Amérique Latine

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Cuba: Une femme ordinaire dénonce le crime qu’ils ne veulent pas voir

Créé par le 16 fév 2026 | Dans : Amérique Latine, Contre la guerre

 

Lettre ouverte au monde

À l’humanité entière, aux mères du monde, aux médecins, sans frontières, aux journalistes qui ont une dignité, aux Gouvernements qui croient encore en la justice :

Je m’appelle comme des millions. Je n’ai ni un nom connu ni des responsabilités importantes. Je suis une Cubaine ordinaire. Une fille, une sœur, une patriote. Et j’écris cela, le cœur déchiré et les mains tremblantes, parce qu’aujourd’hui, ce que mon peuple vit n’est pas une crise. C’est un assassinat lent, calculé, froidement exécuté par Washington.

Et le monde regarde ailleurs

Dénonciation au nom de nos grands-parents :

Je dénonce le fait qu’à Cuba, il y a des vieux qui meurent prématurément parce que le blocus les empêche d’avoir des médicaments pour le cœur, l’hypertension, le diabète. Ce n’est pas par manque de ressources. C’est une interdiction délibérée. Les entreprises qui veulent les vendre à Cuba ont des amendes, elles sont persécutées, menacées. Leur Gouvernement se tait. Et pendant ce temps, un vieux cubain a le cœur qui se serre et attend. La mort ne prévient pas. Le blocus, oui.

Dénonciation au nom de nos enfants:

Je dénonce le fait qu’il y a des incubateurs à Cuba qui ont dû être arrêtés faute de combustible. Qu’il y a des nouveaux nouveau-nés qui luttent pour leur vie pendant que le Gouvernement des États-Unis décide quels pays peuvent nous vendre du pétrole et lesquels non. Qu’il y a des mères cubaines qui ont vu la vie de leurs enfants mise en danger parce qu’un ordre signé dans un bureau de Washington vaut plus que les pleurs d’un bébé à 90 miles de ses côtes.

Où est la communauté internationale ? Où sont les organisations qui défendent tellement l’enfance ? Où est-ce que les enfants cubains ne mériteraient pas de vivre ?

Dénonciation pour la famine intentionnelle:

Je dénonce le fait que le blocus est une famine programmé. Ce n’est pas qu’il manque de la nourriture, c’est parce qu’on nous empêche de l’acheter. C’est parce que les bateaux qui apportent des aliments sont persécutés. C’est parce que les transactions bancaires sont bloqués. C’est parce que les entreprises qui nous vendent des céréales, du poulet, du lait, son sanctionnées.

La faim à Cuba n’est pas un accident. C’est une politique d’État du Gouvernement des États-Unis, raffinée pendant 60 ans, actualisée par chaque Gouvernement, renforcée par Donald Trump et exécutée avec rage par Marco Rubio.

Ils appellent cela pression économique. Moi je l’appelle terrorisme par la faim.

Dénonciation au nom de nos médecins :

Je dénonce le fait que nos médecins, ceux mêmes qui ont sauvé des vies pendant la pandémie pendant que le monde entier s’effondrait, aujourd’hui ils n’ont plus de seringue, ni d’anesthésie, ni de matériel pour les rayons X. Pas parce que nous ne savons pas les produire. Pas parce que nous n’en avons pas la capacité. Mais parce que le blocus nous empêche d’accéder à ces matières premières, à ces pièces de rechange, à la technologie.

Nos scientifiques ont créé cinq vaccins contre le COVID–19. Cinq. Sans l’aide de personne. Contre vents et marées. Contre le blocus, contre les mensonges. Et même ainsi, l’empire nous punit pour l’avoir fait.

Je dis au monde :

Cuba ne demande pas l’aumône.

Cuba ne demande pas de soldats.

Cuba ne demande pas qu’on nous aime.

Cuba demande la justice. Rien de plus. Rien de moins.

Je vous demande de cesser de considérer comme normale la souffrance de mon peuple.

Je vous demande d’appeler le blocus par son nom : un crime contre l’Humanité.

Je vous demande de cesser de vous laisser tromper par le conte du « dialogue » et de la « démocratie » alors qu’on nous étrangle.

Nous ne voulons pas la charité. Nous voulons qu’ils nous laissent vivre.

