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Voyage de Raoul Castro en France

Créé par le 31 jan 2016 | Dans : Amérique Latine

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 Visite d’Etat de M. Raul CASTRO Cérémonie de signature d’Accords au Palais de l’Elysée
 Lundi 1er février 2016 – Palais de l’Elysée – Jardin d’Hiver à 18h00
1) Accord relatif au traitement de la dette entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Cuba
Signataire pour la France :
M. Michel SAPIN
, Ministre de l’Economie et des Finances Signataire pour Cuba :
M. Ricardo CABRISAS
, Vice-Président du Conseil des ministres
2) Feuille de route économique conjointe bilatérale entre la République française et la République de Cuba
Signataire pour la France :
M. Matthias FEKL
, Secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger Signataire pour Cuba :
M. Ricardo CABRISAS
, Vice-Président du Conseil des ministres
3) Déclaration d’intention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Cuba relative à la coopération bilatérale en matière de tourisme
Signataire pour la France :
M. Matthias FEKL
, Secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger Signataire pour Cuba :
M. Rodrigo MALMIERCA
, Ministre du Commerce extérieur, de l’Investissement étranger et de la Coopération internationale
4) Déclaration d’intention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Cuba relative au développement du commerce équitable
Signataire pour la France :
M. Matthias FEKL
, Secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger Signataire pour Cuba :
M. Rodrigo MALMIERCA
, Ministre du Commerce extérieur, de l’Investissement étranger et de la Coopération internationale
5) Déclaration d’intention de coopération dans le secteur du transport ferroviaire
Signataire pour la France :
M. Alain VIDALIES
, Secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche Signataire pour Cuba :
M. Rodrigo MALMIERCA
, Ministre du Commerce extérieur, de l’Investissement étranger et de la Coopération internationale
6) AFD – Déclaration de coopération entre le Ministère du Commerce extérieur et de l’Investissement étranger et l’Agence Française de Développement sur les négociations pour l’établissement et les activités de l’Agence Française de Développement dans la République de Cuba
Signataire pour la France :
Mme Anne PAUGAM
, Directrice générale de l’AFD Signataire pour Cuba :
M. Rodrigo MALMIERCA
, Ministre du Commerce extérieur, de l’Investissement étranger et de la Coopération internationale

Sommet France-Cuba: Une douzaine d’accords commerciaux signés

RELATIONS INTERNATIONALES                 L’Elysée entend s’affirmer à cette occasion comme le « premier partenaire » politique et économique européen de l’île des Caraïbes…

Le président français François Hollande (à g.) et son homologue cubain Raul Castro, le 1er février 2016 au palais de l'Elysée, à Paris.
Le président français François Hollande (à g.) et son homologue cubain Raul Castro, le 1er février 2016 au palais de l’Elysée, à Paris. – STEPHANE DE SAKUTIN AFP                    

François Hollande a accueilli lundi Raul Castro par une chaleureuse accolade sur le tapis rouge à l’Elysée, où la visite du leader cubain signe la normalisation des relations entre La Havane et l’Europe. Les deux dirigeants devaient ensuite s’entretenir pendant près d’une heure avant la signature d’une douzaine d’accords. Un dîner d’Etat clôturera la journée.

Accueilli officiellement dans la matinée sous l’Arc de Triomphe, au sommet des Champs-Elysées pavoisés aux couleurs françaises et cubaines, Raul Castro poursuivait ainsi la première visite d’un chef d’Etat cubain en France depuis celle de son frère aîné Fidel, il y a 21 ans.

Escorté par la Garde républicaine à cheval

Pour l’occasion, la France a déployé des égards exceptionnels en dépêchant la numéro deux du gouvernement dans l’ordre protocolaire, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, à l’Arc de triomphe. Raul Castro, 84 ans, a également eu droit aux honneurs militaires et à une descente de la plus célèbre avenue du monde, escorté par la Garde républicaine à cheval.

Ce voyage officiel, inédit en Europe depuis que Raul Castro a succédé à son frère en 2006, répond à celui du président François Hollande à Cuba en mai 2015. La France, selon l’Elysée, entend s’affirmer à cette occasion comme le « premier partenaire » politique et économique européen de l’île des Caraïbes.

