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Les propositions de François Hollande ouvrent le débat

Créé par le 13 jan 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, Articles de fond, Economie

franoishollande.jpg http://www.lexpansion.com/art/0.152924.0.html

 F. Hollande, dans la continuité du projet socialiste, propose de réduire les avantages fiscaux accordés aux deux plus hautes tranches de revenus par la réforme Villepin. Cela concerne les salaires bruts dépassant 5000 euros ( 4000 net) soit 200000 personnes, avec un seuil d’application de 10000 euros pour les couples sans enfant. Le ministre du Budget, J.F. Copé s’est aussitôt élevé contre cette proposition avec des arguments très spécieux. M. Copé, dans la grande tradition de la droite réactionnaire veut faire peur. Mais il s’est cassé les dents. En affirmant que la réforme s’adresserait à 1,2 million de foyers fiscaux, il a reçu un démenti des personnels de son ministère. Le syndicat unifié des impôts et le budget ont une  approche de 300 à 450000 selon le journal l’expansion qui a commenté ces éléments de débat. En prenant comme exemple de situations visés par la proposition, les professeurs certifiés en fin de carrière ou les conducteurs de TGV, le ministre a reçu d’autres démentis du SNES-FSU et du porte-parole de la SNCF sur l’évaluation des salaires, selon le même journal ( voir l’article ).

Ce débat concerne la gauche qui doit s’attaquer surtout aux revenus spéculatifs. La proposition de J. Chirac de diminuer l’impôt sur les bénéfices des sociétés va dans les sens d’une Europe du dumping fiscal. C’est tout le contraire de l’action que devra mener la gauche au pouvoir pour conjuguer la nécessaire réorientation de l’Europe avec les exigences de justice sociale et fiscale en France.

Xavier DUMOULIN

Le bilan économique de la droite : une gestion totalement décalée au profit des plus riches

Créé par le 13 jan 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, a2-Blog-notes politique de Xavier Dumoulin, Articles de fond, Economie

http://www.lexpansion.com/art/4424.152913.0.html

L’expansion tente un bilan de la politique économique du quinquennat. Ce dernier nous explique E. Heyer a connu une croissance chaotique. Le début du quinquennat est celui de l’explosion de la bulle internet (la net économie sur laquelle spéculaient tant de bons esprits et de boursicoteurs).Très vite, les déficits publics ont à leur tour explosés : de 48,8 Milliards d’euros en 2002 -soit 3,1% du PIB- à 66,6 Milliards en 2003 -soit 4,2% du PIB. Chirac s’entête à vouloir baisser les impôts des plus aisés alors que les besoins de dépenses sociales restent importantes. Le budget n’est pas au service de la relance. La croissance mondiale atteint 5% en 2004. Elle n’est que de 2,3 en France. Quelle erreur de pilotage! Le gouvernement s’est enlisé dans une baisse d’impôts pour les riches qui favorise l’épargne plus que la consommation.  Le commerce extérieur s’est également dégradé : +5 Milliards d’excédents en 2002, +26 Milliards de déficits en 2006. La politique de l’euro cher (cher aussi à nos libéraux et surtout cher pour les français qui en paient le prix!) fait ses ravages. Dans un cycle mondial favorable, la France connaît un déficit de 2,2% du PIB fin 2006, une dette qui se réduit. La situation du chômage (8,6% de la population active) n’est pas sans lien avec le traitement social du chômage (plan Borloo) selon Michel Didier. Les radiations de l’ANPE et l’augmentation du nombre de bénéficiares du RMI -du fait notamment du raccourcissement des délais d’indemnisation - minimisent de notre point de vue la portée sociale d’un tel plan.

Ces économistes dressent un constat pour le moins mitigé. On doit surtout regretter la perspective très libérale dans la conduite de la politique économique. Les salariés et les précaires en ont payé le prix fort quand les gouvernements se sont obstinés à sacrifier la croissance pour satisfaire des intérêts étroits ( la fameuse baisse des impôts promise par le candidat Chirac en 2002). La leçon de choses pour le retour de la gauche au pouvoir semble sur ce point avoir été comprise par le premier secrétaire du P.S . Il reste à la gauche beaucoup de chemin à parccourir pour s’émanciper des lieux communs du libéralisme : réorientation complète de l’Europe, politique industrielle, politique des revenus, politique sociale audacieuse etc. C’est un combat que la gauche devra mener au sein de l’Europe – en posant des exigences fortes – et sur le plan national. La politique a de beaux jours devant elle pour faire valoir ces arguments qui ne vont pas dans la pente de l’air du temps. 

Xavier DUMOULIN

Ecouter, proposer, rassembler par Xavier Dumoulin

Créé par le 06 jan 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, Articles de fond, Battre campagne, Ségolène Royal

lalibertguidantlepeuple.jpg Ce sont les trois défis de la campagne pour faire gagner la gauche, toute la gauche. Derrière Ségolène Royal il faut une forte mobilisation des citoyens. Dans les Landes le dispositif de campagne a été présenté hier par Renaud Lagrave, premier secrétaire de la fédération des Landes entouré des responsables locaux du MRC, du PRG, du PS et de parlementaires socialistes. Le comité de campagne déjà bien représenté a beaucoup de travail en perspective. Des débats participatifs pernettront de larges échanges sur la vie chère, le logement, la lutte contre les violences et l’environnement. A partir de la semaine prochaine … 

Ces rencontres constitueront la première phase de la campagne : celle de l’écoute et de l’échange.

