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Ce diable de CERES : photo de famille

Créé par le 01 nov 2017 | Dans : a-articles privés accès autorisés

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Nicole Bricq, une dame en politique

Créé par le 08 août 2017 | Dans : a-articles privés accès autorisés

une dame en politiqueMort de Nicole Bricq, ex-ministre au caractère bien trempé, titre Tonino Serafini dans son papier pour Libé. Le journaliste rend hommage à la carrière de la parlementaire  décédée dimanche dernier suite à une chute d’escalier. Passée de Chevènement à Macron, cette personnalité bien connue des cercles politiques devait occuper deux ministères sous la présidence de François Hollande et s’était surtout fait connaître des internautes pour ses propos peu amènes envers la cuisine servie au Palais de l’Elysée…
Sur son blog JPC  manifeste son affection à la famille de cette « militante socialiste engagée ». Nicole et Jean-Paul Planchou, son mari, ont été des proches de Chevènement jusqu’à leur rupture d’avec Socialisme et République, suite à la guerre du Golfe. Nicole avait dirigé la fédération de Paris tenue de longue date par le CERES. Jean-Paul Planchou était un fin connaisseur des questions monétaires et financières. Il a longtemps combattu le mirage du franc fort, arrimé au mark dans le SME, annonçant la monnaie unique. La parlementaire Nicole Bricq tenait bon après sa recomposition politique. J’avais assisté à son discours de rupture avec JPC dans une assemblée tendue. Elle avait introduit son discours par des considérations très affectueuses à l’égard du Che pour ensuite développer son total désaccord stratégique.
De la géopolitique à la politique tout court, il y a un lien. Non pas seulement parce que la guerre serait le prolongement de la politique par d’autres moyens, mais plutôt du fait de l’importance aujourd’hui primordiale de l’économie-monde et de la résolution des conflits et des problématiques environnementales à l’échelle de la planète. Cette vision relève d’un pragmatisme éclairée que d’aucuns, sans doute à l’instar de notre regrettée Nicole Bricq, voudraient trouver chez le président Macron qui entame à petits pas quelques revirements diplomatiques significatifs.
Les méchantes langues, rapporte le journaliste, disaient de Nicole Bricq, qu’elle faisait partie de ces socialistes qui «ont commencé leur carrière à la gauche du parti et qui ont dérivé carrément à droite». C’est sans doute exact. Le paradoxe dans ces recompositions vient parfois des retrouvailles fortuites de personnalités bifurquant dans leur trajectoire respective pour finalement  épouser à un moment donné la même position dans une nouvelle conjoncture… Mais ne nous perdons pas en conjectures dans cet entrelacs de problématiques politiciennes. Après le décès de Nicole Bricq; le président Macron, comme beaucoup d’autres personnalités politiques, a salué sa mémoire.
La suppléante de notre sénatrice, Hélène Lipietz, eut été mieux inspirée, quant à elle, de taire son opportunisme sans morale dans une déclaration évoquant le décès de madame Bricq.« Nicole est morte, me revoilà peut-être sénatrice… », affirmant que ce décès représente « le pire des scénarios, et pour elle et pour moi », la suppléante évoquant les arcanes du droit constitutionnel en la matière (le remplacement de la sénatrice par sa suppléante) à six semaines du renouvellement du Sénat. Interpellée par des internautes choqués par ces propos la suppléante rétorque « Il n’y a pas de larmes, sauf pour Jean-Paul [le mari de Nicole Bricq] dont j’ai apprécié l’humour », laissant entendre que le décès de sa titulaire ne l’affecte pas particulièrement.
Méditons plutôt cette leçon du jour sur l’opportunité en politique et saluons à notre tour, à la façon digne du Che, cette « militante socialiste » que nous avions entendue  de nos propres oreilles reprocher avec virulence aux camarades de son courant, le CERES, de renoncer à la rupture avec le capitalisme, dans ce début des années 80, sous la présidence de François Mitterrand. Avant d’être recadrée par Didier Motchane, ce militant inébranlable et théoricien à la dialectique implacable duquel nous tenions « les clefs pour le socialisme »!
Xavier Dumoulin
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Bella Ciao

Créé par le 05 août 2017 | Dans : a-articles privés accès autorisés, a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