Des accords pour Pernod Ricard et Alcatel-Lucent

Plusieurs grandes entreprises françaises ont investi à Cuba, à commencer par le groupe Pernod Ricard qui y produit le rhum Havana Club, mais aussi Alcatel-Lucent dans les télécommunications et Total et Alstom dans l’énergie. Mais avec un volume de quelque 180 millions d’euros annuels, les échanges commerciaux restent à un niveau très faible. Ils « ne sont pas encore à la hauteur de nos ambitions », a reconnu vendredi le ministre français du Commerce extérieur, Matthias Fekl.

 

La France entend renforcer la présence de ses entreprises dans un pays qui s’ouvre progressivement à l’économie de marché avec la conclusion d’accords lundi dans les domaines du tourisme, des transports ou du commerce équitable. Paris voit aussi en La Havane un « élément clé » de la relance de sa relation avec l’Amérique latine. Comme un lointain écho au voyage historique du général de Gaulle en 1964, François Hollande y effectuera fin février une tournée qui le conduira au Pérou, en Argentine et en Uruguay.

Question d’image

Cuba a entamé un rapprochement spectaculaire fin 2014 avec son vieil ennemi américain, concrétisé par la réouverture d’ambassades dans les deux pays l’été dernier. Depuis avril 2014, La Havane discute aussi avec l’Union européenne afin d’instaurer « un cadre de dialogue politique et de coopération » censé tourner la page de vieilles querelles sur les droits de l’homme. L’étape parisienne offre au gouvernement communiste cubain l’occasion de renforcer son image.

Sources 20 Minutes avec AFP

http://www.20minutes.fr/monde/1777843-20160201-sommet-france-cuba-douzaine-accords-commerciaux-signes

Le Président Raul CASTRO est à Paris

dimanche 31 janvier 2016 par  Roger Grevoul

Voyage de Raoul Castro en France dans Amérique Latine arton2599-58c17

D’après l’article de Leticia Martínez Hernández publié dans le quotidien cubain Juventud Rebelde et traduit par nos soins.

Le président cubain a été accueilli à l’aéroport international d’Orly, par le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner,  le préfet du Val de Marne, Thierry Leleu, et l’ambassadeur français à Cuba.

 

Une visite d’Etat, qualifiée d’historique !

 

A l’invitation   du président français François Hollande, le président cubain Raul Castro Ruz est arrivé samedi à midi   à Paris pour une visite d’Etat, qualifié d’historique, étant le premier   dignitaire de l’île à faire une visite de cette importance en France et à un membre de l’Union européenne.

À l’arrivée à l’aéroport international « Orly », décorée pour l’occasion avec des drapeaux français  et des drapeaux cubains, il a été reçu par le Ministre chargé de la ville,  de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner, ainsi que d’autres fonctionnaires. Il y avait aussi l’ambassadeur de Cuba à cette nation, Hector Igarza et le représentant de notre pays auprès de l’UNESCO, Dulce Maria Huergo.

Sous une bruine persistante, accompagnée par une température était d’environ neuf degrés, Raul Castro a salué les autorités qui l’ont accueilli, puis descendit un tapis rouge, flanqué par des membres de la Garde d’honneur française.

La délégation officielle accompagnant le général de l’armée au cours de ces jours à Paris comprend Ricardo Cabrisas Ruiz, vice-président du Conseil des ministres, le Ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez Parrilla, le titulaire du commerce extérieur et des investissements étrangers Rodrigo Malmierca, le ministre adjoint des Affaires étrangères Rogelio Sierra Diaz et l’ambassadeur de Cuba en France.

Le président cubain aura un horaire de travail chargé, où des entretiens officiels avec Hollande sont attendus, la signature d’accords et de rencontres avec diverses personnalités.

Lire la suite sur le site Cuba coopération France

Et sur le site du cercle Bolivarien de Paris à lire l’article ci-dessous
 

Cuba : un pays qui sait faire face au terrorisme

 
MS21 ( Mouvement pour un socialisme du 21è siècle)

Pour le MS21, les événements tragiques que la France a connus ces derniers mois doivent nous inciter à regarder comment et avec quel succès d’autres pays ont géré des circonstances analogues. A cet égard Cuba est emblématique car ce pays vit depuis 56 ans sous la menace d’attentats terroristes. Alors voyons simplement comment vivent les Cubains confrontés à cette menace permanente. Il ne s’agit évidemment pas de prendre Cuba comme un modèle que la France devrait copier, car chaque État doit faire face selon sa propre histoire, sa culture politique, ses institutions et ses lois. Mais en matière de sécurité aussi, il faut se garder de s’inféoder à une pensée unique souvent guidée par la peur, le court-termisme et le marché. Le texte qui suit n’a pas pour but de donner des recettes pour combattre le terrorisme, il évoque un exemple parmi d’autres …

