a3-Civisme, citoyenneté et militance

Articles archivés

Royal à l’Elysée

Créé par le 21 juin 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD, a3-Civisme, citoyenneté et militance, Pour une autre Europe

« Ségolène Royal sera reçue ce matin à l’Elysée par Nicolas Sarkozy dans le cadre des consultations qu’il mène avant le Conseil européen. C’est leur première rencontre officielle depuis leur débat télévisé du 2 mai. Toujours dans le cadre de ces consultations, le Président avait rencontré deux autres ténors du PS, François Hollande et Laurent Fabius. »

L’information est parue dans Libé de ce jour. Il convient d’apprécier à sa juste valeur l’importance du prochain conseil européen. L’opposition doit rester ferme dans la défense des intérêts de nos concitoyens tout en ménageant une perspective d’Europe solidaire.

Mais comment envisager concrètement une relance de l’Europe sur de telles bases quand, dans le même temps,  le gouvernement français lance une première salve de mesures dont la cohérence ne fait aucun doute ? Derrière la paille des mots, répétés à l’envi, se cache le grain des choses. Craignons que la valeur travail ne soit en fait qu’un écran de fumée idéologique visant à légitimer la dérégulation fiscale et sociale dont on mesure le risque de contagion à l’échelle de toute l’Europe dominée par l’esprit libéral.

X D

Un certain sursaut citoyen

Créé par le 17 juin 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD, a3-Civisme, citoyenneté et militance, Non classé

En dépit du faible niveau de participation, la gauche limite très sensiblement l’ampleur de la victoire de la droite. Celle-ci devra donc compter avec une opposition plus forte que prévue à l’Assemblée nationale. C’est en soi une bonne nouvelle qui n’enlève rien à la nécessité pour la gauche d’entamer sa rénovation.

Si nous nous réjouissons de cette résistance et du succès de candidats qui nous sont chers comme ceux des Landes, réélus avec panache, nous regrettons particulièrement de ne pas voir Jean Pierre Chevènement retrouver son siège.

Il appartient aux citoyens de la sensibilité républicaine et socialiste de faire vivre leurs idées dans un processus de refondation authentique associant largement le monde du travail et les forces de la jeunesse.

X D

Premières réactions sur le blog citoyen avant l’annonce des résultats

Créé par le 17 juin 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD, a3-Civisme, citoyenneté et militance, Débats autour de la refondation de la gauche, Elections

Avec un taux de participation à peine plus élevé qu’au premier tour, il est hélas permis de considérer que la tendance du premier tour se confirme et que la droite rafle la mise. L’espoir d’un sursaut citoyen semble bien improbable. On peut donc craindre le pire pour nos candidats qui, partout en France, avaient fort à faire pour remonter la pente. Cette situation résulte de la victoire idéologique et de l’habileté politique d’une droite hégémonique soutenue sans réserve par la finance et les médias. Cette défaite est aussi celle des gauches désunies, incapables de relever les défis républicains, sociaux, européens et internationaux de cette dernière période faste aux entreprises du CAC 40 et plus que jamais dure aux faibles. La gauche ne doit plus accepter de se laisser désarmer par une droite qui n’hésite pas à se revendiquer de valeurs dont elle pervertit le sens tout en promouvant sans complexe des idées nauséabondes qui dressent contre elles deux France, idées trouvant leur source dans l’exaltation des mécanismes du néolibéralisme et du triomphe du marché.

Ce soir de défaite, nous restons particulièrement attentifs aux résultats locaux dans l’espoir de voir quelques grandes figures échapper à la débacle pour préserver la voix d’une gauche digne de son nom et largement à reconstruire. Mais, à la recherche d’une nouvelle voie s’émancipant des pesanteurs du modèle néolibéral et du capitalisme financier, c’est avec les citoyens, le monde du travail et la jeunesse qu’il faut à présent oeuvrer de toutes nos forces en se méfiant de toute allégeance susceptible de capter cette démarche unitaire pour la déprécier à des fins strictement politiciennes. Il nous faut du courage dans ces moments d’annonces de tristes résultats, parsemés, nous l’espérons, de quelques exceptions qui n’en seront que plus remarquables.