Aux Gouvernement complices qui se taisent :

L’histoire leur fera payer la facture.

Aux médias qui mentent :

La vérité trouve toujours une voie.

Aux bourreaux qui signent des sanctions :

Le peuple cubain, n’oublie pas et ne pardonne pas.

À ceux qui ont encore l’humanité dans le cœur :

Regardez Cuba. Regardez ce qu’ils nous font. Et demandez-vous : de quel côté de l’histoire voulez-vous être ?

Envoyé depuis cette petite île qui a un grand peuple,

Une cubaine ordinaire qui refuse de se rendre

L’Argentine de Milei . Prochainement, sur ce blog, notre article suite aux conférences de l’Institut des Hautes Etudes d’Amérique Latine du 24/09/2024 pendant le festival du film latino-américain

Créé par le 03 oct 2024 | Dans : a2-Blog-notes politique de XD, Amérique Latine

sept2024 L'Argentine de Milei-1

Lu dans l’Huma « Amis Cubains, merci » par José Fort

Créé par le 26 mai 2020 | Dans : Amérique Latine

En ces jours de pandémie, amis cubains, vous donnez une leçon de courage, d’intelligence, de dignité. Alors que vous subissez une guerre économique et des agressions terroristes sans interruption depuis plus de soixante ans, le blocus contre votre peuple décrété par la première puissance économique et militaire du monde apparaît chaque jour davantage comme participant à une stratégie d’étranglement.
 
 
 
Depuis plus de soixante ans, vous résistez à l’impérialisme nord-américain. Depuis plus de soixante ans, vous surmontez les provocations. Depuis plus de soixante ans, vous témoignez dans les faits  – pas seulement dans les discours – de votre solidarité avec les peuples d’Amérique latine, des Caraïbes et d’Afrique soumis aux dictatures, aux violences, aux maladies, aux pillages. Depuis plus de soixante ans, vous entendez les donneurs de leçons « révolutionnaires » ou estampillés «  démocratiques ». Contre vents et marées, vous restez debout car, comme vous aimez le répéter, « mieux vaut vivre debout que mourir à genoux ». 
 
En ces jours de pandémie, la plupart des pays d’Amérique latine et des Caraïbes subissent effroyablement le Covid-19. Au désastre sanitaire vient s’ajouter  la misère extrême et la famine. Au Chili comme au Pérou, au Brésil comme en Equateur, au Panama comme en Colombie, l’ampleur du désastre dépasse l’entendement. L’Amérique latine et les Caraïbes sont au bord de la catastrophe sanitaire et sociale.
 
Amis Cubains, vous avez su vous protéger et limiter les effets de la pandémie chez vous grâce à une politique de santé exemplaire. Vous avez  aidé de nombreux pays du monde, grâce à vos médecins et personnels soignants – qui mieux qu’eux aujourd’hui méritent le prix Nobel de la Paix – car vous avez  investi dans la matière grise, particulièrement dans le domaine de la santé.  
Merci, amis cubains, de donner une autre vision de ce que devrait être la planète : un monde plus juste, plus respectueux et plus solidaire.
 
José Fort

Stop au blocus de Cuba

Créé par le 09 mai 2019 | Dans : Amérique Latine

Stop au blocus de Cuba

 

Pour signer la pétition : https://www.mesopinions.com/petition/politique/stop-blocus-cuba/65573 Contact : stopblocuscuba@gmail.com