Rappel historique

En janvier 1959, la révolution castriste a renversé et chassé le dictateur Batista ; révolution qui rendit furieuses les classes dominantes cubaines et étasuniennes. Furieuses par la perte de leurs prérogatives, mais aussi et surtout par le dangereux exemple que donnait cette révolution aux yeux de millions de personnes dans le monde. Pour les riches exilés cubains réfugiés à Miami, il fallait donc à tout prix renverser ce régime honni et ils ont toujours eu le soutien des Etats-Unis pour mener ces tentatives de déstabilisation. Elles commencent dès le mois de juillet 1960 par une guerre économique : Washington cesse pratiquement toutes ses importations de sucre en provenance de Cuba. En janvier 1961 c’est la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays

En avril 1961, 1500 mercenaires entraînés et armés par la CIA débarquent à Cuba dans la baie des Cochons afin d’envahir l’île et de renverser le gouvernement. En moins de 72 heures les envahisseurs sont mis en déroute et la plupart sont fait prisonniers. Cette victoire est celle du peuple cubain bien organisé dans des milices populaires, une armée et une police révolutionnaires.

En février 1962 l’administration Kennedy ordonne un embargo total sur le commerce avec Cuba, embargo toujours en vigueur aujourd’hui !

En 1962, Cuba menacé d’invasion par Washington, se tourne vers l’URSS et accepte l’installation de missiles soviétiques. Le monde se trouve alors au bord d’une déflagration nucléaire. Après quelques jours de tension, les missiles seront renvoyés en URSS contre la promesse faite par les Etats-Unis de ne plus chercher à envahir Cuba.

Entre 1959 et 1965, une campagne de sabotages et de terreur cause des centaines de morts dans la population cubaine. Environ quatre mille “bandidos” ont incendié des champs de canne à sucre, dynamité des entrepôts à la Havane, torturé et assassiné des paysans qui bénéficiaient de la réforme agraire, mené des centaines de tentatives d’assassinats contre Fidel Castro.

En 1976 la terreur atteint son point culminant : un avion de ligne cubain est abattu et 73 passagers y perdent la vie. Dans les années 90 – alors que Cuba tente de développer son secteur touristique pour contrer l’aggravation du blocus économique – ce sont cette fois des hôtels, des centres touristiques, autobus, aéroports et autres installations de vacances qui deviennent la cible d’une série d’attentats à la bombe.

La réponse cubaine

Malgré toutes ces attaques, le gouvernement castriste est toujours en place et les Cubains ne vivent pas dans la peur. Curieusement, on ne voit pas de tanks ni de véhicules militaires dans les rues, pas de soldats armés patrouillant à l’aéroport, pas de vigiles aux entrées des bâtiments publics… On aurait pu s’attendre à ce que les autorités proclament régulièrement l’état d’urgence pour des semaines ou des mois, ou qu’elles mettent régulièrement à l’arrêt les transports publics, qu’elles interdisent les compétitions sportives, ferment temporairement les écoles, suspendent en permanence les libertés… Non, les Cubains vont et viennent librement alors que la menace terroriste n’est jamais très loin même encore maintenant.

Ce n’est pas que Cuba prenne la menace terroriste à la légère ou fasse preuve de laxisme envers les actes terroristes potentiels. Bien au contraire, depuis 1959, la lutte anti-terroriste reste la priorité absolue du gouvernement cubain. Pour ce faire les autorités cubaines ont actionné quatre leviers : l’éducation, la vigilance, le renseignement et l’infiltration.

L’éducation est un secteur privilégié et même pendant la dure « période spéciale » (1) les budgets de l’éducation et de la santé n’ont pas été diminués. Chaque enfant cubain peut accéder à l’éducation qu’il souhaite, aller aussi loin qu’il veut dans ses études. L’enseignement de l’Histoire et de l’éducation civique tient une place importante, l’amour de la patrie est exalté mais ce patriotisme est humaniste et populaire. Les jeunes accomplissent deux ans de travail au service de la Nation (service social ou service militaire). On voit encore écrit sur les murs : « La PATRIE ou la MORT », slogan scandé pendant les premières années de lutte révolutionnaire.

