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Gilets jaunes : un désir de démocratie

Créé par le 08 jan 2019 | Dans : Articles de fond

Les gilets jaunes sont aussi l’expression d’une demande d’égalité et de participation, de paroles et d’actes symboliques pour sortir les humains du désert qui les guette dans un individualisme de masse.

Gilets jaunes : un désir de démocratie (Lu dans Libé Tribune du 7 janvier en ligne)https://www.liberation.fr/debats/2019/01/07/gilets-jaunes-un-desir-de-democratie_1701472

Tribune. Face à l’hyperlibéralisme mondialisé et au gâchis humain qu’il produit, des violences radicales s’expriment, elles lui appartiennent. «Les hommes ressemblent plus à leur époque qu’à leurs pères», rappelait l’historien Marc Bloch. La nôtre ne fait pas exception. Qu’il s’agisse des révoltes sociales, des votes antisystème nationalistes et xénophobes, voire d’actes terroristes, la contagion affective d’individus de plus en plus isolés, désolés, joue à pleins tuyaux. L’opinion publique comme les foules numériques agissent par procuration, elles prélèvent sur les réseaux sociaux les informations qui leur manquent pour donner un sens et une cohérence à leur quotidien. Elles cherchent désespérément des moyens de sortir de l’apathie qui menace tous les régimes politiques lorsqu’ils deviennent orphelins des idéologies et des fictions qui font rêver les peuples. Le peuple n’est pas un donné sociologique, c’est un construit politique, un travail politique qui œuvre par des paroles et des actes symboliques pour sortir les humains du désert qui les guette dans les individualismes de masse. Le travail reste à faire, le peuple à se construire. Les gilets jaunes le cherchent désespérément, confusément, non sans se donner préalablement un roi dont ils réclament la destitution. Cela ne suffira pas à faire un peuple, pas davantage que les spasmes et oripeaux des nazillons en carton-pâte auprès desquels les partis conservateurs de droite comme de gauche se déshonorent à prélever des slogans et des thèmes de campagne électorale faute d’idées politiques.

Dix ans après l’Appel des appels (1), nous ne pouvons plus nous contenter d’une pétition purement éthique. Nous alertions alors l’opinion publique et les responsables politiques sur les dangers sociaux et psychologiques d’une «casse» des métiers du soin, de l’enseignement, de la recherche, du travail social, de la justice, de la culture et de l’information qui, en introduisant une logique purement gestionnaire et technocratique, finissait par pervertir les actes de nos métiers. Les nouvelles formes d’évaluation qui sévissaient, et sévissent encore, singeaient les méthodes du management d’entreprise et finissaient par confondre la valeur d’un service rendu avec sa tarification monétaire. Cette normalisation technico-financière des populations a étendu les méfaits du taylorisme à l’ensemble des secteurs et des professions de la société, avec une mise au pas de nos services publics et de leurs professionnels trop longtemps récalcitrants à l’hégémonie culturelle de la marchandise et du spectacle. A la logique républicaine des missions d’intérêt général, se substituait violemment un monde de compétences techniques et parcellaires prescrites par des «experts» et réalisées par des exécutants mis en concurrence permanente au nom d’une «rentabilité entrepreneuriale». Aucun des événements qui se sont produits au cours de ces dernières années n’est venu discréditer cette analyse de l’Appel des appels qui a pris corps dans l’opinion. Lire la suite »

Jean-Pierre Chevènement : « Je me sens avec un gilet tricolore sur lequel on aurait mis ‘unité et fraternité’ aussi bien avec les Gilets jaunes qu’avec les forces de l’ordre »

Créé par le 08 déc 2018 | Dans : Articles de fond, Blog du Che

  • Jean-Pierre Chevènement était l’invité de Zemmour & Naulleau sur Paris Première, mercredi 5 décembre 2018. 
  • Comment analysez-vous les raisons de la crise ? Il y a un malaise très profond dont il ne faut pas du tout sous-estimer la portée. Il tient à une situation sociale profondément dégradée qui résulte de choix erronés effectués dans les années 1980-90. L’Acte unique, avec d’une part ce primat de la concurrence qui est la substance des trois cents directives de la Commission européenne, et surtout la libération des mouvements de capitaux, la dérégulation, qui instaure une inégalité fondamentale entre le capital et le travail : c’est le 1er janvier 1990. D’autre part, la monnaie unique : l’abandon de notre souveraineté monétaire qui est confiée à une Banque centrale européenne indépendante, qui ne reçoit d’ordre de nulle part – enfin, en principe ! Et enfin le carcan d’un pacte de stabilité qui ne permet pas des politiques contracycliques, c’est-à-dire tantôt un excédent tantôt un déficit. Ce dernier n’a pas été pensé à vrai dire… Lire la suite »

Protégé : Edouard Louis : QUELQUES REFLEXIONS SUR LE MOUVEMENT DES GILETS JAUNES, SUR SON IMPORTANCE, ET SUR LE MÉPRIS ET L’EXTRÊME VIOLENCE À LAQUELLE ON ASSISTE AUJOURD’HUI A L’ÉGARD DES CLASSES POPULAIRES

Créé par le 06 déc 2018 | Dans : Articles de fond

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Protégé : Stefano Palombarini : « Les gilets jaunes constituent une coalition sociale assez inédite »

Créé par le 06 déc 2018 | Dans : Articles de fond

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Protégé : Qui commence par Kouchner finit par Macron : Jean-Claude Michéa – Entretien du 18/09/2018 sur France Culture

Créé par le 30 nov 2018 | Dans : a-articles privés accès autorisés, Articles de fond

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