Pétition : Stop au blocus de Cuba

Par Collectif d’organisations

Pétition adressée à Président des Etats-Unis – Donald Trump, ONU

STOP à la loi Helms-Burton et au blocus qui asphyxient le peuple cubain
Les Etats-Unis ont décidé d’activer depuis le 19 mars pour la première fois le titre III de la loi Helms-Burton, adoptée en 1996. Le titre III a pour objet de poursuivre devant les tribunaux états-uniens, tous ceux qui, et quelle que soit leur nationalité, feraient des affaires avec les entreprises et les structures cubaines nationalisées après la Révolution.
Depuis son entrée en vigueur en 1996, la loi Helms-Burton s’est efforcée d’universaliser le blocus économique à travers des pressions brutales et illégales exercées par les États-Unis contre des pays tiers, leur gouvernement et leurs entreprises. Elle cherche à asphyxier l’économie cubaine et à promouvoir ou accroître les pénuries dont souffre la population dans le but d’imposer à Cuba un gouvernement qui réponde aux intérêts des États-Unis.
Elle prescrit un comportement aux entreprises ressortissantes d’Etats tiers en faisant peser sur elles la menace de sanctions si elles ne se plient pas aux injonctions du législateur américain.
Du fait de ses prétentions illégitimes et contraires au Droit international, la loi Helms-Burton et le blocus suscitent le rejet universel, réitéré depuis près de trois décennies au sein des plus importants organismes régionaux et internationaux dont l’Assemblée générale des Nations Unies, où Washington se retrouve complètement isolé.
L’objectif est bien de freiner, voire d’empêcher les investissements d’entreprises de tout pays à Cuba. La volonté des Etats-Unis, sous la conduite de Trump, en réactivant cette loi est d’aggraver les conséquences du blocus et d’imposer son hégémonie sur l’économie mondiale et son droit d’ingérence sur les souverainetés nationales.
Elle met en péril les accords de coopération signés avec Cuba comme ceux avec la France et l’UE dernièrement.
Solidaires du peuple de Cuba, nous demandons :

  • Que la France ne se plie en aucun cas au chantage illégal du gouvernement US et prenne des positions fortes afin que cette loi Helms-Burton illégale ne soit pas mise en œuvre ;
  • Que la France agisse avec détermination et fermeté en faveur du respect du droit international et contre les mesures extraterritoriales décidées par Washington ;
  • Que l’Union européenne et la France exigent fermement la levée immédiate du blocus commercial et financier de Cuba.

A l’initiative de : Rencontres Marx ; Les Amis du Monde Diplomatique Montpellier ; Cuba Coopération Hérault ; France Cuba Hérault ; Montpellier Cuba Solidarité ;
Avec le soutien de : Association des Travailleurs Maghrébins de France Hérault ; Centre de Documentation Tiers Monde Hérault ; Collectif Ethique sur l’Etiquette Montpellier ; Cuba Coopération France ; Comité de Soutien au Mouvement populaire du Rif Montpellier ; France Cuba ; LDH Montpellier ; Maison des Tiers Mondes et de la Solidarité Internationale ; MRAP ; MRAP Montpellier ; SALSA Sète ; EELV-LR ; PCF ; PCF34 ; MJCF34 ; ADECR34 ; Ensemble34 ; PG34 ;

Lire dans Le Figaro : Il y a 50 ans, Che Guevara mourrait et une photo icônique naissait

Créé par le 07 oct 2017 | Dans : Amérique Latine, articles lecture limitée administrateur

Le Figaro

 http://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2017/10/06/26010-20171006ARTFIG00310-il-y-a-50-ans-la-jeunesse-du-che-racontee-au-figaro-par-l-un-de-ses-proches.php

 

EN IMAGES – Cette photo d’un Ernesto Guevara au regard déterminée, saisie en 1960, était tombée dans l’oubli. La mort du Che, il y a un demi-siècle, en a fait l’image la plus reproduite de l’histoire de la photographie, transformant le Che en icône révolutionnaire, pop et marketing.

On la présente comme la photo la plus diffusée à travers le monde, et on peut ajouter sans crainte que c’est probablement celle qui a recouvert le plus grand nombre de murs de chambres d’adolescents. L’histoire lui a même donné un nom: Gerillero Heroico . Le «gerillero héroïque», c’est Ernesto Guevara, le «Che», littéralement immortalisé dans la mémoire par ce cliché de 1960. À l’époque, cette photo oubliée sur une pellicule ne semblait pourtant pas vouée à une destinée mondiale. Les conditions de la mort du révolutionnaire et l’inspiration habile d’un graphiste en 1968 en feront finalement l’un des visuels les plus célèbres.

Le portrait le plus connu d'Ernesto «Che» Guevara.

À l’origine du cliché, il y a un événement, la double-explosion d’un cargo français, et un photographe cubain, Alberto Diaz Gutiérrez, dit Alberto Korda. Ce dernier avait fondé son propre studio photographique de photos de mode. En 1959, il abandonne ce sujet, bien éloigné des barbudos Guevara et Castro, pour suivre de près la révolution cubaine à laquelle il s’est rallié.