La vigilance de tous les citoyens : Les CDR (Comité de Défense de la Révolution), organisation de masse qui regroupe plus de 7 millions de Cubains, ont été créés le 28 septembre 1960 par Fidel Castro. Ces CDR ont permis de déjouer des sabotages, des attentats à la bombe. Ils ont aussi prouvé leur efficacité dans d’autres situations graves. Ainsi cette implication citoyenne rigoureuse fait que l’on déplore très peu de victimes lors du passage des cyclones, phénomènes fréquents et dévastateurs. (2)

Cuba s’appuie sur sa population pour défendre le pays d’une éventuelle invasion militaire. Aujourd’hui, aux côtés de l’armée régulière, le système défensif peut compter sur deux millions de Cubains qui sont sur le pied de guerre dans les 48 heures. Ces volontaires reçoivent un entraînement annuel et savent où aller s’armer le cas échéant.

Enfin le renseignement et l’infiltration :c’est précisément ce que « les Cinq de Cuba » (3) ont accompli pendant les années 90. Ils ont infiltré les groupes anti-castristes les plus violents vivant en Floride afin de collecter le maximum d’informations et de pouvoir déjouer des attentats. Ils ont ainsi pu en empêcher une bonne centaine. Ce genre d’infiltration est particulièrement risqué, les terroristes  n’hésitant pas à assassiner renégats ou infiltrés. De plus, s’ils sont démasqués, les infiltrés risquent de lourdes peines de prison aux Etats-Unis. C’est ainsi qu’en 2001 les Cinq agents anti-terroristes cubains furent condamnés collectivement à quatre fois la perpétuité plus 77 ans. Ils ont été libérés en 2014 dans le cadre d’un échange de prisonniers à la faveur de la reprise des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba.

Notes :

(1) La « période spéciale » (de 1991 à 2000 environ) est la période qui a suivi l’effondrement de l’Union Soviétique causant une chute de 35 % du produit intérieur brut de Cuba. Les Cubains ont beaucoup souffert : plus de pétrole, coupures d’électricité, restrictions alimentaires etc… La croissance est revenue grâce à la coopération avec le Venezuela de Chavez (échanges pétrole contre médecins et éducateurs).

(2) Le terrible cyclone (2012) qui a dévasté la deuxième ville du pays, Santiago de Cuba, a causé des millions de dollars de dégâts mais seulement 9 victimes.

(3) On désigne par « Les cinq de Cuba » Geraldo Hernández, Ramón Labaňino, Antonio Guerrero, Fernando González et René González. Ces cinq hommes avaient pour mission de tenir le gouvernement cubain informé des projets d’opérations meurtrières afin d’empêcher autant que possible qu’elles n’aboutissent. Ils ont été arrêtés en 1998 en Floride et accusés de complot et d’espionnage en vue de commettre des assassinats et de porter atteinte à la sécurité des Etats-Unis. La juge leur a infligé les peines maximales, ce qui révèle bien la hargne des Etats-Unis à l’encontre de Cuba.

Source : http://www.pathfinderpress.com/Les-Cinq-Cubains-Militant

Pour mémoire, à lire sur le blog citoyen les articles de Xavier DUMOULIN

Retour sur Cuba/  Choses vues et entendues depuis Cuba –

Après le sixième congrès, une seule alternative pour le socialisme cubain : l’audace ou l’enlisement

Che !

1 septembre, Chili au coeur ! ¡ Chile en el corazón !

Les dominants et les factieux contre une Bolivie terre d’émancipation

L’hommage fraternel des militants anonymes

La retraite du “comandante”

Cristina presidente ! Avec 43,55% des voix au premier tour selon le décompte de 75% des suffrages.

Los indios guaranies de “la tierra sin mal” : du mythe à la réalité

Los indios guaranies (suite)

Hommage à Fidel Castro – Rencontre historique entre Fidel et Hollande

Créé par le 12 mai 2015 | Dans : Amérique Latine, Gouvernement

Hommage à Fidel Castro  -  Rencontre historique entre Fidel et Hollande dans Amérique Latine

Cuba : enfin !

Créé par le 06 jan 2015 | Dans : Amérique Latine, Fédérations MRC d'Aquitaine

 

Communiqué de Marie-Françoise Bechtel, 1ere vice-présidente du MRC et députée de l’Aisne, vendredi 19 décembre 2014.  