La gauche doit aller à la rencontre des gens et parler de tout ce qui fait question. Sans tabou, sans arrogance, dans une posture franchement unitaire. On observe beaucoup de réserves de la part de citoyens de différents horizons. Ils ont d’ailleurs raison d’attendre un message fort traduisant leur volonté de créer les conditions d’une véritable alternative en France et d’une réorientation de l’Europe. Ces clarifications,  il faut les exprimer en partant  des attentes des gens et dans le cadre d’un débat constructif. La sensibilité républicaine qui propose des réponses sur le fond et qui ne s’accommode pas d’une gestion libérale, même dans sa version sociale, doit participer à ce travail militant. Une page a été tournée avec l’accord MRC-PS. Il faut écrire à présent la suite. Pour ma part je réponds présent, sans état d’âme et avec enthousiasme. Le premier secrétaire fédéral du MRC, Jean Marc Célerio, qui participait lui aussi à cette rencontre, le dira avec moi à tous ceux qui se reconnaissent dans les positions de Jean Pierre Chevènement. Mais dès à présent, c’est  toute la gauche réunie, qui doit aller vers les gens. Et comme ceux-ci ont de bonnes raisons de s’interroger, nous les écouterons ensemble.

Le logement dans la Question sociale

Créé par le 04 jan 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, a2-Blog-notes politique de Xavier Dumoulin, Articles de fond, Santé-social-logement

Les problèmes du logement expriment une large part de la question sociale. Ils résument la convergence de trois logiques détestables en oeuvre au coeur du système socio-économique néolibéral.

La première, celle de la recherche effrénée du profit par laquelle le capital s’approprie la richesse sociale (déplacement de plus de dix points de la valeur ajoutée en deux décennies au profit des revenus du capital) trouve son ressort dans la précarisation du travail (temps flexible, pression sur les salaires, chômage, etc.). Les travailleurs ainsi précarisés sont en butte à des difficultés énormes d’accès au logement. Avec des revenus instables et trop bas, ils ne trouvent pas grâce auprès des bailleurs et des banquiers. Dans un contexte de mobilité accrue, cette logique ravageuse est responsable de la situation de travailleurs, souvent jeunes, privés de logement ( 30% des SDF).

La seconde logique, celle de la spéculation, est la soeur jumelle de la première. Foncière ou immobilière, cette spéculation chasse du coeur des villes les gens les plus modestes pour promouvoir ou rénover les beaux immeubles des classes supérieures et des maisons-mères des grandes sociétés. Elle éjecte à la périphérie les couches défavorisées, mal logées dans des zones de relégation.

Sous l’effet conjugué de ces courants néfastes, une troisième logique gangrène notre société; celle de la ségrégation. Elle produit une fracture spatiale qui reflète la fracture  et la structuration sociale. Les cités ghetto concentrent tous les drames d’une société qui exclut plus qu’elle n’intègre. Cette logique en oeuvre mine notre modèle d’intégration républicain et ouvre la porte au communautarisme.

La question du logement est une dimension intrinsèque de la question sociale plus large. Elle appelle des réponses audacieuses à l’opposé des thérapies libérales voulues par la droite au service du capitalisme financier.

Xavier DUMOULIN

Les mots et les maux

Créé par le 02 jan 2007 | Dans : a1-Abc d'une critique de gauche. Le billet de Xavier Dumoulin, a2-Blog-notes politique de Xavier Dumoulin, Articles de fond, Battre campagne

La sémantique s’intéresse à la politique car les bons mots font mouche.  Le conformisme ambiant fige en effet dans des catégories étanches la prose politique. C’est un peu tout le problème de la prégnance  idéologique qui conduit à garder les notions dans des tiroirs fermés à double tour de clef. L’ordre et la nation seraient de droite, le mouvement et la permissivité de gauche. Pour dépasser ces pesanteurs, les candidats joueraient ainsi sur le retournement de sens, usurpant le vocabulaire de l’adversaire à leur profit en escomptant, dans le même temps, déplacer les lignes de démarcation à leur avantage. C’est peut être un peu vrai mais sûrement un peu court. Croire qu’il n’y a que malice à sortir des sentiers habituels du discours idéologique, n’est-ce point condamner toute velléité de renouvellement de la pensée? On trouve pourtant toujours de bons esprits pour dénoncer l’emprunt d’un terme hérétique parce qu’il serait d’usage chez l’adversaire. Est-ce à dire qu’en politique il n’y aurait de pensée que dogmatique? Ce n’est pas un mal de renouer au travers du vocabulaire avec des attentes populaires réelles. Cessons donc de chercher des  poux dans les têtes bien faites de ceux qui s’affranchissent de tous les conformismes, fussent-ils ceux de la gauche! Si nous avons besoin d »un ordre juste » ce n’est certainement pas pour chasser sur les terres de la droite mais bien davantage  parce qu’il s’oppose à la dérive libérale de la fracture sociale et du repli sur soi. Ces maux là sont bien terribles!

Xavier DUMOULIN

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