XD

Des censeurs en plein contre sens historique

Créé par le 25 mar 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD, a3-Civisme, citoyenneté et militance

Misère d’une politique de l’invective à la  gauche de la gauche! Nos prétendus esprits révolutionnaires éclairés vont raillant Ségolène Royal à propos des symboles de la France républicaine. Ils ont tout simplement oublié les références de notre histoire nationale.

Le premier dit préférer la musique aux paroles de La Marseillaise qu’il conviendrait donc de modifier. Et d’évoquer les paroles sanguinaires! Il prêche ainsi pour le révisionisme historique en toute sincérité. L’idée, chère à Albert Soboul, d’un Peuple révolutionnaire portant un élan national lui est tout à fait étrangère. Lisons plutôt le grand historien.

« Le 26 avril, à Strasbourg, Rouget de Lisle avait lancé son Chant de guerre pour l’armée du Rhin, dont l’ardeur, à la fois nationale et révolutionnaire ne fait aucun doute : dans l’esprit de celui qui l’écrivit, comme de ceux qui le chantèrent, révolution et nation ne se distinguaient pas. Les tyrans et les vils despotes qui méditent de rendre la France à l’antique esclavage sont dénoncés, mais aussi l’aristocratie, les émigrés, cette horde d’esclaves, de traitres, ces parricides, ces complices de Bouillé. La patrie dont l’amour sacré est exalté, à la défense de qui l’on appelle (« Entendez-vous dans les campagnes mugir ces féroces soldats… »), c’est celle qui, depuis 1789 s’est faite contre l’aristocratie et la féodalité.

On ne saurait séparer ce qui devint bientôt l’Hymne des Marseillais de son contexte historique : la crise du printemps 1792. Elan national et poussée révolutionnaire furent inséparables ; un conflit de classes sous-tendait et exacerbait le patriotisme. Les aristocrates opposaient le roi à la nation qu’ils méprisaient, ceux de l’intérieur attendaient l’envahisseur avec impatience, les émigrés combattaient dans les rangs ennemis… » ( Histoire de la révolution française de la bastille à la gironde,  p 286, Albert Soboul, idées-Gallimard, 1974)

Pauvres esprits asphixiés par l’air du temps et prêts à liquider tous les symboles républicains! Quel manque de perspective !  Quel contre sens historique ! Il ne faudrait pas traiter les paroles de La Marseillaise comme du transgénique. Qui disait que seule la vérité est révolutionnaire? Quand nous aurons le temps nous parlerons du drapeau bleu-blanc-rouge qui semble donner des boutons à nos censeurs. Avant de railler, mieux vaudrait ne pas dérailler.

A bon entendeur salut… et fraternité.

Xavier DUMOULIN

Le pari de la citoyenneté

Créé par le 20 jan 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD, a2-Blog-notes politique de XD, a3-Civisme, citoyenneté et militance, Articles de fond, Battre campagne

marianne.jpgVous pouvez lire les commentaires à mon article publié dans AgoraVox

http://www.agoravox.fr/mot.php3?id_mot=15

Le spectacle assez désolant des grands shows politiques conduit à s’interroger sur l’éthique du débat public. A gauche la citoyenneté reste une valeur essentielle. Si la République ne vit pas sans le citoyen, la gauche peut-elle garder son identité en oubliant les principes qui fondent l’engagement militant ?

Relégué au simple rang de supporter, le militant, cette figure jadis emblématique du mouvement ouvrier, a-t-il encore une pesée éclairée sur la destinée humaine? On pourrait en douter dans une société où les coteries ont remplacé les militants et où le vedettariat et la notoriété se confondent avec la façon d’être des élites. Cette politique de l’image mine le modèle républicain.

L’américanisation de la politique avance à marche forcée. Y échapper, nous expliquent les esprits dociles, relève d’une impossible gageure. Allez donc aborder la politique fiscale, exposer la vision d’une République européenne ou bien contester l’approche du philosophe Habermas devant des « présentateurs » d’émissions à destination de spectateurs, fascinés autant que façonnés par la force des images et des émotions. Le canal citoyen se fait bien trop rare dans la société de l’audimat et de la dérision.