 
 
 
La reprise du dialogue entre Washington et La Havane après 53 ans est à saluer. C’est donc la fin de la situation inique dans laquelle était laissée cette petite île courageuse qui n’avait d’autre tort que de s’être battue pendant plus d’un siècle pour son indépendance nationale.  
Il faut rendre cette justice au Président Obama, qui a par ailleurs déçu sur la scène internationale, qu’il a enfin permis de déboucher sur une solution. Encore reste-t-il nécessaire que le Congrès américain à majorité conservatrice sache comprendre le sens de l’histoire en acceptant la fin de l’embargo. L’Europe doit de son côté mettre fin à la politique flottante qui a caractérisé ses relations commerciales et politiques avec Cuba depuis deux décennies et prendre toute sa place dans la nouvelle perspective ouverte pour les échanges avec Cuba.  
A l’heure où la guerre froide tend malheureusement à réapparaitre ici ou là, il faut se réjouir de cette avancée vers un monde plus paisible, au moins sur le continent américain.  

Retour sur Cuba/ Choses vues et entendues depuis Cuba –

Créé par le 17 déc 2014 | Dans : a2-Blog-notes politique de XD, Amérique Latine

 En pleins feux d’actualité sur Cuba avec les discours historiques du président Obama et de Raoul Castro, retour sur notre conférence de l’AGAUREPS-Prométhée du 25/04/2013

L’alliance bolivarienne en marche :
choses vues et entendues depuis Cuba

intervention de Xavier DUMOULIN )

 

La France et les Caraïbes

Histoire : Haïti (la révolution – Toussaint-Louverture –
l’émigration française vers l’Oriente)

Economie : Accords CEE et UE avec la zone caraïbe dans le cadre des ACP (1)

Politique : Outre-mer ( contradictions françaises dans
la région – déclaration du ministre Lurel à la mort de Chavez )

 

Cuba, les Caraïbes et l’Alliance bolivarienne

Politique régionale active : ALBA, CARICOM et CELAC

Diversité culturelle (linguistique), économique ( niveaux de
développement inégaux ), politique ( régimes progressistes et conservateurs,
pluralité des voies vers le socialisme, pays de la région intégrés dans
métropoles des anciens pays colonisateurs ).

Recherche d’un ciment : de l’histoire de la colonisation
et de l’esclavage à l’émancipation commune (une identité forgée par l’esclavage
enracinée dans les cultures africaines ; un intérêt commun pour
s’émanciper d’un passé colonial).

