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Les banlieues entre relégation, stigmatisation et victimisation

Créé par le 29 nov 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD, a3-Civisme, citoyenneté et militance, a4-Le blog citoyen croque la droite

Les actes de violences, hautement répréhensibles, de la part de jeunes désespérés, trop souvent  en réaction à ce qu’il faut bien appeller des bavures quand ce ne sont pas des provocations, traduisent, c’est un lieu commun, une profonde crise du modèle d’intégration  républicain. Mais il y a loin de la réaction à sa légitimité. Et de ce point de vue le vocabulaire peut parfois rajouter à la confusion en évoquant les émeutes ou les révoltes urbaines. Ne s’agit-il point d’abord d’une violence inqualifiable qui porte atteinte au premier chef aux droits et libertés fondamendaux des populations concernées?

Cette dénonciation ne saurait pour autant gommer les responsabilités lourdes d’un système et de ses dirigeants qui ne surent jamais prioriser les efforts sur des territoires déstructurés par la logique même d’un processus de ségrégation sociale, spatiale et économique en dépit des énergies formidables dégagées par les autorités et les populations locales à l’instar de la Seine Saint Denis. Les quartiers sont pourtant réduits à un enjeu politicien de la part d’un gouvernement de la com, impuissant et incapable de s’attaquer aux racines du mal quand il stigmatise les jeunes et refuse toujours le retour d’une police de proximité. L’interpellation d’un parlementaire socialiste sur l’absence de politique urbaine pointe ce grand écart entre l’intention et la réalité. Devant l’Assemblée nationale, François Fillon a parlé d’un plan Respect et Egalité des chances qui viendrait compléter le plan de rénovation urbaine engagée par Jean-Louis Borloo en 2003. Réagissant vivement à cette déclaration du Premier ministre, le député PS Henri Emmanuelli s’est fait le porte-parole des élus qui dénoncent une baisse de 30 millions d’euros de la dotation de solidarité urbaine.

Cette relégation des banlieues nourrit un sentiment de victimisation chez des jeunes sombrés dans une sorte de paranoïa, phénomène fort bien analysé par le sociologue Charles Rojsman. Et dans le même temps, d’aucuns surfent  sur les ressorts les plus fantasmatiques et les plus vils pour récupérer l’émotion d’une opinion et légitimer une politique totalement déséquilibrée. Dans ce contexte les appels des élus locaux prennent un relief particulier en mettant en perspective les actions conduites ou à développer et en interpellant les pouvoirs publics sur les carences  des politiques publiques.

X D

De la gauche groggy à Sarkozy : histoire accomplie ou nouveaux défis?

Créé par le 18 nov 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD, a2-Blog-notes politique de XD, a3-Civisme, citoyenneté et militance, a4-Le blog citoyen croque la droite, Débats autour de la refondation de la gauche

Les idées dans l’air du temps épousent le courant dominant d’une idéologie néolibérale triomphante. En début d’été notre billet sur les sept piliers du néolibéralisme synthétisait la critique de ce système en commentant le manifeste altermondialiste élaboré par l’Association pour la Taxation des Transactions financières et pour L’Aide aux Citoyens (ATTAC).  On peut avoir, et c’est mon cas, quelques divergences de vue avec l’approche altermondialiste. Force est pourtant de considérer dans les domaines économiques et sociaux, la pertinence d’une réflexion sans dogmatisme et des propositions ouvertes radicalement alternatives aux politiques en oeuvre hier et aujourd’hui, en France et en Europe.

Dans ce sens , je n’ai jamais approuvé cette argumentation de campagne visant à s’appuyer sur le bilan des années Jospin pour expliquer le contre sens de la gestion gouvernementale de la droite avec les mêmes instruments de politique économique. Le réveil social appelle la gauche à plus de clarté dans sa définition d’une politique vraiment alternative. Est-ce à dire que tout est possible ici et maintenant? Pour ma part je ne le pense pas.  Mais ce n’est pas renoncer à changer en profondeur les orientations dans lesquelles s’enlise le pays depuis près de vingt cinq ans – depuis l’acceptation par la gauche de la politique de l’offre qui conduisait logiquement à la perspective du grand marché, de la monnaie unique et des critères de convergences  économiques -, que de proposer des solutions négociées et adaptées aux  évolutions démographiques, à la préservation de notre système de protection sociale et aux exigences de la compétitivité de notre économie en butte à la mondialisation libérale. Il n’est donc pas sacrilège de prendre en compte ces réalités. Ce qui est insupportable à nos concitoyens c’est sans doute cet alignement d’une gauche défaite sur le prêt à penser d’une droite arrogante qui surfe imprudemment sur l’idéologie libérale tout en feignant d’espérer quelques correctifs dans les domaines les plus aberrants tel que le taux de change de l’euro vis à vis du dollar. Il faudrait pour cela une approche bien différente s’accompagnant d’une volonté de peser dans les négociations européennes. Le sommet de Lisbonne a démontré le défaitisme et la trahison des dirigeants français envers nos citoyens. La position du PS – qui ne résume pas celle des militants socialistes – accompagne tristement cette abdication, traduisant en cela une totale absence d’ambition.