Le 6 mars 1960, le photographe couvre pour le journal Revolución les funérailles des victimes du sabotage du cargo La Coubre , coulé alors qu’il transportait des munitions destinées de La Havane. Le président Fidel Castro y prononce un hommage. À ses côtés, on aperçoit les écrivains français Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre. Ernesto Guevara, qui les a invités, vient d’arriver, en retard. Alberto Korda se fraie un chemin vers la tribune. Au même momant, le Che s’est avancé sur le devant de la scène pour observer la foule. Alberto Korda, saisi par l’expression du révolutionnaire, appuie sur le déclencheur de son appareil Leica.

L'une des deux photos prises par Alberto Korda le 6 mars 1960.

«Je n’ai eu que le temps de prendre deux clichés. L’un horizontal, l’autre vertical. Après, le Che a bougé», racontera Alberto Korda, cité par L’Humanité . La planche de contact du reporter, diffusée bien des années après, donne à voir les deux clichés. Le premier, recadré et légèrement retouché, deviendra le visage connu. Mais pas dès 1960. À son retour de reportage, Alberto Korda développe la photo, qu’il trouve bonne, mais Revolución ne la publie pas. Le journal l’utilisera quelques mois plus tard, sans que le cliché ne prenne d’ampleur particulière.

La planche de négatifs d'Alberto Korda.

Oubliée jusqu’en 1967

Sept années passent. Le 7 octobre 1967, le Che est capturé par l’armée bolivienne, avant d’être abattu le 9 octobre. Des photos de sa dépouille après les soins funéraires sont diffusées. On apprendra plus tard combien la communication de cette mort fut encadrée pour empêcher que le gerillero ne devienne une îcone.

C’était sans compter la photo d’Alberto Korda. Le photographe en a offert deux impressions, au cours de l’été, à l’éditeur italien Giangiacomo Feltrinelli, mandaté par le gouvernement cubain pour trouver un portrait, raconte The Guardian . La photo est ensuite publiée dans Paris Match en août 1967, sans qu’on sache comment le magazine y a eu accès.

La photo est publiée dans <i>Paris Match</i> en août 1967.

La popularité de la photo n’explosera réellement qu’en octobre, lorsque la nouvelle de la mort du Che se répand. Fidel Castro prend alors la parole sur la Place de la révolution, à La Havane, devant une foule rassemblée. Sur le bâtiment du ministère de l’Intérieur, situé sur la place, figure une gigantesque reproduction du fameux portrait. Il ne disparaîtra plus, ni du ministère de l’Intérieur, ni de l’imaginaire révolutionnaire et cubain.

De l’icône politique à la pop culture

Le portrait sérigraphié de Che Guevara a été utilisé par le pop artist Andy Warhol en 1968.

La photo du Che inonde la planète. Au cours des mois qui suivent, le Journal de Bolivie, rédigé par le gerillero et retrouvé sur sa dépouille, est publié par Feltrinelli, qui choisit le portrait de Korda pour la couverture. La diffusion de dizaines de posters en Italie assure la publicité du livre et du symbole. Le photographe n’empêche en rien la diffusion de cette image, qu’il affectionne et pour laquelle il ne touche aucun droit. «L’homme qui a offert le Che au monde», résumera plus tard The Guardian au sujet d’Alberto Korda, décédé en 2001. Le photographe finira toutefois par contester certaines utilisations commerciales de l’œuvre.

Le photographe Alberto Korda pose devant le portrait qu'il a réalisé de Che Guevara, le 8 août 2000, à 71 ans.

Du martyr à la pop, le destin mondial et marketing de l’œuvre est définitivemen scellé en 1968 par le travail d’un graphiste irlandais, Jim Fitzpatrick. Il reprend la photo de Korda dans un style sérigraphié, noir et blanc. «J’ai volontairement conçu l’image pour qu’elle se reproduise comme des lapins», affirme-t-il sans complexe à la BBC. «Avec la façon dont ils l’ont tué, il ne devait y avoir aucun mémorial, aucun lieu de pèlerinage, rien. J’étais déterminé à ce que cette image puisse recevoir la plus large diffusion possible.» Un pari définitivement réussi, que le graphiste au sens commercial résume ainsi: «Son image ne mourra jamais, son nom ne mourra jamais.»

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