Bella Ciao

« Et voilà qu’à mon tour, je sacrifie à la mode de l’egocentrisme. Je ne vaux pas mieux que mes congénères, pire, je suis peut-être pire qu’eux puisque j’entreprends d’écrire sur moi, sur Max, enfin sur nous, sur notre désarroi. Je ne me pose pas la question de savoir si l’épreuve que nous traversons mérite d’intéresser quiconque. Écrire m’apparaît comme le seul moyen de résister, résister à ma manière, non pas à l’invasion des Allemands, mais à la maladie de l’homme que j’aime, un homme qui n’est plus celui que j’ai aimé. Moi non plus, je ne suis plus celle qu’il a aimée. J’ai pris conscience, il y a bien longtemps, qu’il existait plusieurs versions de soi-même. » 

Le rapport à la maladie de Parkinson, la vie de couple perturbée dans une relation d’amour qui n’endigue pas l’épuisement, générant parfois la colère, sont évoqués dans une totale sincérité et laissent place à l’interrogation sur la nature humaine.

Dès les premières pages de son récit de vie avec Max, Marielle soulève la question de la dualité de l’être – « il existe plusieurs versions de soi-même » qui peuvent être « concomitantes » – dans « une multiplicité de temps individuels, superposés mais discordants ». Tout est rassemblé en quelques phrases. Mais au fond cette problématique n’est elle pas beaucoup plus large?

La maladie exacerbe à l’évidence ce difficile rapport à l’Autre. Elle ne saurait résumer les contradictions de l’existence. Marielle évoque sa vie compliquée avec ses trois enfants issus de trois pères, constat d’une vraie difficulté dans la vie de couple. Avec cette situation rocambolesque des retrouvailles des époux Gallo dans la garçonnière de Max pour s’adonner aux jeux de l’amour, loin des risques de promiscuité avec leurs enfants respectifs qui pourraient faire irruption dans la chambre d’amour quand Julien, le fils de Max déjà trentenaire au moment de l’écriture du roman, avait fait élection de domicile chez son père, Max refusant la recomposition parentale sous un même toit.

Ses moments de tendres complicités, Marielle en parle avec pudeur et drôlerie évoquant  quand même ses tenues affriolantes et ses talons aiguilles avec sa garde robe, précieusement rangés dans leur nid d’amour. Lire la suite »

Privé : Une sublime entente

Créé par le 29 jan 2017 | Dans : a-articles privés accès autorisés, a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

Lorsqu’il ramena cette toile expressionniste, son esprit s’emballait à l’idée de jouir au quotidien de cette image d’un couple énigmatique et rayonnant sous ce lampadaire imaginaire qui l’éclairait à la croisée de sombres ruelles. A moins que ce ne fût la pale lumière évaporée d’un crépuscule ou bien celle d’un soleil levant sur la ville au petit matin. Le chatoiement des couleurs renforçait ce mystère enveloppant cette femme élégante tenant le bras de son homme avec la fermeté de celle qui mène la danse. L’obscurité de la rue principale contrastait avec les chaudes couleurs des habits de ces amants stylisés. L’homme au chapeau avançait, la tête un peu baissée, le regard masqué, cachant ses états d’âme. Elle avait l’assurance sinon l’arrogance de ces belles dont le père a eu de la chance. Que voulait-elle? Que pouvait-il?Où allaient-ils? Que voulaient-ils?

Fallait-il faire place à ce petit trésor en chassant une autre merveille de ce salon des retrouvailles quotidiennes? La lithographie d’Egon Schielle de cette femme sensuelle  et fragile resterait à sa place surplombant le sobre canapé de cuir à l’angle de la pièce, aux côtés de la grande bibliothèque de merisier qui dégageait cette force évocatrice des œuvres savantes ou littéraires en majesté dans leurs reliures d’une autre époque. Son regard visait ensuite la porte fenêtre donnant sur le grand parc plongé dans l’obscurité hivernale de cette fin d’après-midi de ce vendredi treize janvier. La fourche du tronc du micocoulier gigantesque tutoyant le magnolia et le grand chêne au delà du bassin s’illuminait soudain sous les puissants spots éclairant les abords de cette maison bourgeoise dénommée « le château » dans ce village aux portes de la haute lande.

Il alla placer l’œuvre à l’endroit d’un pastel léger inspiré d’un étang dans la brume automnale des Dombes, à mi-hauteur du mur à gauche du passage par la porte s’ouvrant vers le parc arboré. A la place de la douceur réconfortante des reflets de cette Bresse des marais, le couple emblématique s’offrirait désormais aux regards dans cet éclat des touches d’une peinture renforçant l’expression des amants. Une méditation sur les parcours de vies enchevêtrées et parsemés de mystères.