Fukuyama avait-il donc raison d’annoncer la fin de l’histoire avec le triomphe planétaire de l’hégémonisme américain et de son modèle? Si demain notre diplomatie devait être liée aux orientations d’une Europe inféodée aux Etats Unis et à l’OTAN, si nos politiques marquaient davantage encore le pas vers un abandon de nos instruments de régulation au seul bénéfice de la finance mondiale, si notre souveraineté devait s’effacer devant les règles supranationales, sanctionnées par des jurictions européennes s’affranchissant de nos principes et de nos lois, si notre République devait céder la place au modèle communautariste et inégalitaire, si le consommateur remplaçait le citoyen et la tolérance la laïcité, alors Paris – qui vaut pourtant bien mieux qu’une messe de sommet européen –  serait bel et bien mis en bouteille et nos terroirs réduits à nos caves. L’attrait pour le modèle  multiculturaliste - qui n’est peut être pas sans relation avec le renoncement à l’exception culturelle au nom de l’ idéologie néolibérale et de la marchandisation des biens culturels – ne pousse -t-il pas à la liquidation des formations sociales nationales qui osent encore affirmer leurs singularités?  Le patriotisme constitutonnel , cher à Habermas n’est qu’une vue de l’esprit. Il épouse un peu cet « effacement de l’avenir » voulu par les  élites mondialisées. Les peuples européens aspirent pourtant à des coopérations renforcées dans les domaines de la recherche, de la formation, du développement durable et  des grands projets industriels. Ils veulent en ce sens une Europe en marche offrant un espace régional suffisament puissant pour être en capacité de résister à la mondialisation libérale, voire d’offrir une nouvelle voie de coopération avec les pays du sud de la méditerranée et de l’Est.

On le voit, la gauche n’est pas au bout de ses peines. Loin de l’alignement de sa principale composante sur les déraisons du libéralisme, il lui faut bien au contraire afficher une posture offensive dans un monde certes complexe. A l’écoute du mouvement social, et sans céder au simplisme et au démagogisme, une gauche d’avenir doit ouvrir au pays un horizon de progrès en travaillant à son unité sur des bases radicalement nouvelles. Nous en reparlerons très prochainement sur ce blog.

Debout la gauche! Salut et fraternité.

X D

Sous Sarkozy, on ne voit plus la vie en rose.

Créé par le 12 nov 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD, a3-Civisme, citoyenneté et militance, a4-Le blog citoyen croque la droite

Un front social se constitue dans le pays en raison des espoirs déçus et des attaques gouvernementales à l’encontre des usagers, des fonctionnaires, des salariés et des étudiants : services publics menacés par des réformes poursuivies à la hussarde (université, justice, santé…), suppressions d’emplois dans le secteur public, remise en cause des régimes spéciaux de retraite sans approche d’ensemble de la pénibilité des métiers, croissance essoufflée, politique salariale et pouvoir d’achat en souffrance… La liste des griefs devient longue et, après six mois de gestion sarkozienne, les yeux se dessillent. Il y a loin des effets d’annonces aux dures réalités d’une gestion tout à l’avantage des possédants!

La gauche empêtrée dans ses contradictions résiste mal aux assauts du président Sarkozy. Après les débauchages au sommet qui traduisent une profonde perméabilité idéologique et politique de certaines personnalités  socialistes,   la récente position des dirigeants du PS, favorable à la ratification du nouveau traité proposé par Nicolas Sartkozy,  l’hégémonisme des dirigeants socialistes vis à vis de leurs partenaires et leur absence d’engagements clairs sur les sujets de fond affaiblissent encore davantage toute la gauche.  Un gauche en butte à des divergences de fond sur des sujets brûlants.

C’est donc  dans un climat tendu que le comité de liaison de la gauche se réunit mardi 13 novembre alors qu’il serait grand temps de partir ensemble à la reconquête des esprits. Il faudrait pour cela riposter avec beaucoup plus de détermination et d’audace. Dans cette situation symptomatique d’une profonde crise, des voix réveillent la querelle des anciens et des modernes. Au PS, quelques figures médiatiques d’une nouvelle génération de « rénovateurs » prétendent faire reculer les « fondamentalistes », attachés, disent-ils, à des principes et des valeurs surannés. Sans nier le trouble profond de militants exaspérés par l’expérience d’une gauche de gouvernement incapable de mettre en oeuvre ses discours d’opposition à l’épreuve du pouvoir, on pourrait attendre d’une génération montante bien autre chose qu’une plate acceptation des contraintes de la mondialisation libérale. Les renoncements d’aujourd’hui  interdisent toute perspective d’alternative aux politiques néolibérales en oeuvre en France et en Europe. Si riposte il y a, elle doit évidemment aller au fond des choses. Faute de quoi une unité de façade n’aboutirait qu’à aggraver le contraste entre les discours et les actes et préparerait un avenir bien morose!