Une dynamique en œuvre : Cuba et Vénézuela au coeur de l’Alliance bolivarienne

L’alliance bolivarienne ( sources dans l’excellente synthèse sur l’ALBA disponible sur le site Wikipédia après vérification de l’exactitude de la présentation)
« Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América – Tratado de Comercio de los Pueblos » en espagnol est une organisation politique, sociale et économique pour promouvoir l’intégration des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes, construite sur les principes de solidarité, de complémentarité, de justice et de coopération.
Lancée par Hugo Chávez, président du Venezuela, lors d’un sommet, en décembre 2001, des chefs d’État de la Communauté des Caraïbes, l’ALBA naît en avril 2005, par la signature d’un « traité commercial des peuples » entre Cuba et le Venezuela.
La Bolivie, le Nicaragua, la Dominique et le Honduras se sont depuis associés à cette alternative à la ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques) promue par Washington. Saint-Vincent-et-les-Grenadines en est devenu membre le 17 avril 2009. Enfin, en juin 2009, le nombre de membres passe à neuf, suite à l’adhésion d’Antigua-et-Barbuda et de l’Équateur. Depuis janvier 2010, le Honduras ne fait plus partie de l’ALBA après que le congrès en a réclamé sa sortie.  L’Association bolivarienne pour les Amériques est officiellement née à La Havane, en avril 2005, par la signature d’un Traité commercial des peuples (TCP) entre le Venezuela et Cuba. Le but du traité est d’échanger des services médicaux cubains contre du pétrole vénézuélien.
Le TCP est signé une année plus tard, le 29 avril 2006, par Evo Morales, le président de la Bolivie, quelques jours avant que ce dernier annonce sa volonté de nationaliser les hydrocarbures. Les trois chefs d’États s’engagent à lutter contre l’analphabétisme et le chômage, tandis que Cuba s’engage à prendre en charge les soins ophtalmiques des Boliviens qui ne pourraient s’offrir ces traitements.
Le 16 janvier 2007 les nouveaux Présidents des Républiques du Nicaragua (Daniel Ortega) et d’Équateur (Rafael Correa) ont annoncé de concert leur intention de participer à l’ALBA. Le Nicaragua a depuis rejoint l’ALBA, mais l’Équateur a fait part, en juin 2008, de sa décision de ne pas intégrer l’organisation. Rafael Correa avait posé comme précondition à l’intégration de son pays que Caracas rejoigne la Communauté andine, organisation que le Venezuela avait quittée en 2006 suite à la signature d’accords de libre-échange entre les États-Unis, la Colombie et le Pérou.
En janvier 2008, la Dominique rejoint l’ALBA.
Le 25 août 2008, le président du Honduras Manuel Zelaya signe un accord pour que son pays rejoigne l’ALBA en présence de plusieurs chefs de gouvernement de pays membres, dont Hugo Chávez et Evo Morales.
En avril 2009, Saint-Vincent-et-les-Grenadines rejoint l’organisation avant  Antigua-et-Barbuda qui se joint pleinement à son tour en juin de la même année.
L’Équateur décide  de rejoindre l’Alba en juin 2009. Le président équatorien, Rafael Correa.  L’ALBA change de nom et devient l’Alliance bolivarienne des Peuples d’Amérique.
Le 16 avril 2009, « Le sucre, système unique de compensation régionale (pour le commerce) est né » au sommet de l’Alba qui se tenait jeudi à Cumana.
Actuellement, les membres de l’ALBA se rapprochent de la Russie en renforçant leur coopération dans différents domaines : énergie, pétrole, gaz, nucléaire, aide humanitaire, alimentaire, coopération financière, coopération monétaire, industrie automobile, industrie aéronautique, industrie aérospatiale, tourisme, transports, enseignement, services de renseignements, matériel militaire, armes, banque, commerce, pêche, agriculture, mines, armée, diplomatie, politique, transports, recherche scientifique, communications, environnement, défense, sécurité.
But
Sur le plan économique, l’ALBA vise à favoriser la logique coopérative et s’oppose ainsi directement au « consensus de Washington » qui prônait dans les années 1990 la déréglementation et la mise en place de mesures néolibérales. Plutôt que d’ordonner des privatisations, l’ALBA favorise au contraire le secteur public.
Le Venezuela peut compter sur ses ressources pétrolières pour convaincre certains États de la région, énergétiquement dépendants. L’ALBA ambitionne par exemple de créer une compagnie pétrolière commune, Petrosur, une équivalente à l’échelle de l’Amérique latine de Petrocaribe, qui regroupe des États membres du CARICOM. Outre Petrosur, Tele Sur, une télévision commune conçue comme sorte d’Al Jazeera pour l’Amérique latine, a été lancée en 2005, afin de concurrencer les chaînes CNN et ABC. Le capital de TeleSUR est réparti entre le Venezuela, l’Argentine, Cuba et l’Uruguay (dans l’ordre d’importance).
Des transferts de technologie sont aussi mis en œuvre.
La coopération pourrait s’étendre à d’autres domaines :
• en matière de santé : Cuba a déjà passé des accords de coopération avec le Venezuela : ce dernier livre du pétrole à un tarif préférentiel en échange de l’envoi de médecins par Cuba.
• à terme, la défense des États pourrait également faire l’objet de coopération renforcée

 

Des idées reçues à l’épreuve des faits sur l’espace bolivarien : le cas cubain

Cuba dans la mondialisation : une concentration de symboles

- Cuba plaque tournante de la 1° mondialisation (Cuba du temps des conquêtes espagnoles )

- Cuba symbole de la lutte pour l’indépendance et l’émancipation ( guerre d’indépendance ; Marti ; le triomphe de la révolution),

- Cuba force de changement pour la région ( cf l’alliance bolivarienne)

- Cuba désigné comme ennemi par l’impérialisme américain ( une politique constante de Kennedy à Obama en passant par Bush )

- Cuba : de la résistance farouche à l’intégration néo-libérale à la recherche d’une nouvelle intégration régionale

1° D’abord chasser les idées fausses sur Cuba

Cuba n’est pas le dernier vestige du socialisme réel

La révolution cubaine, ses origines, ses promesses et sa dynamique propre

Du triomphe de la révolution originelle à la période dogmatique puis à la période spéciale aux perspectives originales dans le cadre de l’Alliance bolivarienne

-  Cuba est un pays souverain et libre

Le peuple cubain reste soudé contre l’hégémonisme américain, l’idéologie et la politique néo-libérales.