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Privé : Eté en toute saison…

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Privé : Soixante jardins secrets…

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Dans le sillon des autres, inventer sa vie…

Créé par le 04 sept 2016 | Dans : a-articles privés accès autorisés, a-le quartier libre de Xavier Dumoulin

Mère Teresa canonisée par le pape François en raison de son engagement auprès des plus humbles, cela marque l’opinion à juste raison. Nous lui préférions sœur Emmanuelle (1) dont la bonté se dégageait de sa petite voix grêle toujours juste  pour parler de l’Autre.  Cette altérité nous la rencontrions aussi chez une Geneviève Anthonioz De Gaulle,  dans l’univers associatif humanitaire, une Lucie Aubrac dans l’épopée de la résistance ou une Colette Audry dans le monde des lettres, de la philosophie et de l’engagement en politique. Ces grandes figures féminines  tutélaires disparues offrent autant d’exemples de capacité de dons d’authenticité et de réciprocité auxquels nous sommes particulièrement sensible.

En ce sens nous gardons, chevillé au corps et gravé dans notre cœur, la mémoire de Danielle Mitterrand qui nous enseigna la vraie liberté : « L’homme libre est celui qui aide l’Autre à le devenir » (2). Cette devise offre un condensé de philosophie altruiste et nous tient lieu de boussole. De la même façon que cet emblématique « logo » de France-Libertés dans un arbre stylisé unissant le houppier du chêne et de l’olivier : la justice et la sagesse.

Cet olivier au tronc tortueux, volumineux et au ramage bien fourni de branches aux feuilles argentées, offert en l’honneur de mon entrée dans une nouvelle décennie, ne cesse de combler mon regard. Olivier rêvé de longue date et planté devant mes lieux favoris de lectures et d’échanges sous la diligence de la femme aimée dont je partage la vie. Je n’aurai pas de mots assez forts pour lui signifier toute ma gratitude envers ce geste hautement symbolique à mes yeux. Au delà du plaisir esthétique, ne traduit-il pas  nos justes et complices sensibilités dans ce regard sur le monde, ces engagements communs et l’expérience de nos vies partagées et réenchantées par ces moments heureux d’intimité? Autant d’occasions de vivre ensemble cet héritage d’une culture et de références qui continuent à guider nos pas.

Ce temps d’anniversaire ne pouvait qu’inspirer ce titre à la résonance existentialiste (je l’emprunte à ce titre d’un livre à paraître d’un philosophe, présenté dans une émission matinale radiodiffusée : inventer sa vie). Il vient opportunément interroger le sens de nos vies, de nos engagements, de nos rapports aux autres et à travers eux, à nous-même.

La période aurait pourtant bien des raisons de nous désoler dans cette débauche d’exhibition de vies privées à des fins électoralistes ou de voyeurisme médiatique! Loin de la sérénité de nos beaux exemples. La sortie précipitée d’un ministre en marche vers la conquête élyséenne qui s’offre à voir en couverture de Paris Match, en tenue de plage, tenant la main de sa compagne qui fut jadis sa professeure, ne provoque en moi aucun sursaut d’émotion et d’estime. Bien au contraire! Prendrait-on nos concitoyens pour des idiots dans ce renversement de sens à tous les niveaux?

Gardons donc nos idéaux et nos raisons d’agir dans la continuité et l’unité de nos vies. Sachons assumer avec dignité les épreuves de l’existence. Ne cherchons aucunement la renommée ou la notoriété au prix des renoncements ou des trahisons. Le bien le plus précieux n’est-il pas celui de cette reconnaissance dans nos combats de tous les jours, ici et maintenant? Dans ce dépassement de la contradiction millénaire entre l’égoïsme et l’altruisme, par le sentiment de participer à une œuvre plus grande que nous? Autant de raisons d’assumer notre humaine condition dans l’amour de l’humanité et l’ambition de servir. Et dans le sillon des autres, d’inventer sa vie…

Xavier Dumoulin

(1) Pour ses 60 ans de vie religieuse au Caire, Sœur Emmanuelle souhaitait un rassemblement large, avec des personnes issues de tous milieux et de toutes religions, d’où cette rencontre entre Danielle Mitterrand, alors femme du président de la République Française, et une femme musulmane, sous l’égide d’une soeur Emmanuelle très en verve.

A lire sur le blog citoyen

« L’Homme libre est celui qui aide l’Autre à le devenir » – Danielle Mitterrand Présidente de la Fondation France-Libertés

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