X D

Santé : à la fois trop et pas assez!

Créé par le 25 sept 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD, a4-Le blog citoyen croque la droite

On ne le dira jamais assez : le plan gouvernemental de réduction des déficits passe à côté de l’essentiel en ouvrant la voie du démantèlement de notre système de protection sociale.

Côté recettes, c’est l’ensemble de la politique économique, sociale et fiscale qui nourrit et aggrave aujourd’hui, dans une certaine continuité avec celle du gouvernement précédent, les déficits de la sécurité sociale. Sur ce plan deux grands axes de réflexions critiques : revenir à une politique qui favorise le travail, la croissance et l’emploi, gage d’une capacité contributive de la Nation et de ses actifs à hauteur des enjeux de santé et, plus largement, du financement de notre protection sociale; trouver de nouvelles ressources conciliant l’efficacité économique, l’incitation à la création d’emplois et l’équité ( prise en compte de la valeur ajoutée, taxation des stocks-options … ).

Côté dépenses, il conviendrait sans doute de conduire résolument des réformes structurelles avec d’autant plus de détermination qu’elles ne manqueront pas de susciter quelques mouvements de rejets de la part de tous les lobbys. Evoquons l’introduction d’une dose significative de rémunération médicale à la capitation (au lieu du tout à l’acte) couplée avec des mécanismes favorisant le maintien des activités médicales dans les zones peu attractives, le développement d’une politique du médicament plus offensive, la dotation d’une allocation des ressources hospitalières  en adéquation avec la politique de santé publique et les missions de service public. En quelque sorte un programme bien différent des dispositifs en cours inéquitables et impuissants à faire face aux vrais besoins.

Au fond, n’est-ce point surtout en amont du système de soins que se situe une grande part des enjeux sociétaux? Des politiques actives de prévention des accidents du travail, des maladies professionnelles ( et donc d’améliorations des conditions de travail ), des risques liés aux conduites addictives ( drogues, tabac, alcool, etc. ) et plus largement de véritables politiques de santé publique, fondées sur des stratégies cohérentes et adaptées, capables d’agir sur les déterminants sociaux de la santé, constituent, sans doute, des axes majeurs de progrès de notre système de santé. Par delà les discours, rien n’est moins sûr  qu’elles inspirent aujourd’hui nos dirigeants empêtrés dans une perspective libérale de gestion comptable et ouverts à l’idée de promouvoir l’assurance individuelle sous prétexte de « responsabiliser les assurés ». Les responsabilités d’un gouvernement sont autrement plus élevées!

X D

De pire en pire…

Créé par le 20 sept 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de XD, a4-Le blog citoyen croque la droite

Nous l’avons déjà dit : Monsieur Sarkozy a de la suite dans les idées mais il a de bien mauvaises inspirations. A tout sacrifier à l’idéologie, on en arrive à des aberrations qui pourraient être source de grands dégats. Substituer l’éthique de la conviction libérale à celle de la responsabilité gouvernementale, c’est faire fi d’un ensemble de processus de toute nature susceptible de mettre le feu au pays!

Cette fuite en avant précipitée pousse au point de non retour des intentions immatures. Celles-ci épousent l’air du temps dans lequel s’est égaré une frange de l’électorat bernée par le pseudo volontarisme du candidat à la magistrature suprême. On constate aujourd’hui qu’en matière de rupture, ce n’est pas avec la pensée unique mais bien au contraire avec tous les freins pouvant encore modérer l’infernal processus de décomposition d’un modèle social hérité du programme national de la résistance et que le capitalisme sut parfaitement intégré dans le compromis fordiste des trente glorieuses.

A écouter les annonces du président, on se croirait au café du commerce. La boulimie de délires idéologiques frappe en aveugle les salariés, les fonctionnaires, les usagers, les retraités et autres boucs émissaires rendus responsables de tous les maux de l’humanité. Dans le droit fil des déclinologues d’inspiration libérale, Monsieur Sarkozy poursuit son programme d’ajustement de la France aux normes du capitalisme financier mondialisé tout en liquidant, sur le plan extérieur, les principes de la diplomatie gaullienne. Le pire est devant nous!

X D

PS : lire le commentaire ci-dessous suite à l’interview d’hier de N S

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