Pourtant y a-t-il d’autres voies que celle de la raison en politique? Là encore, rien n’est simple. La citoyenneté ne se décrète pas. Elle s’apprend à l’école de la République, se nourrit d’une exigence et d’une expérience puisées dans la vie sociale, toujours enrichies car sans cesse éprouvées dans l’espace public. Les débats participatifs de la campagne présidentielle sauront-ils apporter cette pédagogie pour renouveler ce rapport à la politique ou se réduiront-ils à un gadget à finalité médiatique?

Il arrive que la pente de la facilité soit aussi glissante à gauche quand le slogan tient lieu d’argument et traduit l’allégeance quasi religieuse à un candidat, à un leader, à un parti ou à une chapelle politique. Ce réflexe clanique prend alors le pas sur l’adhésion réfléchie qui devrait être celle de tout homme de bonne volonté, héritier des lumières. Cette fidélité quasi religieuse, peut être touchante, sincère et sublime – quand elle est vraiment désintéressée – mais n’en constitue pas moins un vestige inquiétant d’une mentalité archaique et sectaire. N’est-il pas calamiteux ce réflexe d’excommunication janséniste, ce manichéisme particulièrement affirmé à l’extrême gauche? Ce trait de caractère est sans doute hérité du guesdisme puis des relations compliquées au sein de la gauche française entre courants réformistes et révolutionnaires. Une candidate célèbre illustre cela jusqu’à la caricature mais il y a bien d’autres modèles. Cette dérive sectaire se conforte souvent dans une approche dogmatique qui ne s’encombre pas de la complexité du réel et se dispense d’un appareil de réflexion critique. En substituant le sentiment (fidélité, pureté, intransigeance, etc.) à la raison, elle permet d’éviter les débats de fond (qui reposent sur la réflexion, la lucidité et le courage) et nourrit un attachement aveugle envers les gardiens du temple assurés d’une rente de notoriété et d’un matelas de voix. L’intransigeance verbale, gage de la pureté doctrinale et de l’intégrité morale, offre un supplément d’âme à tous nos contempteurs de la gauche réformiste. Les différences d’approches entre Jules Guesdes et Jean Jaurès ou entre Guy Mollet et Pierre Mendès France ont illustré en leur temps ce conflit de méthodes entre le radicalisme verbal impuissant et l’action réformatrice déterminée (la posture maximaliste masquant souvent l’inaction ou le défaitisme quand elle ne cache pas sciemment des entreprises peu honorables). « Comprendre le réel pour aller à l’idéal » disait Jaurès. Avec ces coeurs purs installés dans la fonction tribunitienne, le capital industriel et financier n’a pas vraiment de quoi s’inquiéter! Cette critique du gauchisme doit rester cependant toute relative. On trouve aussi à la gauche de la gauche des esprits intrépides et généreux auprès desquels il y aurait beaucoup à apprendre en théorie et en pratique. Au sein du P.S, les écuries présidentielles ont par ailleurs longtemps fonctionné sur des ressorts assez écartés des principes d’action socialistes et le capital mondialisé a été tout aussi bien épargné par les gestions social-libérales.

Une posture réaliste, ouverte et critique devrait pourtant s’imposer à tous les militants de gauche désireux d’offrir une alternative aux citoyens de ce pays. N’avons nous pas le plus grand besoin d’unir nos esprits critiques et nos voix pour refuser l’allégeance aux idées libérales? Celles-ci campent dans l’air du temps et sont encore trop hégémoniques face aux conceptions socialistes et républicaines jugées péremptoirement ringardes au motif -jamais avoué- qu’elle n’épousent pas la pente idéologique du néolibéralisme. Et jusque dans la critique de ce néolibéralisme, une posture citoyenne ne saurait faire l’économie d’une analyse serrée d’une situation concrète et souvent complexe. Dans le grand arc en ciel de la gauche, il y a souvent loin des discours aux réalités et de l’intention aux actes. Foin des passions, des dogmatismes et des querelles d’épiciers. Notre désir d’avenir citoyen n’est-il pas autrement exigeant?

Xavier DUMOULIN

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