Polanyi dans « La Grande Transformation » critique radicalement la vision d’une internationalisation des économies comme « un processus organique de croissance amorcé au niveau local et dont la division du travail [chère à Adam Smith] serait le vecteur essentiel ». C’est le commerce au long cours qui va donner le départ d’une institutionnalisation du marché et envahir la vie économique occidentale avant de s’étendre à la planète précise Jacques Adda commentant  l’œuvre de Polanyi  qui s’appuie sur les travaux d’anthropologues du début du siècle (Bronislaw Malinovski et Richard Thurnwald notamment). « Polanyi montre bien que jusqu’à la révolution industrielle, l’institution du marché, bien qu’elle-même fort ancienne, n’a joué qu’un rôle secondaire dans la vie économique des différentes civilisations. […] Le propre des sociétés précapitalistes, du point de vue de l’organisation économique, est en effet que l’économie n’y existe pas en tant que sphère autonome mais se trouve systématiquement encastrée dans les relations sociales. En d’autres termes, le système économique, dans ses dimensions de production et de répartition du produit, est géré non en fonction d’une rationalité individuelle fondée sur la quête du gain, mais selon des mobiles non économiques aux premiers rangs desquels figurent les relations de parenté et les représentations religieuses. » Et J.Adda, poursuivant son commentaire du livre de Polanyi, précise que l’institution du système concurrentiel est l’œuvre de l’Etat des monarchies centralisées d’Europe occidentale, Angleterre et France notamment et « le marché comme institution gouvernant l’ensemble de la vie économique et sociale trouve son fondement dans le commerce international. »

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L’examen critique des spécificités historiques du socialisme français à contre-courant des représentations trop courantes par Xavier Dumoulin

Créé par le 18 juin 2024 | Dans : a2-Blog-notes politique de XD, Articles de fond

Extrait de nos travaux universitaires dans le cadre du Master d’Histoire  Sciences sociales du politique Université Paris-Nanterre

B. L’examen critique des spécificités historiques du socialisme français à contre-courant des représentations trop courantes par Xavier Dumoulin


Références : Xavier Dumoulin

La social-démocratie a longtemps incarné cette promesse d’une redistribution des richesses dans une démocratie où les forces du travail participent à la gestion économique et sociale du pays. Il est vrai que les spécificités françaises du mouvement ouvrier avec d’une part l’indépendance syndicale vis-à-vis du politique posée dans la charte d’Amiens en 1906, dans le prolongement de la tradition anarcho-syndicaliste et le développement de la CGT sur ces bases, la pratique guesdiste d’autre part refusant « le ministérialisme » prôné par un Jaurès socialiste républicain (la controverse nationale et internationale sur la participation du socialiste Millerand, au «  gouvernement de défense républicaine »), ont freiné toute intégration de la classe ouvrière dans la nation jusqu’en 1914. Le retournement de Jules Guesde du fait de l’échec de la 2° internationale dans son combat pour « l’unité du prolétariat international » contre la guerre et l’entrée au gouvernement d’Union sacrée de ministres et collaborateurs de cabinet issus de la SFIO (Guesde, Albert Thomas, Marcel Sembat, Léon Blum), ou d’un socialisme indépendant (Viviani, Millerand, futur président du conseil en 1920 et président de la République en septembre de la même année, ayant déjà rallié la droite avant sa participation au gouvernement de Viviani  d’août 1914 à octobre 1915), ont changé la donne. Mais l’expérience de l’Union sacrée reste paradoxale. Elle tend à modifier les relations du mouvement ouvrier et de l’Etat. Jaurès, tenant de « l’évolutionnisme révolutionnaire » avait déjà analysé et souligné les contradictions d’un Etat exprimant « les rapports de classes » et marqué par l’empreinte des conquêtes sociales et démocratiques (législations industrielles de l’époque, instruction publique, laïcité et libertés publiques héritées des réformes républicaines). Mais la CGTU campera longtemps dans une opposition aux lois sociales (retraites ouvrières notamment) suivant en cela la tradition anarcho-syndicaliste jusqu’à la réunification de la CGT en 1936. La SFIC devait par ailleurs sa naissance en décembre 1920 au congrès de Tours à la faillite de la 2e internationale et aux protestations du monde du travail attisées par la répression de ses grèves par un Clémenceau ou un Millerand, tour à tour président du Conseil depuis 1917. Avec cette condition d’adhésion à la 3e Internationale subordonnant l’action syndicale au parti d’avant-garde. Léon Blum se veut le gardien de la vieille maison SFIO sans renoncer à un processus susceptible de conduire la transition de l’exercice à la conquête du pouvoir (au sens que Léon Blum accordait respectivement à ces deux termes d’un mouvement graduel de réformes puis de basculement révolutionnaire dans une équivoque doctrinale opportuniste) dont la condition dynamique parait toujours celle du chemin vers l’hégémonie culturelle et politique d’un socialisme démocratique, donc aux racines républicaines, selon la perspective jaurésienne réaffirmée par Ernest Labrousse.

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Protégé : « Pour que la république redevienne une idée neuve » : une texte historique de Didier Motchane plus que jamais d’actualité!

Créé par le 10 juin 2024 | Dans : a2-Blog-notes politique de XD, Actualité de la pensée de Didier Motchane, articles lecture limitée administrateur

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