La société cubaine est permissive : les traits originaux de la société cubaine ; les mutations dans la société cubaine ; une réalité vécue
différente des discours convenus

 

- La vraie richesse de Cuba s’évalue bien au-delà de
son PIB

Le développement phénoménal de la culture et des services publics de la santé et de l’éducation selon des rythmes marqués par l’histoire de la révolution

Le contraste entre le niveau de vie très bas et le potentiel de développement humain et social

2° Ensuite faire connaître le vrai visage de Cuba

- Le peuple cubain est émancipé et toujours en lutte

Le combat pour l’indépendance et la souveraineté

Le patriotisme et l’internationalisme

Le combat pour l’égalité et l’émancipation

 

- L’Etat cubain est souverain, dynamique et juste

La défense de la nation cubaine

Une société qui promeut l’effort, l’initiative et la solidarité en s’arrachant de l’idéologie « égalitariste »

La création, la répartition des richesses, la protection et la justice sociale

 

- Cuba dispose de ressources naturelles, culturelles
et sociales

La mobilisation du patrimoine national dans la révolution

La nature, l’architecture, l’agriculture et l’industrie

L’éducation, la culture et la recherche

Le génie cubain

Le développement auto-centré, l’alliance bolivarienne et le tourisme : une dynamique de développement soutenable et humain

- Cuba n’est pas isolé et œuvre activement au sein de la région : CELAC ; CARICOM ; UNASUR

3° Présenter Cuba sans gommer ses contradictions et
ses vulnérabilités

- Une société bloquée ?

Direction politique, hégémonie culturelle et société civile dans le processus
révolutionnaire cubain

La timide émergence de la société civile

Les ambiguités d’une évolution contrastée : produire sans verser dans l’économisme ;

- Une société civile trop gélatineuse ?

émanciper la société civile sans fragiliser la révolution ou comment redistribuer les rôles (PCC, organes exécutifs et législatifs, syndicats, associations, vie de quartier, vie culturelle, églises…)

 

4° L’action associative et solidaire envers le peuple
cubain

La reconnaissance mutuelle

L’aide ponctuelle

Les échanges culturels

Demain les échanges humains ?

En guise de conclusion provisoire

Cuba, Etat pacifique et solidaire, œuvre pour la reconnaissance mutuelle au sein de la communauté internationale

L’alliance bolivarienne comme préfiguration et témoignage du renouveau du socialisme latino-américain au carrefour de son destin

Les voies de l’émancipation supposent le maintien d’une dynamique régionale et un renouveau de la société civile cubaine

Gramsci à Cuba ou comment articuler théorie (marxisme-léninisme, guévarisme, castrisme) et pratique du changement vers un socialisme « participatif et démocratique ».

A lire

Posté par le 25 avr 2011 | Dans : a-le quartier libre de X D

http://www.fondation-res-publica.org/L-Amerique-latine-en-mouvement_r64.html

et sur le blog citoyen, socialiste et républicain  la revue de presse dans la catégorie Amérique Latine ou, sous la plume de XD, les articles référencés ci-dessous :

Cuba, cinquante ans après la Révolution, quelles perspectives?

Du temps de Fidel et de ses disciples

Che !

11 septembre, Chili au coeur ! ¡ Chile en el corazón !

Les dominants et les factieux contre une Bolivie terre d’émancipation

L’hommage fraternel des militants anonymes

La retraite du “comandante”

Cristina presidente ! Avec 43,55% des voix au premier tour selon le décompte de 75% des suffrages.

Los indios guaranies de “la tierra sin mal” : du mythe à la réalité

Los indios guaranies (suite)

Notes

(1) Relations de l’UE avec Cuba (sources UE)

                                             Cuba est la plus grande île des Caraïbes. Elle est située à l’ouest de l’île  d’Hispaniola, qui comprend Haïti et la République dominicaine, et
à 145 km au sud de l’île de Key West, en Floride (États-Unis). Sa  population s’élève à 11,24 millions d’habitants.
Principaux aspects des relations entre l’UE et Cuba

Les relations entre l’UE et Cuba reposent sur une «position commune» adoptée en 1996.

Cuba a été admise dans le groupe ACP en 2000, mais n’a pas signé l’accord de
Cotonou. Le pays est membre du CARIFORUM depuis octobre 2001 et a signé
un accord créant une zone de libre‑échange «partielle» avec le CARICOM

Le dialogue politique UE-Cuba
a été renoué à la suite de la décision du Conseil du 23 juin 2008 de
lever les mesures diplomatiques adoptées à l’encontre de Cuba en 2003.
Celui-ci couvre un grand nombre de domaines, notamment les questions
politiques, économiques, scientifiques et culturelles, ainsi que celles
relatives aux droits de l’homme et à la coopération au développement.
Dans ses conclusions du 15 juin 2009, le Conseil estime que «le dialogue
politique avec Cuba devrait être poursuivi et approfondi».

De 1993 à 2003, la Commission a financé des mesures d’assistance pour un
montant de près de 145 millions d’euros, principalement dans le domaine
de l’aide humanitaire (90 millions d’euros). Avec la reprise officielle
de la coopération en octobre 2008, une aide d’urgence
de 4 millions d’euros a été débloquée afin de couvrir les principaux
besoins humanitaires des victimes des ouragans Gustav, Ike et Paloma.
En 2009, un montant supplémentaire de 36 millions d’euros a été affecté à
la coopération dans différents domaines: la reconstruction et la
réhabilitation après le passage des ouragans, la sécurité alimentaire,
l’environnement, le changement climatique, la gestion d’entreprise et la
culture.

Le 12 mai 2010, la Commission a adopté son premier document de stratégie
par pays pour la République de Cuba. Une somme indicative de 20 millions
d’euros a été allouée à Cuba pour la période 2011-2013 dans le cadre de
l’instrument de coopération au développement (ICD).Trois secteurs
prioritaires ont été définis dans le document de stratégie:

                          la sécurité alimentaire;
l’environnement et l’adaptation au changement climatique;
les échanges d’expertise, la formation et les études.

Des fonds supplémentaires peuvent être obtenus au titre de projets et de
programmes régionaux financés par l’ICD et le FED, ainsi que dans le
cadre de programmes thématiques de l’ICD et d’autres instruments de
coopération de l’UE.
Enfin, l’Union européenne est le principal partenaire commercial
de Cuba, puisqu’elle représente un tiers de l’ensemble des échanges et
près de la moitié des investissements directs étrangers. En outre, plus
de la moitié des touristes séjournant dans l’île sont européens. Dans
ses échanges commerciaux avec l’UE, Cuba bénéficie du système de
préférences généralisées (SPG).

A lire dans l’Huma : Fabius à Cuba, une chance à saisir

Créé par le 11 avr 2014 | Dans : Amérique Latine

Fabius à Cuba, une chance à saisir

José Fort
A lire dans l'Huma : Fabius à Cuba, une chance à saisir dans Amérique Latine
Alors que François Hollande achève une visite d’Etat au Mexique, son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius effectue ce samedi un voyage officiel à Cuba de douze heures, le premier d’un chef de la diplomatie française depuis trente ans. 

Cette ouverture conjointe à l’Amérique latine après tant d’années d’effacement mérite d’être accueillie avec intérêt et espoir, l’image de la France dans cette partie du monde étant considérablement écornée.  Et si on peut se permettre un conseil, pendant qu’il séjourne dans la région, Laurent Fabius devrait faire un crochet par la Paz pour se rappeler au bon souvenir du président bolivien, Evo Morales, dont l’avion avait été interdit de survol de la France au mois de juillet 2013.

La visite à Cuba de Laurent Fabius répond d’abord à des intérêts économiques : il va inaugurer Ubifrance, la structure chargée de l’appui aux entreprises à l’étranger. Une soixantaine d’entreprises françaises sont installées là-bas parmi lesquelles Pernod Ricard, Accor, Bouygues, Total… D’autres sont annoncées dans les prochains mois. Alors que la Grande Ile procède à des réformes économiques d’envergure et que des ouvertures encore timides sont enregistrées aux Etats-Unis et dans plusieurs pays européens, Paris veut sa part du gâteau.

Ce bref séjour ministériel est aussi politique. Cuba préside la Communauté des Etats Latinos américains et caribéens, bénéficie d’un grand prestige régional, participe aux multiples nouvelles structures d’intégration. Bref, la Havane est devenu une place incontournable et le président Obama en personne a laissé entendre qu’un « changement dans les relations avec Cuba était nécessaire ».

Le voyage de Laurent Fabius pourrait être totalement couronné de succès à quatre conditions. Qu’il évite de se mêler des affaires internes cubaines au moment où l’on apprend par l’agence nord-américaine Associated Press que des officines US financent clandestinement la «  dissidence » et des réseaux dits sociaux ; qu’il demande officiellement la levée du blocus imposé à Cuba depuis plus d’un demi siècle ; qu’il agisse pour la libération des patriotes cubains injustement emprisonnés et pourquoi pas favoriser leur échange avec l’agent de la CIA Gross détenu à Cuba ; qu’il aide Cuba à retrouver son intégrité territorial en engageant les Etats-Unis à lui restituer Guantanamo.

Même en douze heures de visite, si la volonté politique existe, tout est possible. Une chance à saisir.

 

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